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Hiatus adolescent
Ayoun Patrick ; Drossart Francis ; Givre Philippe
MJW
23,00 €
Épuisé
EAN :9791090590649
L'adolescence n'est pas une maladie et dans ce sens, ce livre n'est pas un traité sur l'Adolescence. Il se lit plutôt comme un Essai. Car la rencontre entre des analystes aventureux et des adolescents blessés, blessants et perdus nous met en garde devant toutes sortes de généralisations. Ces rencontres évoquent plutôt la houle de la mer ou la vague qui "vient par en dessous" tant la clinique peut être déstabilisante et inattendue. La consultation ou la psychothérapie place le psy (psychiatre, psychanalyste, psychologue clinicien) du côté des travailleurs de la mer, tels que les décrit Victor Hugo, par la façon de se faire malmener. Incontestablement, il y a des qualités et des compétences requises dans la clinique de l'adolescence qui font penser comme à un hommage à Montaigne. Comme lui, nous dirions : "Peignons pas l'être mais le passage". L'hiatus adolescent n'est donc pas une nouvelle catégorie diagnostique mais une proposition de donner un nom à ce que l'on trouve dans la clinique. Trop grave, trop important, obéissant à trop d'influences entre le familial, le sociétal, le pédagogique, l'institutionnel et le pulsionnel pour se réfugier derrière une prétention théorique quelconque, nous l'avons ainsi nommé "Hiatus" pour tenter de dire en une formule, ce que nous espérons juste, entre justice et justesse, de cette relation, de ce temps logique et de ces mouvements du corps et de l'âme. Parlons de la rencontre clinique et non de la théorie, car il n'y a pas de garantie dans ce domaine ni pour ces essais non transformés ni pour ces tentatives encore vaines : deuils de la tendresse et de l'enfance, inventions de la génitalité et de l'âge adulte. La référence à la psychanalyse reste pourtant toujours utile et ces essais sont aussi un hommage à Freud. Nous pensons cette ouverture comme indispensable à la clinique : c'est comme la rencontre improbable de "deux tunnels qu'on perce des deux côtés de la montagne".
Ayoun Laure ; Ayoun Patrick ; Drossart Francis ; B
Résumé : Les traces de l'archaïque seraient comme ces cicatrices que l'on croyait disparues et qui réapparaissent au froid telles des engelures. Ces traces que le psychisme peine à contenir ressurgissent à partir d'une effraction corporelle ancienne, de l'inconscient de celle qui devient mère à la faveur de la transparence psychique, lors du bouleversement pubertaire ou encore à l'imminence de la mort. Les auteurs, psychanalystes et praticiens, nous livrent, sous l'égide de Monique Bydlowski, une réflexion riche et originale sur ces champs croisés de l'archaïque et de la trace que l'on retrouve dans la clinique du périnatal, du pubertaire ou dans celle des fins de vie.
Cette Initiation au judaïsme, au christianisme et à l'islam offre au lecteur une explication de leurs textes fondateurs, et un éclairage sur les pratiques religieuses. L'ouvrage présente aussi la place de la religion dans le monde contemporain. Composé dans un esprit laïc, il accorde une place égale au judaïsme, au christianisme et à l'islam. Les trois auteurs, tous spécialistes, livrent, avec sincérité, un texte clair et accessible ; ils souhaitent ainsi transmettre leur volonté d'intéresser étudiants, enseignants et public curieux à une question souvent méconnue.
Carole ne parvient pas à tomber enceinte de son mari et décide de prendre un amant pour s'acquitter de la tâche. Mais rien ne se passe comme prévu, l'amant s'installe, le mari s'incruste... et le bébé ne montre pas le bout de son nez! Viens! met en scène les tribulations tragi-comiques d'une jeune héroïne au bord de la crise de mère, prise en étau entre un faux mari, un vrai amant, un père encombrant et l'appel vagissant de son futur enfant! Racontée sur le mode burlesque, la névrose familiale se marie ici à l'érotisme le plus brûlant... Ce roman singulier réconcilie deux thèmes habituellement antagonistes dans l'imaginaire collectif: celui du désir d'enfant et du désir tout court. Il soulève des questions auxquelles les femmes contemporaines sont confrontées et propose une nouvelle manière de les aborder. Fable grinçante à l'adresse de toutes celles que l'horloge biologique a déboussolées et de tous ceux qui en ont fait les frais, Viens! est aussi un roman coup-de-poing sur ce sujet encore très tabou qu'est le choix - conscient ou pas - de ne pas être mère... et sur l'énorme pression sociale, familiale et médicale qui pèse sur les femmes qui approchent la dead line des 40 ans! Biographie: Monique Ayoun est romancière et journaliste. Elle a notamment publié: Le radeau du désir (Ed. Belfond), Mon Algérie (Ed. Acropole), des nouvelles érotiques dans l'ouvrage collectif Troubles de Femmes (Ed. Blanche, Pocket) et Histoire de mes seins (illustré par des dessins de Wolinski, Ed. Plon). Elle collabore au Nouvel Observateur, à Psychologies et à la rubrique littéraire de Biba.
La trace est au commencement du processus de subjectivation. Réponse du Réel qui vient marquer l'être parce qu'il y a eu jouissance, elle est constitutive de l'existence même du sujet dont elle détermine la parole à venir et la structure. Prenant appui sur la clinique, cet ouvrage se penche sur la dimension originaire de cette trace présubjective où se noue primordialement le corps et la langue, et pose la question de son devenir. L'effacement de la trace dans un savoir qui ne reviendra pas est l'acte fondateur par lequel naît le sujet pourvu du trait unaire. Il y a cependant des vestiges de son existence et ses effets sont inoubliables. Des résidus de Réel peuvent faire retour, et au bord de la trace effacée, la lettre insiste. Mais la trace interroge encore d'autres destins, celui de l'autiste qui n'en est pas marqué, celui du sujet de la psychose qui ne peut l'effacer. Toute l'importance de la trace tient à ce qu'il ne peut en être retenu que le bord par où la coupure du signifiant s'est effectuée. Indissolublement liée à la perte et au vide, elle ne peut être l'objet d'aucune retrouvaille. Il y a là un incurable qui touche au Réel au fondement de l'éthique analytique.
Dans ce tome 5 sont abordés des sujets fondamentaux envisagés tant sur le plan pratique que sur le plan théorique. Celui-ci se termine par des photos rares, la plupart recueillies lors de rencontres scientifiques. Arthur Tatossian convie le lecteur à réfléchir sur des problèmes de la vie de tous les jours et les contacts avec Autrui, la mémoire et la crainte engendrée par ses troubles, les évènements biographiques et leurs conséquences d'une part chez le sujet exempt de troubles psychiques par exemple en cas de Deuil et, d'autre part, chez le sujet malade, ici l'alcoolique chronique, dont sont évoqués les rapports avec ses proches et avec son ou ses médecins. Les notions de réalité et de temps vécu, l'approche des psychoses et de leur décompensation éventuelle sont présentées de façon simple permettant de comprendre ce qu'est la phénoménologie et ce qu'elle peut apporter au praticien pour aider son patient. Sur un plan plus théorique, une remarquable présentation de la phénoménologie de la schizophrénie confirme l'intérêt du point de vue phénoménologique tant sur le plan théorique que pratique. L'étude de la quotidienneté, en hommage à Guiseppe Campailla, met en évidence que "le problème de la quotidienneté est la référence constante de la pensée phénoménologique" et que le lebenswelt du Husserl tardif révèle le rôle majeur que joue l'intersubjectivité dans la réalité quotidienne. Une étude comparative très intéressante des Pratiques traditionnelles en cas de maladies mentales — en Afrique et à la Réunion — et des méthodes utilisées en psychiatrie en Occident permet à A. Tatossian de revenir sur un thème qui lui est cher, celui de la chronicisation de la maladie mentale, et de montrer que les conceptions sur l'origine du trouble mental dans ces sociétés, la bonne tolérance du malade par celles-ci, le soutien du malade par le groupe auquel il appartient, permettent, dans une large mesure, d'éviter le passage à la chronicité. L'auteur estime que l'utilisation de certaines de ces pratiques traditionnelles, adaptées à nos méthodes, peuvent être très efficaces puisque, comme il l'a toujours préconisé, elles permettent d'utiliser au maximum le potentiel qui reste au malade, et il en reste toujours. Quelques réflexions sur la grève de la faim permettent de distinguer les motivations non pathologiques des motivations discutables, souvent pathologiques. Le vécu du sujet cancéreux adolescent est présenté par Tatossian, à titre d'introduction, aux Journées de l'Association Psychologie et cancer de 1984. Pour terminer l'auteur nous entraîne dans une brillante étude comparative de l'OEdipe dans les oeuvres de Kafka, Musil et Freud qui ne peut qu'inciter à lire ou relire les textes de ces auteurs.
La période entre 1986 et 1990 est particulièrement féconde car elle définit les bases permettant aux psychanalystes d'envisager une collaboration avec d'autres disciplines ainsi que d'autres orientations méthodologiques. Les textes ici regroupés sont le résultat de nombreux colloques et collaborations sur les plans national et international, d'où la reproduction d'articles de presse en portugais, justifiée par les nombreux séjours de Pierre Fédida au Brésil et en particulier à São Paulo. En effet, préparant la création du laboratoire de psychopathologie fondamentale au sein de l'Université Paris 7, inauguré en 1989, P. Fédida a développé une sorte de "filiale" de ce laboratoire à l'université de Campinas. Les textes de présentation, de la postface et de l'éditorial témoignent de l'inauguration d'une fédération de l'activité éditoriale des travaux scientifiques dont l'apothéose a été la création de la Revue Internationale de Psychopathologie, co-dirigée par lui et Daniel Widlöcher. Cette revue a modernisé la psychopathologie de l'époque et est devenue l'organe de publication fruit d'une collaboration intense entre les nombreux membres prestigieux du comité scientifique et du comité éditorial international. Par cette revue passait les travaux de recherche dans le domaine de la psychopathologie et chacun d'eux était discuté et examiné par un comité qui se réunissait avant chaque publication. Cette exigence dans la dynamique entre recherche scientifique et collaboration éditoriale est devenue exemplaire à partir des années 1990 et a été prise comme modèle de norme dans les évaluations du CNU, dont les membres du comité faisaient en général partie. Loin de la dérive bibliométrique que l'on observe aujourd'hui, le but était de fixer des conditions précises pour une activité vivante d'un travail scientifique publié dans une revue de recherche. Les travaux devaient donc être discutés et de préférence par un collègue d'une autre orientation, donc non acquis à ces recherches. Ainsi, dans ses publications, P. Fédida insiste sur les bases métapsychologiques de l'activité de recherche du psychanalyste, laquelle passe d'abord par une réflexion sur le cadre et les conditions de la parole recueillie, traitée dans une psychanalyse. Le point nodal par lequel se passe une telle observation est le transfert et le contre-transfert. Cette observation dans le contre-transfert n'est pas indemne de l'affect comme le souligne le texte de P. Fédida traitant de l'angoisse dans le contre-transfert. De plus, cette observation dans la langue, dont la poésie est l'équivalent littéraire, est ce que dont tout psychanalyste doit prendre conscience s'il veut étendre son champ de collaboration scientifique, notamment comme ici, à la chirurgie esthétique naissante ou encore aux techniques dites "du corps" . Loin d'être un pêle-mêle de textes, chacun d'eux contribue à paramétrer une recherche psychopathologique effectuée à partir du référentiel psychanalytique.