Ce cahier est principalement issu de la table-ronde Écrire l'histoire de l'Afrique autrement ? organisée à l'initiative de " jeunes " chercheurs et chercheuses en histoire africaine du laboratoire " Sociétés en développement dans l'espace et le temps " (SEDET/CNRS) de l'Université Paris 7-Denis Diderot. Les contributions rassemblées s'interrogent sur la construction et le renouvellement possibles du savoir historique sur l'Afrique subsaharienne, spécialement en France. Au moment d'un inévitable renouvellement des générations, un certain nombre de questions réapparaissent dans un contexte idéologique et scientifique différent : celle des rapports entre écriture, enjeu et fonction de l'histoire de l'Afrique ; celle des relations entre historiens du Nord et du Sud ; celle de la circulation et de l'adaptation des savoirs. Dans une première partie, les auteurs reviennent sur la prégnance du moment colonial et sur la nécessité de dépasser un certain nombre de blocages et de résistances. À partir d'exemples variés (la traite et l'esclavage ; les intellectuels africains ; les Colonial Studies) se dégagent des perspectives renouvelées de recherche et d'écriture de l'histoire de l'Afrique. Des itinéraires historiographiques composent la deuxième partie. Ils examinent les rapports entre écriture de l'histoire et construction nationale et posent la question de la fonction sociale et politique des chercheurs à partir d'études de cas portant sur le Burkina Faso, Madagascar, le Gabon, l'Afrique du Sud, ainsi que sur la diaspora africaine en Amérique du Nord. La troisième et dernière partie propose une réflexion plus épistémologique qui, en s'interrogeant sur la circulation et l'acclimatation des savoirs entre les continents et les disciplines, aborde la question de la place de l'histoire africaine en France et de ses rapports avec la production anglophone. Les articles de ce cahier ne présentent pas une vision unique et uniforme d'une " autre " écriture de l'histoire de l'Afrique, mais reflètent des voies multiples - et parfois discordantes - de l'appréhender. Ils montrent ainsi la nécessité du questionnement et la fécondité des réflexions en cours.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.