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Sherlock Holmes & Cie. Détectives de l'inconscient
Avrane Patrick
CAMPAGNE PREM
20,00 €
Épuisé
EAN :9782915789805
Prologue: Ecrire pour être lu, parler pour être entendu. Dans le même moment, deux hommes, deux médecins, Arthur Conan Doyle et Sigmund Freud, inventent de nouvelles pratiques dont l'écho raisonne toujours. Le premier obtient la célébrité en créant un personnage désormais emblématique. Sherlock Holmes, accompagné de son nécessaire Watson, offre à son auteur les lecteurs qu'il espérait pour ses romans historiques. Le second devine que, derrière les paroles de ses patients, s'énonce un discours caché. Chacun à leur façon, ils interrogent l'énigme de l'âme humaine.Une psychanalyse n'est pas une enquête policière. Cependant, l'art du détective, comme celui de l'analyste, repose sur la rencontre, avec tout ce qu'elle comporte d'improviste, de surprise. La rencontre n'a jamais exactement lieu là où on l'attend. Freud et Conan Doyle, parfois à leurs corps défendant, acceptent l'inopiné. Ils en font même le coeur de leur pratique. Sherlock Holmes réussit parce qu'il ne suit pas les préceptes policiers. Il se méfie de l'évidence, comme Freud est soupçonneux à l'égard du discours manifeste. Les deux auteurs abandonnent la médecine pour une pratique spécifique où le désir de l'homme est en question. Ils en deviennent fondateurs.Bien entendu, Freud et Conan Doyle ne sont pas dans le même rapport à leur exercice. Le psychanalyste ne se doit pas, comme l'écrivain, d'être dupe de ce qu'il fait. Toutefois, dans leurs constants allers et retours entre l'écriture et la vie, la recherche de savoir et un goût certain du juste, ces deux hommes sont engagés dans un désir de comprendre qu'ils nous font partager.La figure du psychanalyste, avec son fauteuil et son divan, celle du détective, avec sa loupe et sa casquette, font partie de notre culture. Ils s'y sont inscrits dans la mesure où ils incarnent l'un comme l'autre une part de cette volonté de connaître, de résoudre ou de guérir qui fait l'homme, qu'il le sache ou non.
Pères très présents ou tout à fait ailleurs, idéalisés ou trop copains, impitoyables ou débonnaires, ils entravent l'existence de leurs enfants. Les figures, souvent méconnues, des pères encombrants sont multiples. S'appuyant sur son expérience clinique, et sur la littérature, la peinture, le cinéma, ainsi que sur la biographie de quelques célébrités, Patrick Avrane dessine les portraits vivants de ces hommes encombrés de leur paternité. Mais un père encombrant est aussi celui qui nous permet de comprendre ce que l'on peut attendre d'un père ordinaire.
Le chagrin d'amour naît de multiples causes, mais fait toujours irruption comme une condamnation sans appel, une sorte de mort. Certains, comme Werther, n'y survivent pas. D'autres le traversent, taciturne ou ressassant leur plainte, seul ou entouré. Tous cependant font figure de héros, au sens originel du mot, dans la mesure où ils se confrontent au plus profond des cataclysmes: la perte d'amour. Surmonter ce désastre, c'est faire un pas de plus dans la condition humaine, c'est, tel Orphée, revenir des enfers en laissant l'être aimé derrière soi. C'est aussi, nous dit Patrick Avrane, s'ouvrir à une connaissance de soi. Car, dans l'amour, il y a toujours une part de tromperie. On aime dans l'autre une image idéalisée, miroir de nos désirs - l'amour rend aveugle, dit-on. Dès lors, le chagrin décille. Il peut même nous révéler une vérité essentielle: cette faille en chacun qui fait qu'on n'est jamais tout pour l'autre. Et alors nous initier à une nécessité vitale: la capacité à être seul. Ainsi le chagrin d'amour est-il un des premiers pas vers l'âge adulte, une expérience de rupture: c'est Juliette s'opposant à sa famille pour aimer Roméo, jusqu'à la mort. Nourri aux chagrins amoureux de la littérature (Werther, Tristan et Yseut, Phèdre, ou même Amable, le boulanger de Pagnol) autant qu'à des expériences racontées au psychanalyste, ce livre nous montre aussi que la perte d'un être aimé ne peut être recouverte, le chagrin, lui, se traverse.
On a peu écrit sur l?activité de Freud éditeur. Une exploration des Almanachs de la psychanalyse, treize jolis volumes composant une sorte de "revue des revues" psychanalytique, éclaire de l?intérieur l?activité éditoriale intense de Freud. Entre l?automne 1925 et l?année 1938, sa Maison d?édition viennoise (Verlag) édite ces Almanachs à 10 000 exemplaires, année après année, pendant le temps mouvementé de l?entre deux guerres, jalonné de crises en tous genres ? y compris au sein du mouvement psychanalytique. Catalogue des publications de l?année écoulée, mais surtout reprise d?articles et de bonnes feuilles d?ouvrages issus du champ de la psychanalyse (Freud y publie parfois en édition originale), mais également de domaines proches, ces Almanachs offrent, dans l?après coup d?une lecture actuelle, un panorama exceptionnel des premières inscriptions de la psychanalyse dans le monde. Freud voyait juste, quand il parlait de sa Maison d?édition (Verlag) comme de l?enjeu principal de l?Association internationale de psychanalyse : l?indépendance éditoriale signait l?indépendance de la pensée. Emigrant à Londres en juin 1938, il savait, notamment, que les douze volumes de son oeuvre, désormais traduite en nombreuses langues, et dont les almanachs avaient été un vecteur de diffusion important, était sauvée. Et son oeuvre, il y tenait plus qu?à sa vie.
Freud Sigmund - Rank Otto - Avrane Patrick - Achac
Cette correspondance entre Sigmund Freud et Otto Rank est un témoignage essentiel de la période la plus riche de l'histoire de la psychanalyse. Plus de 220 lettres échangées entre 1907 et 1926 rendent compte du lien entre Freud et Otto Rank, le plus précoce de ses disciples, souvent considéré comme son fils adoptif. Nous y lisons l'évolution de leur relation. Rank, tout d'abord élève d'un maître vénéré, s'affirme, puis prend son indépendance, jusqu'à la rupture avec Freud après la publication du Traumatisme de la naissance. Cet échange nous fait également partager la vie de la psychanalyse, des psychanalystes et des Viennois au cours de ces années pleines de bouleversements. Intrication de la vie personnelle, des amours et de la pratique analytique, désaccords cliniques et théoriques, rivalité et fraternité des disciples de Freud, se déploient sur le fond tourmenté de la société autrichienne : la Grande Guerre, la disparition de l'Empire, la grave dépression économique. Nous y retrouvons Freud, toujours attentif à ses élèves, à ses proches et à la cause psychanalytique : père de la psychanalyse, encore plus avec Otto Rank qu'avec tout autre de ses disciples. Avec ce recueil, le lecteur pénètre au plus intime de l'invention et du développement de la psychanalyse, une affaire d'hommes et de femmes aux destins exceptionnels.
Résumé : Wilfred R. Bion (1897-1979) est un psychanalyste anglais qui a fait évoluer la façon de pratiquer et de penser l'expérience analytique. Pour lui, chaque cure doit favoriser, chez le patient comme chez l'analyste, un processus de croissance psychique. Il a profondément renouvelé l'approche de la dynamique des groupes, la clinique des psychoses, la conception de la genèse du psychisme et il a appuyé son travail sur des notions originales devenues célèbres : processus de liaison, transformations, fonction alpha, rêverie maternelle..., autant d'éléments que François Lévy expose clairement sans les dénaturer. Ainsi nous sont offerts des outils pour repenser la pratique psychanalytique. Cet ouvrage, qui décrit tout autant les aspects classiques que les éléments moins connus des propositions innovantes de Bion, est une excellente présentation de l'oeuvre de ce grand clinicien et théoricien de la psychanalyse.
Si nous tous, êtres humains, sommes le texte du monde, nous devons d'abord apprendre à nous lire nous-mêmes, c'est-à-dire à nous voir comme des poèmes. Jean-Michel Rabaté nous guide dans cette exploration, en développant une théorie originale des rapports entre littérature et psychanalyse tels qu'on peut les penser à la suite de Lacan. Il nous introduit à une poétique du vécu, où le langage se noue au corps, où le rire et l'affect occupent une fonction centrale. La seule pièce de théâtre de James Joyce, un roman énigmatique de Maurice Blanchot, les intuitions de Virginia Woolf, mais aussi les écrits de Gide, Rimbaud, Breton, Eluard, Valéry, T. S. Eliot, Bataille, comme les oeuvres de Nietzche, Heidegger, Aristote et Spinoza font partie des textes que l'auteur nous entraîne à écouter pour saisir la jouissance de l'écriture. Car lire, c'est écouter, apprentis que nous sommes, le soleil dans l'oeil.