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Petite psychanalyse de l'argent
Avrane Patrick
PUF
17,00 €
Épuisé
EAN :9782130621416
La monnaie qui circule à l?occasion d?une analyse éclaire sur ce que nous faisons de l?argent et ce qu?il fait de nous (prologue). Tancrède (chapitre 1) découvre que celui-ci provoque jalousie ou envie, comme dans L?Argent de Zola. Mais c?est la monnaie qui s?échange ; elle est symbolique, sa valeur repose sur la confiance, à la différence du troc. Notre rapport à l?argent exprime ainsi notre rapport aux autres. Les harpagons (chapitre 2) se défient d?autrui, tel Ugolin soumis à l?avarice de son père ou les enfants de L?Avare, pièce écrite à partir de La Marmite de Plaute. Harpagon est une figure de financier, quand l?avare de Plaute idolâtre l?or. Les flambeurs (chapitre 3), Vivien ou Casanova, redoutent le prix de l?argent : ce qui coûte à le gagner. Pour eux, l?argent, pris dans le fantasme d?une satisfaction sans effort, est comme le lait donné par un sein inépuisable. Nous le lisons dans Le Joueur de Dostoïevski et Vingt-quatre heures de la vie d?une femme de Zweig. La petite Elvire craint l?avidité (chapitre 4), sa mère celle des financiers. Avec les "monnaies locales" celle-ci s?en croit préservée, comme s?en protègent le Petit Poucet et le Marchand de Venise. Les prodigues (ch. 5) traitent l?argent à la façon d?un objet transitionnel. Nous les découvrons amants de coeur de la Dame aux camélias et de Manon Lescaut. Etre fortuné, cela s?apprend (chapitre 6), découvrent Aricie et les gagnants du Loto. L?héroïne de L?Ivresse de la métamorphose de Zweig butte sur ce savoir : il s?agit de mépriser l?argent, telle la reine dans le Cycle Médicis de Rubens. L?argent du psychanalyste (chapitre 7) n?est pas celui du Docteur Knock, ni le cadeau anal freudien. Il rémunère un praticien, et permet de comprendre comment la monnaie dans ses multiples formes colore la relation de chacun au monde.
Résumé : L'incertitude de la paternité face à la certitude de l'enfantement par la mère est le roc sur lequel semble fondée la loi symbolique. Mais aujourd'hui, le dogme de la mère absolument certaine et du père toujours incertain a volé en éclats. Le père génétique peut être sûr, quand la mère qui met au monde n'est plus nécessairement celle qui a conçu, ce que Lacan, ni a fortiori Freud, n'avaient pu prévoir. Les psychanalystes n'ont pas à trancher sur les formes que prennent les parentalités, pas plus qu'ils n'ont à garantir la qualité d'une filiation, mais ils ne peuvent ignorer ces renversements fondamentaux. Issu d'un colloque interdisciplinaire réunissant psychanalystes, médecins, historiens, anthropologues et philosophes, ce livre ouvre ces questions trop souvent fermées par des prises de position idéologiques.
Résumé : Qu'il nous fasse sourire ou pleurer, qu'il nous plaise ou nous rebute, le fait divers, avec sa part de mystère, rencontre notre désir conscient ou inconscient, notre histoire immédiate ou immémoriale. Réjouissant ou inquiétant, souvent au coeur de l'actualité, il passionne et, à la fois étrange et familier, il est à la limite du compréhensible et de l'invraisemblable. Par sa singularité, il provoque nos interrogations et est un objet culturel partagé, à la source de nombreux romans. En s'appuyant sur de nombreux exemples, sur des oeuvres littéraires et picturales, et sur son expérience clinique, Patrick Avrane, dans un style alerte, nous éclaire sur la ferveur que suscite le fait divers. Il nous montre comment celui-ci rend compte de notre rapport au monde, à la vie, à la mort, au destin.
Pères très présents ou tout à fait ailleurs, idéalisés ou trop copains, impitoyables ou débonnaires, ils entravent l'existence de leurs enfants. Les figures, souvent méconnues, des pères encombrants sont multiples. S'appuyant sur son expérience clinique, et sur la littérature, la peinture, le cinéma, ainsi que sur la biographie de quelques célébrités, Patrick Avrane dessine les portraits vivants de ces hommes encombrés de leur paternité. Mais un père encombrant est aussi celui qui nous permet de comprendre ce que l'on peut attendre d'un père ordinaire.
Résumé : La maison est une enveloppe. Elle nous protège, et, dans les rêves, elle représente souvent notre corps. Mais, si elle est un refuge, elle garde une part de mystère. Un plancher qui craque, c'est peut-être un fantôme qui passe ; un objet longtemps perdu et retrouvé, c'est tout un passé qui ressurgit. Cependant, la maison se partage. Sauf à vivre en ermite, on n'est jamais seul dans son logis. La maison contient une maisonnée, ne serait-ce que par les souvenirs laissés par ceux qui y ont vécu ; ainsi se crée son âme. Les désirs, affirmés ou silencieux, de ceux qui y habitent se croisent, se rencontrent, s'opposent ; ainsi se fabrique l'inconscient de la maison. Patrick Avrane nous entraîne dans les différents appartements de Freud, au sein des constructions du Corbusier, dans le refuge de Robinson Crusoé, dans les habitations d'Emile Zola ou de Jules Barbey d'Aurevilly. Il nous fait visiter les maisons, tout autant imaginaires que réelles, décrites par Daphné du Maurier ou Georges Simenon. A partir également de son expérience clinique et de son regard sur Vermeer, Edward Hopper ou Magritte, comme sur d'étranges maisons de poupée du crime, par son écriture vive, il nous fait découvrir les secrets de l'âme des maisons comme les ressorts de leur inconscient.
Ce Dictionnaire de psychologie allie les qualités d'un bel ouvrage accessible à tous avec les avantages de l'exhaustivité, ce qui ravira les spécialistes. Les termes de la langue courante (adolescence, leurre, agression, réaction, tempérament...) et du vocabulaire de la psychologie (autisme, psychodrame, test de Rorschach...) y sont définis, tandis que les notions fondamentales sont mises en perspective par un rappel des doctrines qui les ont élaborées. Ainsi, le lecteur pourra se demander s'il est plutôt allocentrique ou égocentrique, après avoir distingué les fantômes de son passé des fantasmes de sa libido. Grâce à un système de renvoi entre les définitions et à la prise en compte de notions qui font intervenir aussi bien la psychologie, la sociologie et la psychanalyse, cet ouvrage très utile offre un panorama complet des sciences humaines. --Paul Klein
Les enseignants et formateurs du XXIe siècle peuvent-ils espérer que la psychologie scientifique les aide dans leur pratique? Cet ouvrage prend le parti d'affirmer que, même si la science ne peut apporter toutes les réponses attendues, elle peut identifier des conditions nécessaires mais non suffisantes! pour « apprendre et faire apprendre »: des conditions liées aux caractéristiques des apprenants en interaction avec celles de leur environnement d'apprentissage. Les psychologues d'aujourd hui n'étudient plus l"« Apprentissage » avec un grand « A », comme s'il s'agissait d'un objet défini et statique. Ils préfèrent en décrypter les mécanismes et les dynamiques spécifiques. Leur objet est donc moins « l'apprentissage » qu" « apprendre », verbe d'action qui permet d'intégrer les facettes cognitives, affectives et sociales en jeu. L'expression « faire apprendre » rappelle par ailleurs que l'action ne se déclenche pas nécessairement d'elle-même. Elle nécessite une implication de l'apprenant lui-même, mais aussi de celui qui lui transmet connaissances et compétences: l'enseignant, le formateur ou tout autre éducateur. Les auteurs ont dès lors choisi de convoquer les sous-disciplines de la psychologie qui, en 2006, peuvent l'éclairer: les neurosciences cognitives, dont fait partie la psychologie cognitive, la psychologie différentielle, qui cherche à comprendre les spécificités individuelles, la psychologie du développement, mais aussi la psychologie sociale et la psychologie de la motivation. En plus d'être collectif, cet ouvrage est donc pluridisciplinaire et fondé sur les travaux de recherche les plus récents, tout particulièrement dans les différents pays francophones.
Hegel Georg Wilhelm Friedrich ; Kervégan Jean-Fran
Cette édition des Principes de la philosophie du droit, fondée sur un établissement critique du texte original, est la plus complète à ce jour: elle propose, dans une traduction nouvelle, ce texte majeur de la philosophie juridique et politique moderne publié en 1820. Sont en outre offertes au lecteur les traductions des annotations manuscrites portées par Hegel sur son exemplaire personnel, des extraits des cours prononcés durant les années où il rédigeait son ouvrage et de son dernier cours fait la veille de sa mort, ainsi que les précieuses « Additions » rédigées par Eduard Gans à partir de cahiers d'étudiants ayant assisté aux cours de Hegel.
La perte d'une personne aimée est toujours éprouvante et trop souvent aboutit à des perturbations émotionnelles durables et profondes, en particulier à de l'angoisse et de la dépression. Ce livre, troisième et dernier de l'oeuvre que John Bowlby a consacré au concept de l'attachement, décrit les réactions des enfants et des adolescents à la perte d'un parent en les comparant aux réactions des adultes à la perte d'un conjoint ou d'un enfant Une attention toute particulière est accordée aux perturbations du deuil aux différents âges et aux événements récents ou anciens qui les favorisent Les différents types de réactions ainsi que les circonstances qui aboutissent à des évolutions favorables ou perturbées s'avèrent être semblables à tous les âges. John Bowlby intègre à la théorie psychanalytique les notions les plus récentes tirées de l'éthologie, de la cybernétique et de la psychologie cognitive. Sa pensée stimulante est parfois controversée, mais elle a le mérite de conduire les cliniciens à une réflexion renouvelée sur les notions de perte, de deuil, de dépression, permettant des approches thérapeutiques nouvelles.