Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Israël-Palestine : les inventeurs de la paix
Avran Isabelle
ATELIER
13,86 €
Épuisé
EAN :9782708235489
Depuis des décennies, le Proche-Orient évoque l'hypothèse de la paix. Sa perspective semble pourtant à nouveau s'éloigner. Pour se bâtir, la paix mérite d'être prise au sérieux, de se fonder sur la reconnaissance des droits de chacun : c'est précisément ce à quoi milite une association bien singulière, composée de Palestiniens et d'Israéliens : le " Centre d'information alternative " que dirige à Jérusalem Michel Warschawski. Passeurs de frontières réelles et symboliques entre les deux peuples, ses membres, hommes et femmes, ont choisi de s'engager ensemble contre la logique et les pratiques coloniales, de mettre en œuvre des solidarités concrètes où s'invente une paix de réconciliation au-delà des traités. Ce livre se veut leur histoire. Autour des dossiers centraux du conflit : la terre, les réfugiés, Jérusalem... il donne à voir et leur laisse la parole. Un pari, un espoir.
Résumé : Une nuit à Paris, un étudiant des Beaux-Arts fait rentrer en cachette trois clochards dans une morgue pour une étrange séance de pose. Ces figurants des grandes villes lui apparaissent comme les modèles idéals pour créer une version contemporaine de la célèbre déploration du Christ peinte par Andrea Mantegna à la fin du XVe siècle. Peu à peu, la voix du jeune peintre, hanté par le souvenir d'une passion amoureuse, se mêle à celle des deux vieilles clochardes qui se tiennent chaud et à celle de l'ivrogne qui joue au Christ marchant sur l'eau pour la plus grande joie des touristes. A travers l'entrelacement de ces paroles qui se croisent et qui se télescopent sans jamais se toucher, Youval Shimoni, dans un flot d'images envoûtantes, compose une fresque sur notre humanité d'une sombre beauté charnelle.
Judith Katzir est née à Haïfa (Israël) en 1963. Elle est l'auteur de deux recueils de nouvelles, de livres pour enfants et d'un roman, La mer est là, ouverte, paru aux Éditions Joëlle Losfeld en 2003 et couronné par le prix Wizo Israël en 2004.
Résumé : 1939. Zeev Feinberg et Yaacov Markovitch quittent leur petit village de Palestine, direction l'Allemagne, où ils ont pour mission d'épouser de jeunes Juives afin de les sauver des griffes des nazis. De retour chez eux, ils leur redonneront leur liberté en divorçant. Mais si Zeev a bien l'intention de retrouver la femme qu'il aime et son enivrant parfum d'orange, Yaacov, lui, ne tient pas à laisser partir Bella, "la plus belle femme qu'il ait vue de sa vie". Cette dernière est pourtant déterminée à se séparer de lui?
Entre 1938 et 1942, Alexandra en URSS et Thomas en Allemagne collaborent avec les régimes de Staline et d'Hitler. Pourtant, ce ne sont ni des monstres ni des pervers. Ce sont même des jeunes gens bien sous tous rapports. A Leningrad, Alexandra dénonce ses parents à la police politique, dans l'espoir de sauver ses petits frères. Mais très vite elle se prend au jeu et devient une employée zélée du régime stalinien. Peu à peu, cependant, elle découvre qu'elle n'est qu'une machine à survivre construite autour d'un désespérant vide intérieur. A Berlin, Thomas, hanté par la crise de 1929 qui a mené son père à la déchéance, ne pense qu'à réussir, comme si de son ascension professionnelle dépendait tout son être. Quand il est licencié de l'entreprise pour laquelle il travaillait, il se met au service des nazis. Mais tout au fond de lui il se laisse lentement effacer du monde des vivants et devient un pur instrument à rédiger des rapports. Encensé par les plus grands romanciers israéliens, tels Amos Oz et Avraham-B Yehoshua, héritier de Dostoïevski et de Vassili Grossman, Nir Baram a créé l'événement avec ce livre exigeant et singulier. Jamais un roman n'avait illustré avec une telle acuité les questions du mensonge, de la trahison et du déni de réalité soulevées par la vie quotidienne sous un régime d'oppression.
En Amérique latine, les années 2000 sont marquées par un boom de l'extraction des matières premières. Les populations riveraines de ces projets extractivistes (forages pétroliers, mines, coupes de bois et cultures intensives...) "paient pour d'autres" : elles ne bénéficient en rien des ressources naturelles extraites ou des grands travaux réalisés, destinés à des entreprises ou des consommateurs situés à des milliers de kilomètres, mais doivent par contre en supporter les conséquences désastreuses. Ce boom extractiviste a provoqué une multiplication des résistances et mobilisations des populations affectées - peuples indiens, petits paysans et habitants des zones rurales - pour défendre leurs espaces de vie. Rassemblant des textes des meilleurs spécialistes de la question ainsi que d'acteurs et d'actrices de ces luttes, cet ouvrage documente les deux versants de ce phénomène central de l'Amérique latine contemporaine : projets de "développement" et résistances, extractivisme et écologie populaire.
Algérie, Soudan, Irak, Chili, Iran, Colombie, Liban, Hong Kong, France... Sous le ciel menaçant du dérèglement climatique, un vent de protestation s'est levé en divers endroits de la planète. Il a soulevé, sans parvenir à le déchirer, le voile de l'illusion du meilleur des mondes régi par le marché et habillé par une démocratie vidée de son sens. Une partie des habitants du globe s'est dressée contre la violence des pouvoirs et l'omnipotence de l'argent. L'aspiration à l'émancipation renaît. Plutôt que d'apparaître comme un ailleurs inaccessible retiré dans le jardin des rêves, l'utopie a retrouvé la vigueur qui avait conduit les insurgées du XIXe siècle à s'en emparer pour se libérer de leurs chaînes. Ce livre plaide pour que chacune d'entre nous se mette à l'écoute des pratiques émancipatrices qui, du Chiapas à Notre-Dame-des-Landes, des collectifs de Gilets jaunes aux places d'Alger et de Santiago, en passant par les associations et les lieux du travail, dessinent, dès aujourd'hui, le visage d'une démocratie réelle et toujours inachevée.
Robert Guédiguian est un des cinéastes majeurs du cinéma français de ces quarante dernières années. Sa participation au jury du festival de Cannes 2018 a confirmé la notoriété internationale de son oeuvre. Pourtant son univers reste encore trop méconnu. Il est pourtant d?une grande richesse, du point de vue des idées, des formes et des émotions qu?il suscite. En allant à la rencontre de l?homme, de ses films et de son engagement, Christophe Kantcheff, qui côtoie le cinéaste depuis très longtemps, propose d?explorer, en texte et en images, cet univers passionnant. Largement illustré de photos de films, de tournage et de collections privées, ce beau livre offre une vision inédite de Robert Guédiguian en tant que cinéaste et en tant qu?artiste engagé dans le débat public. Très peu d?artistes s?expriment avec autant de force en termes politiques. Ce livre présente les fondations biographiques, toujours très influentes, de Robert Guédiguian. Puis, au gré d?un entretien, le réalisateur de Marius et Jeannette aborde son rapport de spectateur au cinéma et de citoyen face à la politique. C?est l?occasion pour lui de préciser un certain nombre de ses positions sur la gauche, le libéralisme, la démocratie, la révolution, l?accueil des réfugiés, la question des identités? Dans une seconde partie, l?ouvrage explore la richesse des thématiques que déploie l?oeuvre de Guédiguian, soulignant la singularité et la grandeur artistique des films réalisés.
Il est un peu plus de 23 heures, ce lundi 10 avril 2017. Olivier Caremelle, directeur de cabinet de Damien Carême, maire de Grande-Synthe, reçoit un coup de téléphone de celui-ci : "Le camp est en feu ! " C'est par cet événement tragique que commence le récit de l'expérience inédite menée à Grande-Synthe de mars 2016 à avril 2017, celle d'un accueil sans précédent face à l'afflux de migrants souhaitant rejoindre l'Angleterre via Calais : un accueil décidé et assumé par un maire et son équipe, contre l'avis du préfet. Chose impensable jusqu'alors, c'est bien un camp humanitaire qui a été ouvert en France en mars 2016, bâti conjointement par la mairie de Grande-Synthe et l'ONG Médecins sans frontières, avec l'appui de très nombreuses associations, pour accueillir en urgence 2 800 personnes et pallier l'inertie de l'Etat. Cette expérience unique en France est racontée pour la première fois par l'un de ses principaux acteurs. Olivier Caremelle revient sur l'ensemble des événements qui ont entouré l'existence du camp humanitaire, de son ouverture jusqu'à sa destruction, et met ainsi en lumière ce qui n'est pas, comme on a coutume de le dire, une crise migratoire, mais bien plutôt une crise de l'accueil.