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Portrait nu
Aventin Christine
WEYRICH
14,00 €
Épuisé
EAN :9782874894718
Christine Aventin est lectrice de Bataille : l'acte sexuel est une expérience de la transgression tout comme l'écriture est une pratique transgressive du langage. Elle est aussi lectrice de Jelinek : Il ne peut y avoir de langue spécifiquement féminine du plaisir et de l'obscénité, parce que l'objet de la pornographie ne peut développer de langue qui lui soit propre. C'est dans cet interstice qu'elle a écrit Portrait nu, un roman qui impose autant qu'il réfute la possibilité de faire un récit à partir d'une expérience pornographique au féminin, c'est-à-dire de donner la parole à l'objet sexuel au moment précis où il en est fait usage. Il en résulte non un texte de plaisir - travaillé en vue d'une pratique confortable de la lecture -, mais un texte de jouissance dont la lecture nous met dans un état de perte. Christine Aventin a connu à quinze ans son quart d'heure de gloire, avec un roman dont le titre lui échappe. Elle en est toujours restée un peu gauche : un écrivain contrarié. Portrait nu a paru pour la première fois en 2005 aux éditions du Cercle. A disparu presque aussitôt dans un dépôt de bilan. Le revoici, comme le furet de la chanson, accompagné de la nouvelle inédite La mort quand elle veut qui en éclaire la genèse.
Résumé : Etre une femme, c'est être frappée de suspicion. C'est subir le regard de la honte. C'est porter sur son visage un sexe barré par la censure, voilé par la religion, surveillé par la famille, contrôlé par la médecine et la loi. L'identité féminine est par définition une identité obscène. Voilà pourquoi Catherine Breillat dit : "Je ne saurai jamais qui je suis." En lui offrant un corps de fiction, le cinéma l'invite à interroger, puis à déjouer, les mécanismes de cette impossible connaissance de soi. Le geste artistique et l'acte sexuel relèvent d'un même langage : la femme accède à la conscience par une traversée initiatique des tabous.
Alexandra a quinze ans. Elle vit avec sa mère, Véronique, qui exerce le plus vieux métier du monde au Funny Girls, sous la férule du beau Gérard. D'un côté, le lycée, les copains, les études et les premières amours. De l'autre, l'univers nocturne de la prostitution. Entre les deux, Alexandra a construit son propre monde de rêves, d'espoirs, de rires. Et c'est le drame: Véronique meurt, assassinée par son souteneur. Douée d'un prodigieuse vitalité, Alexandra rassemble forces et bagages pour s'en aller chercher le seul être qui lui reste: son père, inconnu, mystérieux, qu'elle aime déjà...
Dans un style franc, rafraîchissant et sans concession, l’autrice nous propose un nouveau féminisme, loin du féminisme blanc et bourgeois habituellement mis en avant. Elle part de la figure de Fifi Brindacier, pionnière probable du mouvement par son comportement anarchiste non conventionnel pour une jeune fille. Elle développe à partir de là des réflexions formidables autour des questions de langue, de racisme, de rejets de toutes minorités LGBT+, prônant un féminisme plus inclusif et plus libéré. Très plaisant à lire, tout à fait vivifiant, voici un essai qui bouscule un peu les codes, et c’est tant mieux.
4e de couverture : Joli brin de femme épanouie à la carrière radieuse, la vie d'Emma semble toute tracée. Développer son entreprise de prêt-à-porter, cultiver ses amitiés, aimer paisiblement son mari et son fils. Mais une fois par an, Emma revient à ce jour, il y a vingt ans, lorsque son amour de jeunesse l'a quittée. Quand elle apprend que cet homme est actif sur un site de rencontre pour personnes mariées, la tentation est grande de revisiter ses souvenirs. Quelle trace laisse un premier amour ? Est-il possible d'apprivoiser le passé quand il s'immisce dans le présent ? Peut-on tourner la page sans renoncer à hier?Notes Biographiques : Valérie Cohen est née et vit à Bruxelles. Juriste, elle se consacre désormais à l'écriture et tente d'apporter, avec humour et tendresse, de la lumière sur nos ombres. En nous rappelant que le destin est une construction en perpétuel mouvement.
Résumé : "Dans la tradition des Tombeaux, en quelque sorte, le dernier hommage que l'on peut rendre à ceux dont l'heure ultime nous sépare durablement", J.M.G. Le Clézio. Autant de manières de célébrer la vie à travers la mort, autant de manières de vivre que de mourir. Jean-Luc Outers renoue donc avec la tradition du Tombeau, tour à tour épitaphe, oraison, pure élégie ou déploration. Se fondant sur des écrits et des témoignages, il donne pourtant le sentiment de raconter des histoires proches de la fiction, dont les héros auront marqué sa vie. Parmi eux, on reconnaîtra les écrivains Henri Michaux, Dominique Rolin, Simon Leys, Hugo Claus...
Charly Delwart a toujours eu question à tout. Quand il a découvert, à la lecture d'une statistique, qu'il y avait sur Terre 200 000 loups sauvages pour 400 millions de chiens domestiques, il s'est posé une nouvelle question si deux simples chiffres donnent une idée claire de ce que notre monde devient, est-ce que les statistiques pourraient aussi éclairer sa propre existence ? Dire qui il a été et qui il est aujourd'hui, à cet instant précis de ses 44 ans ? En cherchant à représenter graphiquement sa vie intérieure et sociale, Charly Delwart crée un nouveau genre de biographie : celle qui se raconte en chiffres, en illustrant ses données personnelles d'histoires et de souvenirs. Une databiographie. Qu'est-ce que l'on raconte de sa vie en la quantifiant ? C'est la question que pose ce livre. Et sa réponse est littéraire puisqu'il invente un mode de déchiffrement de soi, qu'il tend comme un miroir : en plongeant dans la databiographie d'un autre, c'est lui-même que le lecteur reconnaîtra.