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Les enfants des hommes - roman dystopique
Auzépy-Chavagnac Véronique
FEUILLAGE
22,00 €
Épuisé
EAN :9782373971385
Voici une dystopie qui questionne notre conception de la vie et de la condition humaines. Quel sort un monde matérialiste et individualiste, assoiffé de progrès, un monde dégagé de la morale naturelle, sans Maître ni Dieu, lui réserve-t-il ? Michel, jeune commissaire de district, exerce ses talents au sein de la société du XXIIe siècle lorsque la découverte de deux iniquités, l'une passée, l'autre présente, viennent bouleverser sa vision de la justice et remettre en question sa confiance envers les institutions. Bousculé dans son confort intellectuel, interrogé à l'intime de ses convictions, sa quête le conduit à découvrir la face cachée du Régime dont il est le gardien. Une résistance culturelle et spirituelle se développe et suscite une lutte de pouvoir dans l'espoir de rendre une âme à la démocratie. Mais les obstacles sont légion, parmi lesquels l'idéologie de la République Individualiste se révèle le plus prégnant. Ce roman nous interroge, quel humanisme voulons nous pour nos enfants ?
Le poil a une histoire... Cet ouvrage, très documenté, la retrace en nous révélant l'infinie diversité des adaptations et des déclinaisons du poil à travers les époques, les civilisations et les continents. Car partout le poil a été ? et n'a cessé d'être ? un marqueur de comportement, un signe politique, un indice social, éthique et religieux, qu'il s'agisse du monde hébraïque, chrétien, islamique ou extrême oriental. Se déploie ainsi au fil des pages le kaléidoscope des traces multiples d'une histoire aussi singulière que méconnue : de Sumer à Babylone ; dans la France de Louis XIV, quand le sexe mâle s'enticha de la perruque ; dans la Chine mandchoue, où tous les sujets chinois devaient porter la natte ; lors de la Première Guerre mondiale avec la glorification des Poilus ; sans oublier la Turquie contemporaine, où les positions politiques ont de fortes incidences sur la forme des moustaches... Les marges de l'histoire ne sont pas omises, avec les eunuques byzantins ou les malheureux atteints d'hypertrichose ? cette maladie qui se manifeste par une pilosité envahissante sur une partie du corps ou sa totalité ? et présentés comme des monstres. Ainsi, du poil biblique au poil freudien en passant par celui des Poilus, chacun trouvera " son poil " dans cette étude riche en surprises et inattendus et, l'esprit aiguisé par la curiosité, il pourra, au fil de sa lecture, s'en tisser d'autres.
C'est Byzance... Ce livre, issu de travaux récents présentés au XXe Congrès International des Etudes Byzantines (Paris, 2001), est un essai motivé par le désir d'élucider la contradiction entre la négation de Byzance dans l'histoire européenne - une Histoire de l'Europe, récemment mise en chantier, a exclu Byzance de son champ - et son importance dans l'imaginaire français et européen. Des historiens ont donc cherché les traces que Byzance a laissées dans la culture et l'histoire de nombreux pays, et le résultat de leur recherche étonne par sa diversité : honnie au XIXe siècle par les Polonais qui l'assimilent à la Russie occupante, Byzance fut en URSS une sorte de baromètre de l'internationalisme ; pour Louis XIV c'est un modèle si prégnant qu'il envisage même la prise de Constantinople, tandis que Louis II de Bavière se contenta d'en imiter dans ses châteaux les formes architecturales. Quant à la mode byzantine en Europe durant le second XIXe siècle, incarnée par le succès international de la Théodora de Sardou, elle touche aussi bien l'architecture que la littérature " fin de siècle ". Redécouvrir les modes d'insertion visuelle et les représentations que véhicule une référence aussi insistante qu'évanescente, c'est apporter un éclairage précieux à un débat politique encore actuel.
Voici l'histoire d'un groupe de penseurs catholiques parvenus à l'âge d'homme à la fin des années vingt et dont l'influence sur son époque n'avait jamais été décrite comme telle. Privée par la condamnation pontificale de l'Action Française d'une doctrine et d'un mouvement qu'elle tenait pour l'expression de sa foi, une Jeune Droite Catholique se rassemble autour de Jean de Fabrègues. Elle mêle les inspirations de Jacques Maritain, Georges Bernanos, Henri Massis, Étienne Gilson, François Mauriac, Gabriel Marcel. Pour les contemporains, Fabrègues et la Jeune Droite Catholique sont, au catholicisme de droite, l'équivalent de Mounier et Esprit à celui de gauche: des "non-conformistes" invitant à une mutation des mentalités. Parmi les mouvements intellectuels des années trente, la Jeune Droite Catholique se caractérise par l'intransigeance avec laquelle elle se dresse aussi bien contre la démocratie parlementaire que contre les régimes totalitaires (communisme, fascisme, nazisme) installés en Europe. Humaniste et non-croyant, Thierry Maulnier se joint à elle après février 1934. La défaite de 1940 donne à Fabrègues un sentiment d'urgence: avec Jean Daujat, Jean et Henri Guitton, Gustave Thibon, François Perroux, il adhère aux principes de la Révolution nationale dans lesquels tous voudraient introduire les semences d'un ordre social chrétien. L'Occupation et l'évolution du régime de Vichy se chargeront de les décevoir, sans pour autant les faire renoncer à leur idéal. Fondé sur des archives inédites, cet ouvrage permet de mieux mesurer la complexité du témoignage chrétien en politique et jette un nouvel éclairage sur l'histoire du vingtième siècle.
Cet ouvrage très documenté s attache à retracer la place du poil dans la perspective d'une histoire qui remonte au VIe millénaire avant Jésus-Christ, nous découvrant la multiplicité de la vocation du poil à travers les époques et les continents. Le poil a servi de signe politique, social, éthique et religieux, que ce soit dans l islam et dans la chrétienté. Ce livre fournit un kaléidoscope des traces de cette histoire: de Sumer à Babylone, dans la France de Louis XIV, quand tout le sexe mâle porta perruque, dans la Chine mandchoue, où tous les sujets chinois devaient porter la natte, lors de la Première Guerre mondiale avec la glorification des Poilus, sans oublier la Turquie contemporaine tiraillée entre Mustapha Kémal et l islam, ce qui a des conséquences sur la forme des moustaches... Mais ce livre touffu explore aussi les marges de l histoire avec les eunuques byzantins ou les malheureux atteints d hypertrichose cette maladie qui se manifeste par une pilosité envahissante sur une partie du corps ou sa totalité et présentés comme des monstres. La linguistique, l anthropologie et la psychanalyse ne sont pas en reste de cette histoire complexe. Le lecteur aura l occasion de découvrir l effrayante plasticité du poil dans la langue, suivra la façon dont l homme perdit ses poils de bête, et comment les freudiens ont soigneusement mis de côté les poils, pourtant exhibés sur le menton du père fondateur.
A Pâques, nous irons à Venise". Nous n'étions jamais partis en vacances. Du haut de mes 14 ans et de mon HLM sans horizons, j'avoue avoir eu du mal à croire ces paroles prononcées par ma mère, en ce début d'année 1979. Venise, ville de naissance de mon grand-père paternel, qui selon les on-dit familiaux, aurait été retrouvé bébé au milieu de la place Saint Marc. Non je n'y croyais pas à ce voyage. Et pourtant ce n'était pas du flan. Nous avons pris le train jusqu'à Venise. La vue qu'offre la ville dès la sortie de gare sera fatale à mon âme de rêveur. Venise comme une évidence, comme un repère de beauté qui me manquait. Venise comme un phare, une bouée pour me sauver d'une noyade annoncée. Je le savais, j'y reviendrai et j'y vivrai, bien décidé à partir sur les traces de ce grand-père. Des escapades lagunaires au fil des quatre dernières saisons, sans oublier d'évoquer l'histoire de l'émigration italienne, ce récit est un hommage à Venise et à l'un de ses enfants, mon grand-père.