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Seule la mer s'en souviendra
Autissier Isabelle
GRASSET
23,45 €
Épuisé
EAN :9782246720911
En 1969, Peter March, bon marin, père de famille, amateur de défis, se lance dans l'aventure: participer à la première course en solitaire, autour du monde et sans escale. Pas seulement pour y inscrire le nom de Sailahead, le trimaran révolutionnaire que cet électronicien fantasque a construit de ses mains. Mais pour revenir en pleine gloire. S'inventer un destin. "Ici, je suis libre, personne pour me contrarier, pour exiger quoi que ce soit. C'est comme si je n'existais plus puisque personne ne se soucie de moi." De déception en accident, seul face à la mer, sans autre repère qu'une conscience de plus en plus chancelante, Peter March fabrique le plus fascinant des mensonges jamais commis sur un voilier: il invente sa position. Le roman d'un tricheur? S'inspirant de son expérience de navigatrice en solitaire autant que d'un célèbre fait divers, Isabelle Autissier raconte avec fascination l'affrontement entre un homme et l'océan. entre la raison et la folie. Biographie de l'auteur Isabelle Autissier a déjà publié Salut au grand Sud (avec Erik Orsenna, 2006) et chez Grasset: Kerguelen (2006) et Versant Océan: l'île du bout du monde (avec Lionel Daudet, 2008).
1880, Ouchouaya, Patagonie. Orpheline farouche, Emily l?Ecossaise a 16 ans. En cette période d?évangélisation du Nouveau Monde, Emily est envoyée en Patagonie en tant que « gouvernante » des enfants du Révérend. Elle qui ne sait rien de la vie découvre à la fois la beauté sauvage de la nature, les saisons de froid intense et de soleil lumineux, toute l?âpre splendeur des peuples de l?eau et des peuples de la forêt. La si jolie jeune fille, encore innocente, découvre aussi l'amour avec Aneki, un autochtone Yamana. Alors, sa vie bascule. Réprouvée, en marge des codes et des lois de la civilisation blanche, Emily fugue, rejoint Aneki et croit vivre une passion de femme libre. Jusqu?au drame.De la colonisation des terres patagonnes à la mort des croyances ancestrales, des affrontements sanglants entre tribus au charme du dépaysement, le roman d'Isabelle Autissier puise à la fois aux sources du réel et de la fiction: qui connaît mieux que la navigatrice les mers du Grand Sud et leurs histoires? Mais il fallait le talent de la romancière pour incarner ces amants de Patagonie.
Agé seulement de 38 ans, le chevalier Yves Joseph Marie de Kerguelen de Trémarec (1734-1797) fut désigné par le roi de France, Louis XV, pour aller découvrir la Terra Australis, la face encore cachée du monde, continent qui, d'après les théories en vogue à l'époque, devait équilibrer la masse des terres émergées de l'hémisphère nord. L'expédition qui part de l'île de France le 16 janvier 1772, est composée de la flûte La Fortune, commandée par Kerguelen, et du Gros Ventre, commandé par Saint-Allouarn. Le 14 février 1772, apparaît au loin « un petit pâté d'un brun violacé sur l'horizon » qu'ils ne peuvent explorer à cause d'une violente tempête. Convaincu qu'il s'agit de « la masse centrale du continent antarctique » dont il fera imprudemment une description idyllique, Kerguelen obtient le commandement d'une mission aux moyens sans précédents. L'expédition tourne mal : à bord, l'accusation d'inconduite, Kerguelen ayant embarqué avec lui sa très jeune maîtresse Louison, le scorbut, les tempêtes de glace, la putréfaction des hommes et des marchandises, mènent le navire au bord de la mutinerie. A terre, ce sont les intrigues et les jalousies qui auront grâce du trop rêveur breton. Ce découvreur sera traduit en conseil de guerre, puis condamné à vingt ans de forteresse. Avec Isabelle Autissier, nous rêvons de ce que fut ce temps où les cartographes inventaient le monde. Exceptionnel, ce récit tresse avec virtuosité, histoire maritime, biographie et romanesque. L'expérience d'Isabelle Autissier, qui a navigué sur les traces de l'explorateur en décembre 1994, confère à Kerguelen une force rare : « La mer est une émotion, mais c'est aussi une connaissance sans laquelle il n'y a pas de navigation possible. Découvrir les lois qui régissent cette nature, c'est aussi apprendre à l'apprécier et y construire sa liberté. »
Résumé : Un couple de trentenaires partis faire le tour du monde. Une île déserte, entre la Patagonie et le cap Horn. Une nature rêvée, sauvage, qui vire au cauchemar. Un homme et une femme amoureux, qui se retrouvent, soudain, seuls. Leurs nouveaux compagnons : des manchots, des otaries, des éléphants de mer et des rats. Comment lutter contre la faim et l'épuisement ? Et si on survit, comment revenir chez les hommes ? Un roman où l'on voyage dans des conditions extrêmes, où l'on frissonne pour ces deux Robinson modernes. Une histoire bouleversante.
En 1969, Peter March, un père de famille, bon marin et amateur de défis, se lance dans l?aventure: participer à sa première course en solitaire, autour du monde et sans escale. Pas seulement pour y inscrire le nom de Sailahead, le trimaran révolutionnaire que cet électronicien fantasque a construit de ses mains. Mais pour la gloire. Pour s?inventer un destin. De déceptions en accidents, seul face à la mer, Peter March fabrique le plus fascinant des mensonges commis sur un voilier: il invente sa position. S?inspirant de son expérience de navigatrice en solitaire autant que d?un célèbre fait divers, Isabelle Autissier raconte l?affrontement fascinant entre un homme et l?océan, entre la raison et la folie. Elle écrit avec sensibilité, sans afféterie, forte de ses expériences mais aussi de ses échecs. Robert Solé, Le Monde des livres.
Résumé : " Une petite fille nous aborde : Qu'est-ce que vous cherchez ? Elle a un regard joueur et curieux, je lui explique. Ici, il y a des années, sous le régime khmer rouge, c'était un hôpital, et j'ai enterré de très nombreux corps dans des fosses. Puis l'eau a englouti ce lieu, et on a bâti des maisons. Elle joue avec un petit bout de bois, un peu gênée : Je sais. On dort sur les morts. La nuit, parfois, on les entend parler. J'insiste un peu : Mais tu as peur ? Elle sourit : Non, on n'a pas peur, on les connaît. " C'est à un voyage hors du commun que nous convient Rithy Panh et Christophe Bataille, huit ans après leur livre L'élimination - un voyage vers l'enfance et vers les rizières où furent tués, par l'idéologie, la faim et la violence, 1, 8 millions de Cambodgiens. Le grand cinéaste cherche les lieux où furent enterrés les siens : le tombeau de son père, dans la glaise ; la fosse où furent englouties sa mère et ses soeurs. Mais aussi le grand banyan où il s'abrita, désespéré, à treize ans, avec ses boeufs - sur cette colline, les khmers rouges n'osaient pas s'aventurer. Rithy Panh et Christophe Bataille roulent à travers le pays, s'arrêtent, parlent avec les bonzes, questionnent les villageoises âgées, grattent la terre et trouvent des ossement, des tissus ensanglantés. L'oubli guette, et la négation. Et Rithy Panh poursuit son chemin, cherchant la paix avec les morts et tissant un rapport unique avec les vivants, qu'il côtoie, victimes, bourreaux, complices, anciens cadres khmers rouges : le travail de connaissance ne cesse pas, à hauteur d'hommes. D'une conversation écrite avec Noam Chomsky à des échanges avec le père Ponchaud, d'un entretien avec Robert Badinter aux lettres enfantines rangées dans une sacoche de cuir, d'une méditation sur l'idéologie aux visites aux femmes-devins, les auteurs nous offrent un grand livre.
Résumé : Après " La pensée post-nazie " et " L'autre pensée 68 " , tous deux publiés au printemps 2018, voici le dernier volume de l'extraordinaire chantier de Michel Onfray : écrire une " contre-histoire " de la philosophie, cheminant le long de la philosophie officielle, majoritaire, face à elle, et envisager une contre-philosophie embrassant tous les domaines, métaphysiques, esthétiques, politiques, phénoménologiques, poétiques, sociaux. Et proposant des oeuvres, des lectures, des philosophes inconnus. Voici donc " La résistance au nihilisme " . " Les promesses de Mai n'ont pas été tenues. La révolution politique n'a pas eu lieu, quelle qu'aient pu être ses formes. En revanche la révolution métaphysique a eu lieu, elle a été libertaire. Le meilleur fut la fin d'un monde tout entier construit sur la hiérarchie qui, étymologiquement, suppose le pouvoir du sacré. Le patriarcat associé au monothéisme chrétien avait fait son temp. Pour autant, la fin des valeurs judéo-chrétiennes n'a pas été suivi par l'avènement de nouvelles valeurs postchrétiennes. Dès lors, l'abolition de la domination du supérieur par l'inférieur a accompagné une transvaluation des valeurs de sorte que l'inférieur s'est mis à dominer le supérieur. Jadis, le patron faisait la loi sur les ouvriers, les enseignants sur leurs élèves, les parents sur leurs enfants. Après Mai ce fut l'inverse. Révolte des esclaves aurait dit Nietzsche : le nihilisme comme symptôme de ce que les déshérités n'ont plus aucune consolation " . Après une longue introduction sur la construction du nihilisme (le " gauchisme culturel " , l'antifascisme et l'antiracisme revisités, le structuralisme, Deleuze, les nouveaux philosophes, Foucault, les libéraux libertaires, la " gauche libertaire " de Bourdieu...), Michel Onfray s'arrête longuement sur trois figures : Vladimir Jankélévitch ; Mikel Dufrenne et " l'affirmation joyeuse " ; enfin Robert Misrahi et " les actes de la joie " . Avant de conclure sur la vie philosophique...
L'idée générale de ce livre est qu'on apprend des choses sans s'ennuyer, j'espère. Sur des écrivains, des oeuvres, des personnages, des notions, sur la littérature, en un mot, et même à côté : que la France doit la laitue et le platane à Rabelais, par exemple ; tous les écrivains n'en ont pas fait autant. Et leurs "morts inhabituelles" ! J'ai essayé de varier les façons de raconter : plutôt que d'exposer ce qu'est A la recherche du temps perdu, j'ai cherché ce que ce roman n'est pas. Un article est progressif afin de montrer comment on entre dans un écrivain ("Green"), un autre sert à dire pourquoi on ne lit pas certains chefs-d'oeuvre ("Les Misérables"). Il y a des pour et des contre ("Céline", "La Princesse de Clèves"), certains articles servent à parler d'autre chose que de l'auteur même ("Bourges"), on y rencontre "un des romans célèbres les plus mal écrits de la littérature française". La grande majorité des auteurs est du XXème siècle ; le plus ancien est Villon, le plus récent, Françoise Sagan.
Soudainement devenus riches, les Kampf donnent un bal pour se lancer dans le monde. Antoinette, quatorze ans, rêve d'y participer mais se heurte à l'interdiction de sa mère. Plus que le récit d'une vengeance, {le Bal }(1930) compte parmi les chefs-d'oeuvre consacrés à l'enfance.