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Les bobos n'existent pas
Authier Jean-Yves ; Collet Anaïs ; Giraud Colin ;
PU LYON
18,00 €
Épuisé
EAN :9782729709341
Omniprésent dans les médias et le champ politique, mais aussi dans le langage ordinaire, le terme "bobo" n'est pas neutre. Son usage et ses variantes ("boboïsation", "boboïsé") tendent à simplifier, et donc aussi à masquer, l'hétérogénéité des populations et la complexité des processus affectant les espaces urbains qu'ils prétendent décrire. En réduisant les " bobos " à des caricatures, on juge des caractères, des intentions et des volontés, en oubliant que les représentations et les pratiques des individus et des groupes sociaux prennent place dans des trajectoires singulières et un monde hiérarchisé. Ainsi, scientifiquement parlant, "les bobos n'existent pas", et les notions de "boboïsation" ou de "boboïsé" ne conviennent pas pour saisir et caractériser la diversité des logiques et des mécanismes, voire, parfois, les contradictions à l'oeuvre dans les phénomènes de "gentrification", marqués par le " retour en ville " des catégories moyennes et supérieures, l'effacement des plus pauvres et le renouvellement des activités et des paysages urbains. C'est ce que montre cet ouvrage, qui propose un regard historique et sociologique sur le mot "bobo" et ses usages, dans les univers médiatiques, politiques et culturels, comme dans les discours des populations impliquées.
Les " classes moyennes " sont aujourd'hui au centre de nombreux débats, tant scientifiques que politico-médiatiques. Espaces et Sociétés apporte sa contribution, en examinant ce que les classes moyennes font des espaces et ce que les espaces font aux classes moyennes. Les articles réunis analysent la place occupée par l'espace dans la vie sociale et dans la construction identitaire des classes moyennes. Les espaces observés sont le logement, le quartier, la ville, la plage, en France, en Suisse, en Afrique du Sud et aux États-Unis. Les " entrées " sont les modes de vie, les choix résidentiels, les choix politiques, les rapports à la " mixité sociale et/ou ethnique ".
Les villes de la recherche urbaine ont longtemps été et sont encore très largement aujourd'hui des "très grandes villes". Mais les réalités du fait urbain ne se limitent pas à elles. Aujourd'hui dans le monde, plus de la moitié de la population urbaine vit dans des agglomérations de moins d'un demi-million d'habitants ? et moins de 10 % seulement dans des "méga-villes" de dix ou plus. En France, près du quart de la population citadine réside dans des unités urbaines moyennes ou petites? Qu'est-ce que l'observation de ces villes dont on ne parle pas apporte à la connaissance du phénomène urbain ? Ce numéro sera aussi l'occasion d'exhumer des travaux plus anciens et de s'intéresser à des villes qui sont peu visibles dans les recherches actuelles en sociologie ou géographie urbaine.
Tout le monde, ou presque, vit avec des voisins, chacun est le voisin d'autres personnes. C'est pourquoi les relations de voisinage constituent un fait social de première importance. Elles sont l'objet de nombreux discours (communs, médiatiques, politiques) et au coeur d'une pluralité d'actions et de dispositifs, privés ou publics, qui visent à les développer, à les renforcer, ou au contraire à les réguler, afin de "bien vivre" ou de "mieux vivre" ensemble. Mais comment voisine-t-on ? Fondé sur une grande enquête menée dans différents contextes résidentiels (quartiers bourgeois, quartiers populaires, petites villes périurbaines, communes rurales...), cet ouvrage répond à cette interrogation en montrant ce que voisiner veut dire aujourd'hui. A travers leurs analyses, les auteurs apportent un regard novateur sur les questions de mixité sociale, de ségrégation, de cohabitation, d'inégalités urbaines et d'intégration sociale.
Invisibles, niées ou condamnées, les amours clandestines durables n'en sont pas moins bien présentes dans la vie sociale. Elles sont le quotidien de nombreux hommes et femmes en couple hétérosexuel ; elles occupent des esprits, des coeurs, des agendas et des hôtels. Ce livre invite à explorer ces " jardins secrets " à partir de l'analyse d'une trentaine de récits de vie et d'un corpus de témoignages recueillis sur Internet, traités sous l'angle de la sociologie du genre et des socialisations. L'auteure montre principalement que l'extra-conjugalité durable se caractérise par la transgression de deux normes fondamentales du couple contemporain : la norme de véracité et l'égalité des sexes. Mais au-delà de la démarche scientifique, elle propose des clefs pour la compréhension de ces liaisons, à la fois fascinantes et repoussantes, et plus largement de l'amour et de la sexualité des couples hétérosexuels. Avec une préface de Philippe Combessie, professeur de sociologie à l'Université Paris Ouest, spécialiste de la déviance, de la répression, du contrôle social et des comportements sexuels.