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La ballade du mauvais garçon
Aurousseau Nan
STOCK
25,80 €
Épuisé
EAN :9782234074835
Extrait Hier ma voisine est venue prendre le café et m'a dit : «Ma soeur a lu Bleu de chauffe. Elle l'a trouvé très bien, elle m'a dit : "C'est Nan, tout simplement, c'est lui, comme s'il était en train de nous parler."» Encore une fois je me suis rebiffé. «Tu sais, ce n'est pas si simple que ça, il y a quand même trente-cinq ans de travail derrière cette simplicité apparente... Il ne s'agit pas de langage parlé, il s'agit de l'écriture d'un roman.» Pour Queneau, l'origine du langage pouvait être le fait d'un type qui avait mal au ventre et qui voulait le dire. C'est pour ça qu'après on a eu les plus grandes difficultés avec les jeux de mots, je suppose; c'était très sérieux à l'origine, très douloureux certainement, une sorte de cri d'alerte. L'écriture, ensuite, c'est autre chose : le commerce, les Phéniciens, le cunéiforme. C'est comme ça qu'on en est arrivé au roman, un mélange d'huile d'olive en jarre et de douleurs intestines. Je voyais comme un ciel d'orage dans les yeux de ma voisine, quelque chose faisait naufrage dans ses pupilles dilatées. J'ai hésité avant de lui asséner l'axiome central de mon théorème : «Un roman, c'est cent pour cent de transpiration et un pour cent d'inspiration. Le souffle, tout est là. De la sueur, du souffle et des larmes, beaucoup de larmes, crois-moi...» Elle a fait demi-tour et elle est repartie en vacillant. Qu'allait-elle dire à sa soeur ? Que j'étais le genre de type avec des problèmes intestinaux et qui écrivait ses livres avec une boîte de Doliprane ? Possible. Malgré qu'on prenne le temps de leur expliquer, les gens comprennent tout de travers à propos de l'écriture. Pour Bleu de chauffe, ça s'était passé sans douleur. Je l'avais écrit en six semaines, mais quand on me demande combien de temps j'ai mis, je réponds «trente-cinq ans». Je venais d'être licencié par ce fameux Dolto et je m'étais mis au chômage afin de pouvoir retrouver mes marques. Cela me prend en général trois ou quatre mois, le temps d'oublier les furieux, le temps de me recentrer. Je venais donc de passer plus d'un an à travailler pour Dolto, à la Cramps, une boîte de sanitaires, et je m'étais remis à l'écriture. Je vivais depuis deux ans dans l'Allier, dans la petite maison de mes parents qui étaient morts tous les deux. J'écrivais un roman. Une jeune femme, en ôtant la vieille moquette de la chambre, trouvait une trappe. Elle l'ouvrait, distinguait dans la pénombre un escalier, l'empruntait courageusement et se retrouvait dans un appartement abandonné à l'étage du dessous.
Nan Aurousseau est né à Paris en 1951 et a passé son enfance dans le XXe arrondissement. Condamné à dix-sept ans pour vols à mains armées et infraction à la législation sur les armes, il passe sept ans en prison où il trouve sa vocation d?écrivain. Après avoir purgé sa peine, il exerce différents métiers et écrit Bleu de chauffe, son premier roman, paru en 2005.
Quelqu'un a sonné à ma porte un matin. J'ai enfilé une chemise à la va-vite pour aller ouvrir. C'était ma voisine du dessous, à poil avec un colt 45 à la main. (...) C'était pas pensable, j'avais connu la taule, mais depuis des années je me tenais à carreau. J'avais changé de vie, passant du braquage à l'écriture. Mon premier roman marchait bien, et voilà que j'allais me retrouver avec cette fille sur les bras, mon ex, les flics, mon avocat et une équipe de voyous, des vrais pieds-nickelés. Une histoire pas croyable. Nan Aurousseau nous entraîne dans un polar insensé, qui en dit plus que de longs discours sur la perte de la mémoire et de l'intimité. Du même auteur : Bleu de chauffe.
Résumé : Après des années de galère, Dan et Jon, deux vieux potes, ont décidé de s'associer. Depuis trois ans, leur camp installé en haute altitude dans les Rocheuses propose aux touristes un lieu exceptionnel et sauvage. Là, trek, randonnée, pêche, safari photos sont au programme. Un client riche et inconscient a décidé, malgré une tempête de neige qui se prépare, de prendre des photos d'un énorme grizzly qui rôde dans le coin. A reculons, Dan part avec lui à la recherche de l'ours. Le client, malgré les injonctions de Dan, s'approche trop près de l'animal et se fait tuer. La tempête se déchaîne et Dan se retrouve avec un cadavre sur les bras. Un mécanisme étrange s'enclenche dans son cerveau : il faut absolument se débarrasser du corps pour avoir la paix. Alors que le scénario qu'il échafaude est parfait, Dan, à la dernière minute, ne résiste pas à voler la montre du mort. Un objet de luxe qui le fascine. A partir de là, les emmerdes vont s'accumuler...
Marcel Tous a rendez-vous au bureau 44, dans la tour d'une société d'assurances multirisques. Il doit y récupérer des clés. Il a bu, beaucoup. Tout va mal avec sa femme depuis qu'il a pris sa retraite. Elle a fui le foyer, la ville, pour se réfugier dans leur résidence secondaire à la montagne. Ivre mort, Marcel Tous se retrouve rapidement dans les sous-sols de l'immeuble. Pourquoi un homme en blouse grise pousse-t-il un chariot sur lequel repose un corps recouvert d'un drap? Pourquoi les couloirs se transforment-ils en un dédale sans fin? Pourquoi deux vieux gardiens l'attendent-ils avec malveillance? De quoi veulent-ils le punir? Quel mal a-t-il fait? Pourquoi lui fait-on endurer le martyre? Quand et comment ce cauchemar s'arrêtera-t-il? Pour Marcel Tous la descente en enfer a commencé, elle n'aura d'issue que lors de la résolution de cette énigme aux mille questions dont aucune ne demeure sans réponse...
Les hommes ont tendance à vivre en jouant avec logique à certains jeux"" dans leurs relations avec autrui. Ils jouent à ces jeux pour toutes sortes de raisons: pour éviter d'affronter la réalité, pour cacher des motifs profonds, pour rationaliser leurs activités, ou pour rester ""en dehors du coup"". Ces jeux - sauf quand ils se révèlent destructeurs - sont à la fois souhaitables et nécessaires. Le docteur Berne présente une analyse fascinante de trente-six jeux qu'il classe sous diverses rubriques: les ""jeux vitaux"" qui transcendent un mode spécifique de réaction dans une situation donnée, et affectent chaque action du joueur; les ""jeux conjugaux"", auxquels deux personnes peuvent recourir afin de supporter une vie de frustration ou d'insatisfaction (un jeu conjugal des plus joués est celui de ""la femme frigide"", où l'un des deux joueurs provoque une discussion menant à la colère, à l'aliénation des sentiments, pour éviter les rapports sexuels); les ""jeux sexuels"", où quelqu'un provoque des réactions sexuelles chez quelqu'un d'autre, puis, agit comme si lui ou elle était la victime innocente; les ""jeux de société"", sociaux par définition, et qui vont du cancan perpétuel au gémissement chronique; les ""jeux des bas-fonds"" tel que ""aux gendarmes et aux voleurs"", pratiqués le plus souvent pour des gains matériels, mais pouvant aussi viser à des avantages psychologiques; les ""jeux du cabinet de consultation"", peuvent être joués par un malade avec un médecin afin d'éviter la guérison. Le docteur Berne, poursuit dans cet ouvrage le développement et l'élaboration d'un concept qu'il a déjà décrit pour le spécialiste, et qu'il emploie dans son nouveau système de psychiatrie individuelle et sociale, où la thérapeutique de groupe tient lieu de méthode fondamentale, et où l'analyse des jeux forme un élément majeur du traitement. Le docteur Berne montre en outre comment ce concept peut aider à prendre une nouvelle conscience de soi, ainsi qu'à mener une existence plus constructive. Ce livre dont le succès est considérable aux Etats-Unis, traite de façon concise, claire et spirituelle un sujet profondément sérieux qui concerne chacun de nous de la façon la plus intime.
Résumé : C'est à un mystère que s'attelle ici François Heisbourg, relatant le parcours de l'étrange baron Franz von Hoiningen. Cet officier allemand qui traverse deux guerres mondiales, s'engage spontanément dans le parti nazi, puis sauve des centaines de Juifs et de résistants ? dont le père de l'auteur?, qui s'évade d'Allemagne avec la Gestapo aux trousses après avoir été "mouillé" dans le complot contre Hitler, finit son odyssée dans les bras de sa femme au Luxembourg et disparaît de tous les écrans radar. Au point que ce récit aurait pu s'appeler "L'homme sans visage", tant il a été difficile de trouver une trace photographique de lui. Qui était-il ? Comment passe-t-on à un moment donné du mal au bien ? Quelle est l'alchimie de cette "banalité du bien" ?
Résumé : Aventures, portraits et rencontres avec : Marisa Berenson - Jean-Pierre Léaud - Carla Bruni-Sarkozy - Les drogués de la suite Overdose - Les fidèles de la Médaille miraculeuse - Benoît XVI - Satan - Kenneth Anger - Pierre Molinier - Jean-Jacques Schuhl - Oscar Wilde - Pierre Drieu La Rochelle - Louis Malle - Naomi Campbell - Islam Karimov - Le Dragon Eye - Edwige - Les rats du Montalembert - Cuki au BB gun - Renée Vivien - Jacques de Bascher - Malcom Lowry - Les amis d'Henri de Régnier - Pierre Le-Tan - Chloë Sevigny - Saint Tropez 78 - Patty Hearst - Francis Ford Coppola - Yves Saint Laurent... De 2013 à aujourd'hui, une quarantaine d'articles de fantaisie dont plusieurs inédits en français. Le press-book d'un monomane en reflet des Rameaux noirs, parus en août 2017.
Résumé : Anvers, 1940. Wilfried Wils, 22 ans, a l'âme d'un poète et l'uniforme d'un policier. Tandis qu'Anvers résonne sous les bottes de l'occupant, il fréquente aussi bien Lode, farouche résistant et frère de la belle Yvette, que Barbiche Teigneuse, collaborateur de la première heure. Incapable de choisir un camp, il traverse la guerre mû par une seule ambition : survivre. Soixante ans plus tard, il devra en payer le prix. Récompensé par le plus prestigieux prix littéraire belge, Trouble interroge la frontière entre le bien et le mal et fait surgir un temps passé qui nous renvoie étrangement à notre présent. Traduit du néerlandais (Belgique) par Françoise Antoine
Résumé : A Vitry-sur-Seine, Sihem, jeune franco-algérienne de 23 ans, fait sa rentrée en première au microlycée, un établissement pour élèves décrocheurs. Elle loge à la résidence autonomie Auguste Blanqui, où elle fait la connaissance d'Emile, dit Zapata, un vieux révolutionnaire de 82 ans. Sihem ne croit pas en une société qui, pense-t-elle, ne lui offre pas d'avenir. Zapata cherche un sens à sa vie qui s'achève. Hélène, la professeure de français de Sihem, et Rose, la directrice de la résidence, sont les témoins complices de l'amitié naissante entre ces deux écorchés. A l'aube et au crépuscule de leur chemin, ils prendront ensemble leur envol. Sur l'autre rive de la Méditerranée, en Algérie, Achir rêve lui aussi de changement et de liberté... Un premier roman lumineux.
Résumé : A Pointe-Noire, dans le quartier Voungou, la vie suit son cours. Autour de la parcelle familiale où il habite avec Maman Pauline et Papa Roger, le jeune collégien Michel a une réputation de rêveur. Mais les tracas du quotidien (argent égaré, retards et distractions, humeur variable des parents, mesquineries des voisins) vont bientôt être emportés par le vent de l'Histoire. En ce mois de mars 1977 qui devrait marquer l'arrivée de la petite saison des pluies, le camarade président Marien Ngouabi est brutalement assassiné à Brazzaville. Et cela ne sera pas sans conséquences pour le jeune Michel, qui fera alors, entre autres, l'apprentissage du mensonge. Partant d'un univers familial, Alain Mabanckou élargit vite le cercle et nous fait entrer dans la grande fresque du colonialisme, de la décolonisation et des impasses du continent africain, dont le Congo est ici la métaphore puissante et douloureuse. Mêlant l'intimisme et la tragédie politique, il explore les nuances de l'âme humaine à travers le regard naïf d'un adolescent qui, d'un coup, apprend la vie et son prix.
Résumé : Et vous, quel geste vous trahit ? Il y a les gestes qui disent l'embarras, d'autres la satisfaction de soi, certains encore le simple plaisir d'exister, là maintenant, sur cette terre. Mais tous nous révèlent, dans nos gloires comme nos petitesses, nos amours comme nos détestations : le selfie, geste roi de nos vies modernes ; le " vapotage ", qui relègue l'art de fumer à un plaisir furtif, presque honteux ; les hommes de pouvoir qui se grattent le dessous de leur chaussette ; cette façon qu'on a parfois de tourner le volant avec la paume de la main bien à plat ; un verre qu'on tient à la main sans le boire...