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Urbi. Chroniques du Grand Mouvement
Auriol Marine
THEATRALES
11,00 €
Épuisé
EAN :9782842602154
Une ville fantasmée et futuriste sous contrôle du Pouvoir. Une menace plane, soigneusement entretenue: les cadrieux, ennemis invisibles,chercheraient à s'infiltrer. Les habitants de cette cité sans nom se méfient de tout et de tous, la solidarité est minimale. La paranoïa généralisée est entretenue par la présence de silhouettes furtives qui quadrillent la ville. Dans l'immeuble FR-72-GS,l'exécution sommaire de deux jeunes gens - terroristes ou résistants? - va mettre les locataires en émoi. Malgré ce que tous ont vu, l'événement n'est pas relaté dans la gazette officielle. Dans une atmosphère de plus en plus pesante, chacun se demande qui joue double jeu, les amitiés deviennent incertaines, jusqu'à la surprise du dénouement final. Le lecteur découvrira avec plaisir ce troisième chapitre des Chroniques du Grand Mouvement, véritable saga théâtrale d'un genre inédit.
Résumé : "On a toujours besoin d'un plus petit que soi", dit la fable de La Fontaine. Mais que se passe-t-il lorsque ce plus petit grandit ? Dans ce premier chapitre de sa saga théâtrale d'anticipation des Chroniques du Grand Mouvement, Marine Auriol met en scène Zig, un enfant orphelin, membre des cadrieux, et More, un jeune soldat travaillant pour le Pouvoir, les deux camps issus du Grand Mouvement. Le premier traîne dans les champs de mines, le second préfère dessiner des bâtons sur son carnet - ces petits bâtons tout droits qui représentent tous ces corps allongés... A force de battre la campagne, Zig finit par se planter sur une mine qui, au moindre mouvement, menace d'exploser. Il est aussi dans la ligne de mire de More, bien décidé à ajouter un nouveau bâton à son carnet. Dans ce théâtre de l'attente, des liens se nouent au fil des jours, puis des années, entre le petit et le grand. Mais la guerre n'est pas toujours là où on l'attend et se loge parfois si profondément dans le coeur des hommes qu'il leur est alors difficile de rendre les armes. Une pièce intimiste pour un duo d'acteurs (et quatre rôles plus secondaires), où les notions d'humanité et d'identité sont soumises à l'épreuve du feu et où l'inanité des conflits menés au nom d'un idéal oublié est flagrante.
More, jeune soldat, tient en joue Zig, enfant frondeur, membre des cadrieux, en lutte contre le Pouvoir. l'enfant est immobile, debout sur une gourde qui menace d'exploser. Les jours passent, puis les ramées. Zig et More vieillissent et s'apprivoisent, l'un figé sur sa bombe, l'autre agrippé à son fusil. Lequel des deux cédera? Quelle cause l'emportera ? Dans L'Angare, la guerre entre cadrieux et Pouvoir a gorgé la terre de sang. L'empereur Miron charge l'angare, messager à la neutralité légendaire, d'une proposition de paix. Bouba, patriarche des cadrieux, veut saisir cette main tendue. Mais Aurèle, éminence grise du Pouvoir, et Demi, chef cadrieux, n'ont pas la même volonté. La vengeance des uns et les morts des autres empêcheront-ils d'autres catastrophes ? Avec ces deux premiers chapitres des Chroniques du Grand Mouvement, la jeune Marine Auriol propose un théâtre étonnant, plein de suspense une véritable saga qui entraîne le lecteur dans un univers mystérieux et passionnant...
Deux monologues, deux univers interlopes signés au féminin; Marine Auriol compose un monologue sur le monde du jeu et de la mafia; Cécile Cozzolino crée le personnage d'une tueuse qui chasse les hommes. On entend ici le subversif, le névrotique, le borderline. Mais aussi le décalé, le transgressif, le marginal. Le Kid est un joueur de poker. Mais de cette passion dévorante, il en fera peu à peu sa vie, son métier, autant abrité qu'exposé par son mentor mafieux. Faire ce choix, se laisser aller au flux des blinds et des tours d'enchère, c'est accepter de n'en sortir jamais. Ou alors les "pieds devant". Renée Panthère pourrait être une tigresse, dans son approche féline de la victime. Mais c'est une panthère, la sensualité en plus. Dans ce western de l'Est de la France, cette prédatrice aime choisir ses futurs cadavres: mâles, sûrs d'eux, bref des dominateurs qu'elle calme à coups de colt, de carabine, de chevrotine selon l'humeur du moment. Forcément massacrante.
Auriol Marine ; Borrini Yves ; Cagnard Jean ; Lebe
Voici cinq nouvelles courtes pièces à lire et à jouer, pour et par les jeunes lecteurs et comédiens, cinq nouvelles occasions de découvrir, rêver et vivre un théâtre d'aujourd'hui. L'Ogre d'Aloïs de Marine Auriol: une fable sur le temps qui passe et la mémoire qui fuit en racontant des histoires. Tout droit la sortie d'Yves Borrini: ces courtes pastilles théâtrales dédiées à l'école permettent de plonger dans la relation entre parents et enfants. L'Endroit jamais de Jean Cagnard: une petite touche poétique pour parler de trois fois rien, mais finalement d'une grande chose: la vie! se que je ne feut pas vair: laferselle de Suzanne Lebeau: un Conte d'enfant réel où le "petit caractère" s'affirme très tôt. Blondie de Karin Serres: à la campagne, chez son oncle inventeur, Pierre s'ennuie. Minette le nourrit sans arrêt. mais où est Blondie, sa s?ur de lait?
Qui n'a jamais entendu le nom d'Antigone ? Celle qui se dresse contre l'injustice demeure plus que jamais une source d'inspiration et un modèle. Suzanne Lebeau s'est emparée de ce mythe pour le raconter à hauteur d'adolescente. Depuis la méprise fatale d'OEdipe, tuant son père et épousant sa mère, jusqu'à la révolte d'Antigone, refusant de laisser son frère sans tombeau et enfreignant l'interdit de son oncle Créon, elle redonne vie à cette histoire terrible et fascinante. Mêlant le récit du choeur aux voix de Créon et d'Antigone, la pièce dévoile toute la complexité des liens du sang et interroge : que doit-on suivre, la loi ou notre conscience ? Qu'est-ce que gagner veut dire ?
Maxime a hérité de son père, le Renard du Nord, l'habitude de cavaler sous les étoiles, harcelé par sa mère, tandis que se rejouent les intrigues de famille entre mari, femme et amant. La pièce interroge le statut de la parole; une parole triomphante qui séduit et qui tue. À tous ceux qui! scandent successivement, comme des toasts collectifs, les trois générations d'une même famille réunies en ce dimanche d'été. Ils ont tourné le dos au gouffre et guettent la vie qui vient. Une forme d'oratorio macabre. Dans La Comédie de Saint-Étienne, dix figures questionnent le corps de l'acteur. Au bout d'un chassé-croisé agité, elles assistent désemparées à la prise de pouvoir de ceux que l'on peut nommer « les personnages ». Question de théâtre Des humains piégés dans leurs tics de langage, des marionnettes en morceaux, un humour glacé. Trois pièces vives à l'écriture ciselée. Un des auteurs les plus novateurs de ce siècle. À lire, à jouer, à rire!
Karl Valentin est un grand enfant faussement naïf qui jette un regard féroce sur le monde des adultes. Chez ce malicieux, la vie quotidienne devient une bataille avec les mots et les choses, que l'on cherche ses lunettes, achète un médicament au nom imprononçable ou fasse cuire un rôti. Ce volume propose un choix de sketches courts du grand comique munichois : un grand éclat de rire sur les petites sottises de l'existence, un vrai plaisir de jeu.
Grosse patate est le surnom qu?on lui donne à l?école parce qu?elle mange tout le temps surtout quand elle s?ennuie. Elle, elle sait qu?elle est ronde et douce. Dans sa classe il y a Rosemarie la timide, sa meilleure amie, Rémi son souffre-douleur trouillard comme une fille, Hubert qui est très beau et très bête et dont tout le monde est amoureux. La maîtresse se fâche quand elle s?aperçoit qu?on maltraite Rémi, elle se fâche aussi lorsque Rémi, qui ne se laisse plus faire, devient général d?une armée secrète pas si secrète que ça. Grosse patate essaie de comprendre le monde à travers des exercices de maths où il ne faut pas multiplier les tomates et les bananes et en regardant Rémi qui a une ombre de petite fille. Dans ses rêves elle rencontre l?Homme en noir qui l?aide aussi à mieux comprendre. Grosse patate raconte tout cela dans son journal, la tristesse, le bonheur, les interrogations, les adultes qui répondent toujours n?importe quoi. Elle préfère être Arakis le chat qui parcourt le monde que Narcisse qui reste collé à son miroir. Elle sait qu?elle va devenir grande. Ce texte, le premier de Dominique Richard, est drôle, cruel comme l?enfance et traite, sans avoir l?air de rien, de sujets graves comme l?amitié, l?amour, le deuil, la différence, dans une langue vive et inventive.