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Les territoires de l'autochtonie. Penser la transformation des rapports sociaux au prisme du "local"
Aunis Emilie ; Benet Rivière Joachim ; Mège Arnaud
PU RENNES
19,00 €
Épuisé
EAN :9782753548886
Etre du coin", "venir d'ici", "être du cru", "être un enfant du pays", autant d'expressions qui traduisent le poids de l'appartenance locale pour les individus et les collectifs. La valorisation du "local" est aujourd'hui un argument qui tend à devenir de plus en plus récurrent et prégnant dans les discours, qu'ils soient politiques, commerciaux ou ordinaires. Face à la production de ces discours, de jeunes chercheurs en sciences sociales ont souhaité proposer un éclairage scientifique à partir d'enquêtes empiriques variées : du rural à l'urbain, des militants pour la décroissance aux bûcherons en passant par les agriculteurs biologiques ou encore les danseurs de hip-hop. La multiplicité des terrains sur lesquels reposent les sept analyses proposées témoigne d'ailleurs de la diversité des lieux et des contextes où l'usage de la catégorie "local" est susceptible d'être mobilisé. Unis par une volonté commune de comprendre les ressorts de ce recours au local, l'ensemble des contributeurs de cet ouvrage cherche à interroger le concept de capital d'autochtonie - défini comme "l'ensemble des ressources que procure l'appartenance à des réseaux de relations localisées" - afin de saisir le sens que peuvent revêtir aujourd'hui les arguments de celles et ceux qui font de leur ancrage local une ressource sociale à valoriser. Ils invitent en ce sens à repenser la construction et la transformation. des rapports sociaux dans le temps à partir des réseaux sociaux locaux. Cet ouvrage, à travers le regard interdisciplinaire qu'il porte-alliant sociologie, sciences politiques et géographie sociale -, se veut un prolongement aux études et réflexions menées sur l'usage aujourd'hui renouvelé du concept de capital d'autochtonie et plus largement, une contribution à la compréhension des logiques sociales attenantes aux discours et postures de valorisation du local.
Anis Jacques ; Arabyan Marc ; Chiss Jean-Louis ; P
Reprise fac-similé de l'édition De Boeck Université, Bruxelles, 1988. "Les développements actuels de la révolution numérique remettent au premier plan la communication écrite, déclarée trop vite obsolète par MacLuhan et ses disciples. Ils contribuent à dynamiser la linguistique de l'écrit, qui s'attache de plus en plus à dégager les aspects spécifiques de ce mode d'existence de la langue. "Après un examen très complet des problématiques de l'écriture développées en anthropologie, ethnologie et philosophie, en linguistique et en pédagogie, une approche originale, basée sur l'autonomie de la langue écrite, est proposée. Elle comporte deux volets : la premier est consacré à une graphématique autonome, analyse formelle du système graphique (graphèmes alphabétiques, ponctuoty-pographiques et logogrammatiques) menée selon les méthodes structurales et intégrant aussi des éléments de pragmatique, le second présente une grille d'approche des espaces graphiques suivies d'études de cas portant sur le journal, le poème et le vidéotex, illustrant comment l'espace graphique est partie intégrante du fonctionnement des textes. "L'ouvrage, qui comporte des références bibliographiques nombreuses, des analyses de documents concrets et des suggestions pédagogiques, peut intéresser les étudiants de lettres et de sciences humaines, les enseignants de langue et de littérature de tous niveaux, les étudiants et les professionnels des arts graphiques." (Quatrième de couverture de l'édition originale)
Assis au bord des champs, A l'affut des bruits, La nature jamais ne fuit, A l'approche des gens. Fermant les yeux, Les gri-gri des grillons me parviennent, Le vent porte fiévreux, Le bruissement des arbres sur le chemin. Les yeux ouverts, Quel spectacle
Le chemin de la vie n'est pas toujours celui que nous croyons. en restant aussi à sa place, nous pouvons tracer un chemin en se plongeant dans le temps. Le passé et le futur, deux constances qui prolongent notre être dans un cheminement. La rencontre avec l'autre est un chemin quotidien. Trouver qui il est. Savoir ce qu'il désire. Et évidemment, le voyage est un chemin que nous traçons avec nos pieds. Mais le véritable chemin est celui de la vie parmi lequel s'insinuent d'autres chemins. Ce recueil de poèmes entraîne le lecteur sur de nombreux sentiers. Chaussez vos chaussures et soyez prêts à traverser l'espace, le temps et à vous laisser glisser dans le coeur de l'être humain. Bonne route !
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.
L'histoire des poches de l'Atlantique reste largement méconnue, fragmentée en de multiples récits locaux décrivant largement les combats et les combattants ou les souffrances des civils, sans analyser les enjeux politiques et militaires, sans présenter l'avant et l'après. Cet ouvrage ne prétend pas à l'exhaustivité, mais revient sur des thématiques méconnues ou des réalités souvent complexes. L'ouvrage s'organise en cinq parties : une première revient sur la constitution et l'histoire de ces fronts en distinguant deux réalités très différentes, les poches bretonnes et celles du sud-ouest.Une seconde partie s'intéresse aux enjeux de ces ports forteresses pour les belligérants, les Allemands et les Français. Les assiégés et les assiégeants sont au coeur de la troisième partie, en posant le regard sur les exemples concrets de Lorient et de Saint-Nazaire, mais également sur les combattants, les FFI, les forces françaises et les troupes de l'Est. La quatrième et la cinquième partie renouvellent l'histoire des poches en abordant des sujets originaux, la Libération et sa planification, l'épuration, la restauration de l'Etat, la reconstruction, en particulier par l'exemple de Saint-Nazaire, puis la mémoire et les commémorations.Cet ouvrage apporte une vision différente et originale de l'histoire singulière de ces poches de l'Atlantique.
Une histoire du peuple de Bretagne, de la Préhistoire à nos jours. Les histoires de Bretagne ne manquent pas... Mais celle-ci adopte un point de vue inédit : celui des paysans, des ouvriers, des marins, celui des hommes et des femmes sans histoire, sans papiers. Elle porte attention aux plus humbles, pas seulement aux puissants ; s'intéresse à la vie concrète et aux rêves qui s'y enracinent, pas seulement aux couronnements et aux batailles ; risque d'autres chronologies ; ruine quelques évidences... La crise économique de l'âge du fer, l'arrivée des Bretons en Armorique, la condition paysanne pendant la féodalité, la révolte des Bonnets rouges, la traite négrière, la Révolution et la Chouannerie, le développement du chemin de fer, l'émigration bretonne, la Grande Guerre, la Résistance, la crise du modèle agricole breton, Notre-Dame-des-Landes... Autant de moments de notre histoire examinés d'un oeil neuf. Emergent ainsi de nouvelles figures, émouvantes ou pittoresques, jusque-là noyées dans l'anonymat des siècles. Et de nouveaux sujets : manger à sa faim, lutter pour sa dignité, découvrir de nouveaux horizons, accéder au savoir, devenir citoyen... Pas de jargon, un rythme de lecture facile : cette histoire a été rédigée avec le souci de s'adresser au plus grand nombre tout en obéissant à la rigueur du métier d'historien. Ce livre a été rédigé par trois historiens et un journaliste : Alain Croix, Thierry Guidet, Gwenaël Guillaume et Didier Guyvarc'h. Ils sont les auteurs de nombreux autres ouvrages dont, chez le même éditeur, l'Histoire populaire de Nantes.
Hourmant François ; Lalancette Mireille ; Leroux P
Au Canada, les selfies du premier ministre Justin Trudeau sont devenus un marqueur de son identité politique et une ressource stratégique. En France, Nicolas Sarkozy, et plus récemment Emmanuel Macron, ont multiplié les couvertures de Paris Match, accédant avant même d'être élus au statut de célébrités politiques, n'hésitant pas à jouer sur les ressorts de la peopolisation pour asseoir leur visibilité et leur légitimité. Entre scandalisation et médiatisation promotionnelle, une nouvelle économie politique de la célébrité s'est imposée aux leaders politiques, désormais soumis à ces "tyrannies de l'intimité" dont parlait déjà Richard Senett à la fin des années 1970, comme au panoptisme des réseaux sociaux. En croisant les analyses et les regards transatlantiques, en confrontant les trajectoires - celles de Louise Michel et de Rachida Dati, de Marine Le Pen et de sa nièce Marion Maréchal Le Pen, d'Emmanuel Macron et de Justin Trudeau - il s'agit alors de tenter comprendre ce que la culture de la célébrité fait à la politique. Dévoiement de la politique pour les uns, appauvrissement du débat, disqualification du discours au profit des logiques émotionnelles, danger de démagogie par l'hypertrophie des affects, propension à l'exhibitionnisme des prétendants et au voyeurisme des électeurs, l'irruption de la "topique de la célébrité" peut aussi être considérée comme un outil de revitalisation de la politique à l'heure du désenchantement démocratique et de la crise de la représentation.