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Matière d'images, redux
Aumont Jacques
DIFFERENCE
25,36 €
Épuisé
EAN :9782729118112
Ce livre est la trace d'une préoccupation obsessionnelle pour l'image, et spécialement, l'image de film. La thèse en est simple : le cinéma est un art visuel - et pas seulement un art du récit. Cet art visuel fait sa place à un " héritage " de la peinture : il en reprend des schèmes de mise en scène comme l'Annonciation, ou le tropisme pour certains jeux de miroir. Mais il a aussi inventé des manières nouvelles de produire et de présenter des images. Des réalités élémentaires comme le cadrage, la projection, des procédures plus particulières comme la surimpression, ou plus fondamentalement le jeu de la lumière et de l'ombre, sont ici relus de manière systématique et rapportés à l'obsession centrale : il s'agit toujours d'un travail sur l'image, au nom d'une croyance que celle-ci est un des grands moyens de pensée dont nous disposons, à l'égal du langage. Matière d'images ? non pas au sens de leur apparence physique, mais comme une façon de les appréhender, en faisant toute sa place à leur corps. Et Redux, parce que cet ouvrage, paru en 2005, était devenu introuvable. La présente réédition en a été revue dans ses détails, et très largement augmentée.
De la peinture est née la photographie (qui a libéré la peinture de son obligation de réalisme), les deux pratiques ayant en commun la notion de cadre, et donc de composition par rapport au cadre. De la photographie est né le cinéma. Il s'agit toujours de rendre un monde à trois dimensions dans un espace à deux dimensions, mais, déjà, les choses se compliquent. Jusqu'à quel point le cinéma est-il de la peinture en mouvement ? Ces quelques questions, à l'usage des dissertations de terminale, pourraient servir de prolégomènes à ce livre autrement ambitieux. Si cinéma et peinture entretiennent malgré tout des rapports, la caméra n'est pas un pinceau ni le film un tableau. En théoricien, Jacques Aumont nous entraîne de Claude Gelée dit Le Lorrain à Godard et de Lumière au musée d'art contemporain.
Résumé : Le pari de ce livre est que, non seulement les cinéastes ont en général une réelle conscience de leur art et de leur métier, mais que beaucoup d'entre eux ont donné à cette réflexion la forme d'une véritable théorie. On s'aperçoit à la lecture de cet ouvrage que les théories des cinéastes sont souvent très rigoureuses, toujours imaginatives, et que les entreprises théoriques des années vingt à nos jours, proposées par des cinéastes de tout genre, donnent une ouverture extrêmement suggestive sur les principales questions liées au cinéma. Questions de société, d'idéologie et de politique ; questions d'art et d'esthétique ; questions de réalisme et de théorie de la représentation ; questions de langage et de sémiotique ; questions anthropologiques et historiques ; questions de poétique et de réalisation : il n'est guère de domaine de l'activité intellectuelle qui ait échappé à cette grande construction souterraine, que ce livre décrit sous le nom de "théorie des cinéastes". La théorie du cinéma, lorsqu'elle est faite par ses praticiens, est infiniment vivante et utile.
Résumé : "Metteur en scène", "cinéaste", "réalisateur" : trois désignations à peu près interchangeables dans la langue courante, mais qui s'enracinent dans trois conceptions très différentes de la création cinématographique. La notion de "mise en scène" vient du théâtre, et perdure dans une option toujours présente de soumission de l'art du film au récit et au drame ; à l'opposé, les cinéastes n'ont cessé de chercher à inventer une approche proprement cinématographique de la scène et du scénique au point que la "mise en scène" a pu être brandie comme l'étendard d'un cinéma qui se vouait à "recréer le monde à partir de ce qu'il est" (M Mourlet). Enfin, la mise en scène est aussi une technique, dont on met ici en évidence le lien fondamental avec la fiction. Ce livre de référence, où la réflexion s'appuie constamment sur des exemples voulus les plus variés possible, propose une véritable grille de lecture de la création cinématographique, de ses visées et des choix qui s'offrent à elle pour relever les défis du "montrer à l'écran".
L'esthétique est le plus souvent, aujourd'hui, confondue avec l'histoire de l'esthétique, ou avec l'histoire des idées esthétiques.Cet ouvrage vise très simplement à définir, pour elles-mêmes, les grandes notions inventées par cette révolution philosophique qui a accompagné la naissance du projet moderne, en évaluant du même coup leur portée et leur pertinence actuelles.Corrélativement, on s'efforce ici d'échapper à la présentation traditionnelle des questions esthétiques, qui, même voulues contemporaines, ne prennent leurs exemples que dans les arts traditionnels déjà embaumés par le musée. Ce livre s'est soucié prioritairement de rappeler que l'art, au XXème siècle, a connu des sensations neuves, au premier chef celle du mouvement dans les images, mais aussi que la frontière des arts n'a cessé de se déplacer (et de s'agrandir). On n'y a donc conservé, des concepts et des systèmes philosophiques consacrés par l'histoire, que cette part qui, parce qu'elle a réellement consisté en une invention philosophique, se conserve à l'instar des oeuvres à l'instar des oeuvres d'art et pour la même raison fondamentale.
Abdellatif Laâbi est un écrivain imprévisible. On dirait que sa devise est de ne pas être là où le lecteur l'attend. Le présent ouvrage en est la parfaite illustration. S'agit-il d'un livre de mémoires, d'un journal intime, d'une relation de voyages, d'un récit avec un dosage ingénieux d'autobiographie et de fiction de soi? A moins qu'il ne s'apparente au genre des confessions, dans le sillage de saint Augustin et de Rousseau? Voilà autant de vraies-fausses pistes où Laâbi, le sourire en coin, engage le lecteur. Son souci? Faire en sorte que ce dernier mette ses pas dans les siens, devienne témoin et partie prenante de la nouvelle aventure littéraire et humaine qu'il lui propose. Imprévu, de l'aveu de l'auteur, ce livre interroge avec un humour parfois ravageur nos modes de perception, de lecture, et nos questionnements. Traversée fulgurante des saisons de la vie, quête spirituelle, témoignage à vif, il nous replonge (chose cette fois prévisible venant de Laâbi) dans les convulsions de notre époque et ses combats salutaires.
Un jeune homme a commis un attentat au gaz : 184 morts, 30 blessés, parmi lesquels 70 écoliers, 20 enfants en bas âge dont le plus jeune n'avait pas trois mois. La mère de ce jeune homme est seule en scène. Elle raconte sa grossesse, la petite enfance de son fils, l'adolescence. Qu'a-t-elle fait de mal ? Pourquoi son fils s'est-il laissé embrigader dans cette spirale djihadiste ? Il n'était pas pire qu'un autre. Elle était une mère aimante. Qu'est-ce qui s'est passé ? Pourquoi lui ? Pourquoi elle ? L'attentat monstrueux qu'il a commis rend même sa douleur irrecevable. Écrivain engagé, Tom Lanoye prend la plume dans les journaux de son pays, milite pour les droits des homosexuels, s'insurge contre les Flamands qui veulent diviser la Belgique et reste abasourdi devant le fait que plus de 3.000 jeunes gens de nationalité belge aient basculé dans l'intégrisme militant et soient partis en Syrie. (Le pourcentage le plus élevé en Europe) Commandée pour commémorer la toute première attaque au gaz de combat menée par les Allemands en 1915 à Tielt, ville de Flandre occidentale, cette pièce a été jouée au Théâtre Malpertuis de Tielt en avril 2015, un siècle plus tard.
Un homme sans nom, à la recherche de sa mémoire, un enfant, une femme, une ourse et Ney. Cinq personnages, peut-être quatre, peut-être un seul en train de rêver, se frôlent en quête de réponses à des questions informulées dans ce récit atemporel, rythmé en courts chapitres. L'espace et les époques se mêlent entre les sommets des montagnes et l'océan. Le mystère reste entier. Au lecteur d'en démêler les fils. L'auteur de Café Europa réécrit ici de fond en comble un récit qu'il avait publié jeune sous pseudonyme. Les obsessions présentes dans Café Europa et Le Livre canoë réapparaissent dans des paysages glacés. Tout est signe. Les empreintes sur la neige ou sur le sable, comme le nombre des vagues, comme les gestes des hommes, comme l'écriture qui griffe la page blanche. Mais si tout est signe, comment les interpréter, comment les déchiffrer? Dans ce très beau livre, énigmatique et dense, Serge Delaive montre une nouvelle fois son grand talent d'écrivain.