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Le diable ermite. Lettres à Jean Chalon, 1968-1971
Augiéras François
DIFFERENCE
18,25 €
Épuisé
EAN :9782729114022
Les lettres de François Augiéras à Jean Chalon, qui s'échelonnent de février 1968 à la veille de sa mort (la dernière lettre datée est du 21 novembre 1971 ; il meurt le 13 décembre), jettent un éclairage pathétique sur la fin de sa vie. Le vagabond, l'homme libre, le rebelle est sans un sou, prisonnier des hospices pour indigents, entre Domme et Périgueux. À Jean Chalon avec lequel il noue une amitié épistolaire qui s'intensifie au fil de la correspondance, il confie de temps à autre sa détresse matérielle et morale. En dépit de sa situation terrifiante que Jean Chalon tente d'adoucir par l'envoi d'argent et de vêtements, ses lettres sont d'un bout à l'autre tournées vers la littérature. Il croit à son ?uvre par-dessus tout et charge son correspondant - qu'il n'a jamais rencontré - de la faire connaître, de la défendre quand il ne sera plus là. On sort bouleversé de la lecture de ces lettres.
Publié pour la première fois en 1968, indisponible en librairie depuis longtemps, Une adolescence au temps du Maréchal est le livre essentiel pour comprendre le parcours d'Augiéras. Il débute avec l'entrée de son auteur en onzième, au Collège Stanislas, à Paris, et s'achève sur son engagement, en 1958, dans une compagnie méhariste dans le sud algérien. Le Paris qu'Augiéras découvre enfant est une ville sinistre qu'il prend en aversion, et c'est avec soulagement qu'il s'installe, en 1933, à Périgueux. Dès 1938, à treize ans, il délaisse le collège pour la bibliothèque municipale où il découvre Gide, Nietzsche et Rimbaud. En 1941, il entre dans un des mouvements de jeunesse qui prolifèrent sous Pétain mais, dès 1942, il s'en détache pour devenir acteur dans un théâtre ambulant puis gardien de jeunes délinquants. S'engageant, en 1944, au cinquième dépôt de la flotte à Toulon, il se retrouve à Alger où il ne s'attarde guère, pressé de rejoindre le sud qu'il pressent être son véritable pays. De la rencontre avec son oncle à El Goléa au retour à Périgueux, dans une langue précise et jubilatoire, Augiéras nous fait partager son amour panthéiste du monde, sa foi en un être humain débarrassé de la servitude du christianisme.
Un voyage ait mont Athos est le récit d'une double initiation, mystique et sensuelle. Allant de monastère en monastère sur la Montagne Sainte, le voyageur prend peu à peu conscience de son véritable Moi. Refusant de revenir chez les mortels, il se retire dans la région des cavernes où il accède enfin à cet état pur que l'Occident s'obstine à vouloir appeler Dieu. Mais l'esprit habite la matière et ce qu'Augiéras appelle la "Claire Lumière Primordiale" illumine autant les secrets de la nature que les mystères de l'âme. François Augiéras appartenait à ces esprits libérés des contingences qui forgent leurs propres mythes et dont l'?uvre se crée hors de toute mode comme de tout dogme.
Toute l??uvre de François Augiéras est autobiographique. Les Barbares d'Occident n'y font pas exception. Le titre devait, à l'origine, couvrir l'ensemble de ses rapports avec des figures de son époque (Gide, Cendrars, Jouhandeau, Bissière, Yourcenar, Malraux), mais l'auteur a abandonné son projet initial, préférant inclure dans Une adolescence au temps du Maréchal les épisodes de ses rencontres avec Gide et avec le peintre Bissière. L'histoire ici contée est celle du début de son étrange amitié avec Paul Placet, son futur biographe. On y retrouve l'Augiéras manipulateur, diabolique, jouant sa vie pour l'affirmation de sa vision du monde.
Vingt et une nouvelles où, à chaque fois, se joue, le temps d'un éclair, le sens de la vie. Anecdote, hasard, rencontre, pour qui sait les déchiffrer, projettent un faisceau de lumière sur les mobiles souterrains qui déterminent l'existence. Après L'Embranchement des heures, en 1991, Le Double du calendrier, en 1993, L'Angle de vue, en 1997, Philippe Jones persévère, en orfèvre, dans l'art du bref.
Un enfant de marbre ? Les mots vont insuffler couleur, chaleur et vie à ce marbre glacé, en faire le matériau d'une architecture baroque, se déployant dans des espaces et des temporalités étagés, intriqués, où s'entremêlent lieux de plaisir et de douleur, certains déjà évoqués dans les précédents livres de l'auteur, mais saisis cette fois-ci dans une nouvelle perspective : la narration du vécu le plus intime prend la forme d'une enquête, ou plutôt d'une quête qui débouche sur le fantastique - un fantastique qui a néanmoins l'aspect de l'évidence.Mohamed Leftah est né en 1946 à Settat, au Maroc. Informaticien, il exerce le métier de journaliste littéraire durant six ans au Maroc, puis pendant quatre ans au Caire, ville où il réside toujours. La Différence a publié de lui : Demoiselles de Numidie, dans la collection Minos, Au bonheur des limbes, Une fleur dans la nuit, Ambre ou les Métamorphoses de l'amour et Un martyr de notre temps.
Un homme sans nom, à la recherche de sa mémoire, un enfant, une femme, une ourse et Ney. Cinq personnages, peut-être quatre, peut-être un seul en train de rêver, se frôlent en quête de réponses à des questions informulées dans ce récit atemporel, rythmé en courts chapitres. L'espace et les époques se mêlent entre les sommets des montagnes et l'océan. Le mystère reste entier. Au lecteur d'en démêler les fils. L'auteur de Café Europa réécrit ici de fond en comble un récit qu'il avait publié jeune sous pseudonyme. Les obsessions présentes dans Café Europa et Le Livre canoë réapparaissent dans des paysages glacés. Tout est signe. Les empreintes sur la neige ou sur le sable, comme le nombre des vagues, comme les gestes des hommes, comme l'écriture qui griffe la page blanche. Mais si tout est signe, comment les interpréter, comment les déchiffrer? Dans ce très beau livre, énigmatique et dense, Serge Delaive montre une nouvelle fois son grand talent d'écrivain.
Un jeune homme a commis un attentat au gaz : 184 morts, 30 blessés, parmi lesquels 70 écoliers, 20 enfants en bas âge dont le plus jeune n'avait pas trois mois. La mère de ce jeune homme est seule en scène. Elle raconte sa grossesse, la petite enfance de son fils, l'adolescence. Qu'a-t-elle fait de mal ? Pourquoi son fils s'est-il laissé embrigader dans cette spirale djihadiste ? Il n'était pas pire qu'un autre. Elle était une mère aimante. Qu'est-ce qui s'est passé ? Pourquoi lui ? Pourquoi elle ? L'attentat monstrueux qu'il a commis rend même sa douleur irrecevable. Écrivain engagé, Tom Lanoye prend la plume dans les journaux de son pays, milite pour les droits des homosexuels, s'insurge contre les Flamands qui veulent diviser la Belgique et reste abasourdi devant le fait que plus de 3.000 jeunes gens de nationalité belge aient basculé dans l'intégrisme militant et soient partis en Syrie. (Le pourcentage le plus élevé en Europe) Commandée pour commémorer la toute première attaque au gaz de combat menée par les Allemands en 1915 à Tielt, ville de Flandre occidentale, cette pièce a été jouée au Théâtre Malpertuis de Tielt en avril 2015, un siècle plus tard.