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Revue d'histoire maritime N° 34 : Mer et Mobilités (XIVe-XXe siècle)
Augeron Mickaël
SUP
24,99 €
Épuisé
EAN :9791023107807
Indissociable du voyage maritime, la question des mobilités renvoie à des réalités fort diverses au sein de navires qui accueillent, le temps de la traversée, autant de microsociétés, aux contours variables, avec leurs inégalités et parfois leurs règles propres. Nombreux sont les motifs qui poussent à prendre la mer : la pêche et le commerce, bien sûr, mais aussi, via le jeu des migrations, l'espoir d'une vie meilleure, les opportunités de travail, la soif de terres ou de richesses, le désir de vivre une identité propre en toute liberté, ou tout simplement la nécessité de subvenir aux besoins d'une famille restée au pays. D'autres partent par goût de l'aventure, pour reconnaître de nouveaux horizons géographiques, pour fuir la misère ou la répression... Quand ils ne sont pas embarqués de force ! En plus des enjeux liés à la circulation des hommes et des navires, il convient de s'interroger sur les conditions de navigation, mais aussi, plus généralement, sur la vie à bord - ce qui renvoie fort logiquement au rapport entre voyage maritime et expérience vécue. Qu'elles soient imposées ou qu'elles résultent d'un choix individuel, familial ou communautaire, ces mobilités laissent des traces - souvent indélébiles - dans les corps, les esprits ou les attitudes. Pour beaucoup, la traversée est vécue comme une aventure périlleuse, surtout par les "terriens", qui font l'apprentissage de la mer, avec une succession d'épreuves, physiquement éprouvantes, et parfois même psychologiquement terrifiantes. L'arrivée à quai peut alors être perçue comme une véritable libération...
Augeron Mickaël ; Poton Didier ; Van Ruymbeke Bert
FRUIT d'une collaboration internationale, cet ouvrage, en deux volumes, offre pour la première fois une vaste synthèse sur les relations que les protestants français entretiennent avec le monde atlantique, depuis le XVIe siècle. De l'Europe au Brésil, de l'Amérique du Nord à l'Afrique du Sud, les huguenots ont marqué de leur empreinte bien des territoires, laissant des traces patrimoniales durables, tant dans les paysages que dans les mémoires. Monuments historiques, sites touristiques, collections archivistiques ou muséographiques, plaques commémoratives, patronymes, recettes culinaires, noms d'écoles, de localités ou de rues, contribuent à rappeler, d'un rivage à l'autre, cette histoire commune; une histoire qui transcende les cadres nationaux. Les centaines de documents iconographiques, ici réunis, en témoignent et permettent d'appréhender cette présence huguenote dans toute son étendue spatiale et temporelle. CE SECOND VOLUME aborde la question du "Refuge", tant en Afrique du Sud que dans les colonies anglaises et néerlandaises d'Amérique. Dès la fin du XVIIe siècle, ce sont des dizaines de milliers de personnes, nobles, soldats, pasteurs, négociants ou petites gens qui quittent le royaume de France, pour des raisons religieuses ou dans l'espoir, tout simplement, d'une vie meilleure. Certains parviennent à bâtir de formidables fortunes dans les colonies étrangères, tandis que d'autres se contentent d'y diffuser idéaux, nouvelles techniques ou pratiques cultuelles, contribuant à modeler les sociétés d'accueil sur le plan culturel. Sait-on par exemple qu'il existe encore à New York une église de langue française, héritière directe de l'installation de colons huguenots dans l'île de Manhattan (New York) au XVIIe siècle? que les villes de New Rochelle, dans l'État de New York, et de New Bordeaux, en Caroline du Sud, ont été fondées par des réfugiés français? que ces mêmes huguenots ont contribué au développement de la viticulture en Afrique du Sud, à partir de la région de Franschhoek, le "coin des Français"? Que leur périple a été exploité tant par les démocrates américains que par les idéologues du Ku Klux Klan, les tenants de l'Apartheid ou les presbytériens du Brésil? Mythifiée par les uns, méconnue par les autres, cette "histoire du Refuge" n'en constitue pas moins un puissant ferment identitaire pour les descendants de huguenots ou les communautés réformées actuelles. Ces héritages partagés, qui dépassent les frontières nationales, sont source d'une mémoire commune qui contribue depuis la fin du XVIIIe siècle à rapprocher les deux rives de l'Atlantique autour de projets fédérateurs et d'échanges croissants.
Moulinier Henri ; Augeron Mickaël ; Marnot Bruno ;
Une étude historique sur plus d'un siècle de pêche industrielle à La Rochelle, qui intègre des éléments d'économie, de sociologie, de politique et d'écologie. L'ouvrage propose également une analyse comparative des pratiques de pêche avec les villes d'Arcachon et de Lorient.
Alors que l'Amérique s'interroge sur l'héritage de la révolution fondatrice, et doit faire face à de grandes questions telles que l'expansion territoriale vers l'Ouest, l'industrialisation naissante, l'afflux massif d'immigrants ou encore la question de l'esclavage, les Américains manifestent un vif intérêt pour les deux révolutions qui secouent la France en 1830 et 1848. Ces événements font l'objet de multiples célébrations officielles et populaires aux Etats-Unis et donnent lieu à des débats passionnés dans la presse américaine, au Congrès et dans les milieux contestataires tels que les premiers mouvements ouvriers, les abolitionnistes ou encore le féminisme naissant. L'approche transnationale de Yohanna Alimi-Levy se démarque de l'historiographie traditionnelle et invite à penser autrement la démocratie américaine en soulignant la circulation d'idées entre les deux rives de l'Atlantique.
Le progrès technique est-il issu du seul esprit de scientifiques, ou le résultat d'un encouragement politique ? La "révolution scientifique" à l'oeuvre entre le XVIe et le XVIIIe siècle donne lieu à un foisonnement sans précédent d'innovations scientifiques et techniques, mettant en scène un fructueux dialogue entre science(s) et pouvoir(s). L'ouvrage propose des mises au point historiographiques sur des thèmes encore peu explorés : débats autour de l'attraction magnétique, naissance de la médecine du travail, intervention royale dans la recherche d'une méthode de calcul des longitudes, ingénierie des aménagements portuaires...
Ahmad Zaki fut entre 1892 et 1934 l'une des figures les plus dynamiques de la vie culturelle égyptienne : polyglotte, traducteur, bibliophile, philologue, homme d'érudition, mais épris de modernité et de voyages. A l'aise tant dans la culture arabe que française, il stupéfiait déjà ses contemporains par l'ampleur de ses connaissances et sa liberté d'esprit. Le tour d'Europe qu'il effectua à partir de 1892 et dont on présente ici la traduction intégrale a tout pour nous étonner encore aujourd'hui par éclectisme dont il témoigne. Rédigeant ses feuillets à la diable, d'où un style singulièrement alerte, l'auteur nous fait partager le regard qu'il porte à la fois en humaniste, en ethnographe amateur et en touriste bon vivant, sur l'Italie, la France, l'Angleterre, le pays de Galles, la péninsule Ibérique, auréolée pour lui du souvenir d'Al-Andalus et de ses splendeurs. Chemin faisant, ce qui se construit, dans ce récit au ton personnel, mi-parti d'humour et de souci patriotique, c'est aussi un discours occidentaliste, véhiculant savoir et représentations moins de "l'Autre", que des autres, mais sans aucune lourdeur dogmatique.
Carraud Vincent ; Bayle Claire ; Meyer-Bisch Gabri
L'un des traits caractéristiques de Leibniz est son rapport, positif, érudit et essentiel à toute la tradition philosophique antérieure. Le rapport qu'il assume à celle-ci peut s'entendre par analogie avec les parties célèbres où les joueurs d'échec apprennent leur art : un bon joueur, instruit de l'histoire des échecs, reconnaît aux premiers coups l'ouverture choisie par son adversaire. Il s'épargne ainsi supputations et hypothèses. Se trouvent ici non seulement restitué ce que Leibniz a pensé des auteurs antiques et médiévaux mais encore analysé son bon usage de l'histoire de la philosophie. "