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Floride, un rêve français (1562-1565)
Augeron Mickaël ; Bry John de ; Notter Annick
ILLUSTRIA
24,00 €
Épuisé
EAN :9782919425075
Floride: massacre d'un rêve françaisAnnick NotterLe contexteEn 1559, la paix du Cateau-Cambrésis mettait fin à la guerre avec l'Espagne. Un grand nombre de gentilshommes et des centaines de soldats, renvoyés à la vie civile, constituaient un réservoir d'hommes inemployés et potentiellement turbulents. Les querelles religieuses s'intensifiaient et menaçaient le royaume d'une guerre civile.L'amiral de Coligny décida alors d'envoyer un contingent d'hommes outre-Atlantique pour faire pièce à Philippe II. Le fait que la majorité de cette troupe ait été huguenote pourrait laisser penser que l'amiral cherchait également à établir en Amérique un territoire plus tolérant pour les nouveaux convertis à la religion réformée.Par sa situation géographique comme par les premières expéditions menées entre autres par Ponce de Léon en 1513 et 1521, Pedro de Quejo en 1521 et 1525, Lucas Vásquez de Ayllón en 1526, Panfilo de Narváez en 1527 puis Hernan de Soto en 1539, la Floride relevait des terres attribuées à l'Espagne par le traité de Tordesillas. En outre, l'extrémité sud et la côte est de la péninsule étaient sur le chemin de retour des vaisseaux ramenant l'or des Amériques en Espagne. Coligny jouait donc une partie dangereuse en envoyant, en 1562, des hommes explorer les lieux et préparer l'installation d'une colonie de peuplement.Il confia l'expédition à l'un des meilleurs capitaines de son époque, le Dieppois Jean Ribault (1520-1565) assisté de René Goulaine de Laudonnière (1529-1574), originaire du Poitou.La première expédition, février-juillet 1562Le 18 février 1562, leur petite flotte (deux ramberges, 150 hommes) quittait Le Havre. Après une escale forcée à Brest en raison des éléments, Ribault décida de couper droit au but qu'il atteignit fin avril. Longeant la côte, les vaisseaux explorèrent le rivage et arrivèrent à un fleuve dans lequel ils pénétrèrent le 1er mai et qu'ils baptisèrent «rivière de May» (actuellement St. Johns River). Sur ses rives, ils rencontrèrent les premiers autochtones, des Timucua et leur chef Saturiwa, avec lesquels ils échangèrent des cadeaux. Les Français furent, semble-t-il, éblouis par la richesse de la végétation et l'abondance du gibier, la douceur du climat, l'accueil affable et généreux des Indiens.Le 2 mai, Ribault prit symboliquement possession de la contrée en élevant sur une éminence une colonne de pierre gravée aux armes royales.Le 3 mai, les navires firent voile en quête d'un havre. Découvrant l'embouchure de plusieurs fleuves, ils les nommèrent successivement Seine, Somme, Loire, Charente, Garonne, Belle, Grande, Port-Royal et Belle-à-Voir.Le 17 mai, Ribault décidait de séjourner dans le fleuve de Port-Royal. Le 22 mai, il dressa une seconde colonne à l'entrée d'une rivière qui reçut le nom de Libourne. Sur une île d'un affluent baptisé Chenonceaux, il décida d'élever un fort, Charlesfort, en hommage au roi Charles IX, où restèrent environ 25 hommes sous la direction du capitaine Albert de la Pierra. Le lieu est identifié comme l'actuelle Parris Island. Le 11 juin, Ribault reprit la mer, promettant de revenir sans tarder avec des hommes, du matériel et des vivres.Malheureusement pour lui, son arrivée à Dieppe, le 20 juillet 1562, coïncidait avec la reprise violente des troubles religieux initiés par le massacre de Wassy le Ier mars, quelques jours après le départ de la flotte pour la Floride. Huguenot, il fut contraint de se réfugier en Angleterre sans avoir revu Coligny. Là, il fit paraître en 1563, chez Hacket à Londres, The whole and true discoverye of Terra Florida, tentant d'intéresser Elisabeth Ire au sort de ses compatriotes délaissés.Pendant ce temps, ces derniers achevaient de se fortifier et nouaient des relations avec les Indiens des environs qui leur procuraient de la nourriture. Pourtant les dissensions se développèrent au sein du groupe et les hommes décidèrent de construire un brigantin pour rentrer en France. Encalminés au milieu de l'océan, ils vinrent à manquer de vivres et mangèrent pour survivre un dénommé Lachère. Repérés par un navire anglais, ils furent miraculeusement sauvés et ramenés en Angleterre.Au même moment Philippe II, informé par ses espions et sa diplomatie de cette implantation ennemie, dépêcha le gouverneur de La Havane à la recherche du fort qui fut détruit. Le seul Français qui avait refusé déjouer son sort sur l'océan, Guillaume Ruffin, fut capturé par les Espagnols à cette occasion.(...)
Les huguenots sont présents sur la scène américaine dès le XVIe siècle. Outre la guerre de course, ils pratiquent le troc avec les Amérindiens et s'adonnent au commerce interlope avec les colons ibériques. Ils participent aux tentatives d'implantation françaises dans la vallée du Saint-Laurent, au Brésil et en Floride. Aux XVIIe et XVIIIe siècles, ils tiennent un rôle de premier plan dans l'expansion maritime et coloniale du royaume de France. Mais nombre d'entre eux, surtout après la révocation de l'édit de Nantes (1685), contribuent aussi au développement des colonies anglaises et néerlandaises. Qu'ils aient été pasteurs, marins, soldats, planteurs, administrateurs ou marchands, ils ont marqué de leur empreinte bien des territoires, laissant, au fil des générations, des traces patrimoniales durables, tant dans les paysages que dans les mémoires collectives. Mythifié par les uns, méconnu par les autres, cet héritage n'en constitue pas moins un vecteur identitaire pour les descendants de huguenots et un formidable levier pour le développement économique des territoires (tourisme). Cet ouvrage s'interroge sur les enjeux et les modalités de mise en valeur d'une mémoire collective qui se révèle parfois éloignée de la réalité historique.
La Rochelle est au XVIIIe siècle le second port négrier de France. Les armateurs de la cité aunisienne ont transporté, depuis les rivages africains vers les plantations des Amériques, 160 000 Africains depuis les années 164o jusqu'au début du XIXe siècle, dont 130 000 pour le seul XVIIIe siècle. Derrière le grand port, toute une région vit également de la Traite des Noirs, de Rochefort aux rives de la Seudre. Derrière les armateurs, toute une population participe de fait au trafic négrier, de manière directe ou indirecte, à travers l'armement de ces navires, et leurs équipages. Ce trafic conduit Aunisiens et Saintongeais vers des destinations africaines qui deviennent alors bien connues dans la région. De l'autre côté de l'Atlantique, les mêmes ont largement participé, depuis le XVIIe siècle, au développement des îles, bientôt devenues des éléments essentiels d'une économie coloniale qui enrichira considérablement le royaume au XVIIIe siècle. Traite et plantation constituent ce "commerce triangulaire" auquel La Rochelle participe largement, pour son plus grand profit financier. C'est autour de cette histoire, longtemps difficile à évoquer et à explorer, que chercheurs et historiens, mais aussi acteurs de la mémoire de cette histoire négrière, se sont unis pour travailler sur le passé, et sur le présent mémoriel, ce dernier étant aujourd'hui mis au premier plan, dans les anciens ports négriers français. La variété et l'ampleur des sources présentées, la richesse des sujets étudiés, à propos et autour de la Traite, font de cet ouvrage un document incontournable pour la connaissance, à La Rochelle et en France, de ce que Voltaire appelait "l'infâme trafic".
Aux XVIIe et XVIIIe siècles, les relations entre la France et la Nouvelle-France se sont avant tout concentrées sur quelques espaces privilégiés. Les ports de La Rochelle, Rochefort, Les Sables d'Olonne, Bordeaux ou Nantes, du côté français, Québec, Plaisance ou Louisbourg, du côté canadien, occupent une place centrale dans l'animation de ces échanges (économiques, culturels, migratoires, diplomatiques) : la pêche à Terre-Neuve, la guerre et le commerce y soutiennent une intense activité, qui contribue au dynamisme de tout un ensemble de ports secondaires et à la formation de sociétés littorales originales. Profondément distendues après la conquête anglaise et le traité de Paris (1763), ces relations reprennent au XIXe siècle, la France et ses anciennes colonies jouant désormais de leur histoire commune pour se projeter, ensemble, vers l'avenir. C'est à l'étude de ces liens riches et complexes que s'attache la vingtaine de textes rassemblés ici. La redéfinition actuelle du concept d'histoire atlantique en légitime la relecture, tout en favorisant les approches comparatives. Encore trop souvent oubliée, l'identité maritime de la Nouvelle-France - Acadie incluse -, avec ses héritages contemporains, s'impose elle-même comme un front pionnier de l'historiographie franco-canadienne.
Ambroise Guillaume ; Descamps Patrick ; Rowell Mar
Comme il aime à le répéter, Georges Noël est un "bourgeon tardif" (a late bloomer). Né à Béziers en 1924, il a vécu à Pau entre 1926 et 1955. Cette longue période a naturellement été riche en découvertes et apprentissages. Mais son orientation restait encore timide. Cependant, en renonçant en 1955 à sa famille et à son métier de dessinateur-projeteur à Turboméca, Georges Noël a décidé de sa vraie vocation : devenir artiste. Riche d'une iconographie souvent inédite, cet ouvrage composé de trois contributions d'historiens de l'art permet d'appréhender la richesse et la complexité de la démarche artistique de Georges Noël. Ses premières années sont ainsi replacées dans le contexte particulièrement foisonnant des abstractions qui se développe en France après-guerre. L'originalité de l'artiste se dessine alors au regard de ses allers et retours entre Paris et New-York et s'exprime au travers d'une curiosité inlassable pour les civilisations extra-européennes. Ce catalogue souligne la qualité du travail de Georges Noël sur plus de 40 ans et son rôle majeur en tant que protagoniste de l'abstraction informelle.
Ce catalogue présente une sélection d'oeuvres réalisées entre la fin du 12e siècle et la première moitié du 16e siècle, originaires d'Italie, de France, des anciens Pays-Bas ou encore des pays germaniques, offrant aux lecteurs un vaste panorama de la sculpture à l'époque gothique. La grande majorité des pièces qui y sont présentées sont issues d'anciennes collections prestigieuses ou, à l'inverse, demeurent à ce jour inconnues sur le marché de l'art, constituant de réelles et importantes découvertes pour les historiens et les amateurs. Parmi ces trésors, il convient de citer deux importantes têtes gothiques de Chartres et de Reims des 12e et 14e siècles, une exceptionnelle Vierge à l'Enfant de la fin du 14e siècle rattachée à l'oratoire de l'abbaye de Saint-Georges de Boscherville, ou encore deux fragments de retables souabes provenant de l'illustre Collection Claer. Etudiés dans les pages qui suivent, ils sont rejoints par une trentaine d'autres chefs-d'oeuvre.
Blondeau Céline ; Collinot François ; Fouquet Emil
Voici un mode de vie et une manière de construire A la romaine évoqués ici à travers les bâtiments publics et cultuels et les résidences privées que sont les villae gallo-romaines. Deux musées : le Musée archéologique du Val d'Oise et ARCHEA présentent conjointement, deux expositions complémentaires sur un thème partagé : l'architecture et la construction gallo-romaines. Cet ouvrage vous révèle le mode de vie des élites en dehors des villes, à travers les vestiges de villae de toute l'Ile-de France et de Picardie.
Publication annuelle consacrée à des études de fond concernant tous les aspects de l'art européen du Moyen Age à nos jours, Les Cahiers d'Histoire de l'Art sont ouverts aux contributions de chercheurs de tous les pays. Une section de la revue rend compte pareillement de l'actualité du monde de l'art en présentant des ouvrages, des expositions, des aménagements muséographiques, des restaurations ainsi que des événements marquants du marché de l'art. Les Cahiers d'Histoire de l'Art s'adressent à un très large public de spécialistes et d'amateurs.