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La signature d'une herbe. Hélène Cadou poète
AUFFRET/CADOU
L'HARMATTAN
36,00 €
Épuisé
EAN :9782747519199
L'originalité et la modernité de son œuvre poétique font d'Hélène Cadou l'un des poètes les plus remarquables de la seconde moitié du vingtième siècle. Veuve de René Guy Cadou dont nous fêtons cette année le cinquantenaire de la mort (1951-2001), sa poésie s'élabore comme un acte d'amour dont le lecteur est le témoin surpris. Ce dernier y découvre une femme qui cherche, poème après poème, à recoudre ce que la mort a défait. Il apprend peu à peu à considérer chaque mot comme un " gardien du sang " grâce auquel Hélène Cadou advient, dans un nouveau langage, à une vie " plus drue ". Le poème devient la " seule demeure " où la femme-poète puisse dès lors se trouver, acquérir un nom et une voix, réapprivoiser le temps et l'espace et rebâtir l'unité apparemment défaite. Les modes poétiques d'expérimentation de la présence amoureuse de la femme au monde concentrent ainsi en elle, à travers cette œuvre construite en à peine plus de vingt ans, un potentiel de régénération insoupçonné. " A force de sape ", l'ordonnance d'un univers neuf affranchi de la mort est rendue possible par les mots. L'échange qui s'établit entre Hélène Cadou et le langage poétique prolonge et renouvelle ainsi sa relation amoureuse, transcendant les rapports de deux êtres, de deux vrais poètes, en une ouverture inattendue à tous les possibles, en un rapport nouveau de mot à mot. Le présent essai vient à point nommé donner à tout amateur de poésie l'envie de découvrir un imaginaire riche et cohérent, neuf de tous les mots usuels, usés, auxquels on ne prêtait plus attention.
Que savait-on de ce Russe d'origine, neveu du peintre Kandinsky, qui devint à l'Ecole pratique des Hautes Etudes un professeur dont Bataille, Queneau, Aron, Lacan ou Léo Strauss suivaient admirativement les cours ? Quel fut, enfin, le vrai visage de ce sage hégélien qui, croyant venu "l'Etat final", choisit de se métamorphoser en haut fonctionnaire avant de mourir, à Bruxelles, pendant une réunion du Marché commun ? En rassemblant documents et témoignages inédits, en recueillant les souvenirs de ceux qui connurent Kojève à Moscou, à Berlin ou à Paris, en confrontant son oeuvre aux interprétations diverses qu'elle suscita, Dominique Auffret ressuscite le destin et la légende de cet homme d'exception. On y retrouve l'écho d'une oeuvre éparse et inachevée, on y entend la rumeur violente d'une époque que Kojève voulut penser et vivre, à travers quelques questions ; qu'en est-il vraiment de cette "fin de l'Histoire" dont certains analystes invoquent aujourd'hui l'actualité ? A partir de quand un philosophe peut-il se prendre pour le confident de la Providence ? A-t-il le droit, sans faillir à sa mission, de devenir le conseiller des princes ?
En 2002 le Maroc adoptait une loi visant à instaurer une couverture médicale de base (CMB) pour l'ensemble de la population. Pour ce pays où l'assurance santé ne concernait qu'environ 16, 5 % de la population, ce fut un progrès social énorme. Progrès d'autant plus important qu'il visait aussi à remettre sérieusement de l'ordre dans la prise en charge des personnes les plus démunies. Pour faire fonctionner le tout, les institutions existantes furent alors réformées et de nouvelles furent mises en place. De son côté le Ministère de la Santé entreprit la mise à niveau des hôpitaux publics. Toutefois, l'élan initial allait s'essouffler et des retards apparaître : le régime d'assistance médicale aux personnes démunies (RAMED) restait concentré dans des zones pilotes, le régime des "Indépendants" tardait à être mis en place, les mutuelles d'entreprises rechignaient à rejoindre le régime général. La réforme stagnait. Le Roi Mohammed VI qui avait voulu cette loi se vit contraint d'intervenir. La mise en place de la CMB reprit. Quinze ans après l'adoption de la loi Numéro 65-00 instituant la CMB, la réforme est un succès qui sert maintenant de modèle pour de nombreux autres pays. Fin 2016, c'était environ 60 % de la population qui bénéficiait d'une prise en charge institutionnelle. Pourtant des nuages semblent se profiler à l'horizon. Les responsables marocains en sont d'ailleurs conscients. Ils reconnaissent que des efforts importants sont encore à faire pour adapter l'offre publique de soins aux attentes de la population, pour que la gestion administrative des hôpitaux publics soit modernisée, pour que l'accueil du patient soit amélioré, pour que l'équilibre financier des régimes d'assurance santé soit pérennisé. Ces responsables savent aussi que les mutations socio-économiques et démographiques, les changements politiques et la mise en place de la régionalisation vont changer profondément les bases sur lesquelles la couverture médicale de base a été organisée. C'est l'histoire de ce formidable challenge technique et financier, parfois des échecs, souvent des retards, que ce livre retrace.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.