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Mauvais élève !
AUDREN
EDL
9,00 €
Épuisé
EAN :9782211202879
L?orthographe, c?est pas son truc. Pas plus que les maths, l?histoire, la géo, les sciences? Arthus est en échec scolaire, mais lui préfère dire en « dégoût scolaire », car il sait bien que ce n?est pas lui, le problème, c?est l?école. Il a pourtant la même soif d?apprendre qu?un bon élève. Mais comment faire comprendre à la maîtresse que ce qui l?intéresse, c?est le ciel et ses changements de couleurs plutôt que le futur antérieur? Quand il propose d?en parler dans un exposé: ce n?est jamais le bon moment et il y a le programme à terminer. Quand il suggère d?emmener toute la classe voir The Bloomsbury girl, sa comédie musicale préférée: il n?y pas d?argent et puis ça demande trop d?organisation. À force de n?être jamais écouté, Arthus va finir par devenir transparent, comme William le maxi cancre relégué au dernier rang! Mais l?obstination a du bon. À défaut de faire bouger les choses, Arthus a réussi à faire bouger la classe. Et les élèves découvrent avec délice que l?union peut faire la force?
Extrait Les malades avaient été mis en quarantaine dans une immense salle commune. Le personnel médical n'entrait là que revêtu de longues blouses vert pâle, de chaussons en papier, de masques et de gants. On pouvait cependant observer ce qui se passait au travers des portes vitrées. Je fis un signe à Hope qui regardait dans ma direction mais elle ne sembla pas me reconnaître. Dawson dormait, comme la plupart des autres victimes du Diable Vert. Soeur Ethelred errait entre les lits et les matelas de fortune installés à même le sol. Elle s'approcha de la porte, le visage impassible, les traits tirés. Comme elle avait ôté son voile, je ne l'avais pas immédiatement reconnue. Ses cheveux sombres et courts, ses yeux minuscules et son long museau lui donnaient des airs de vieille taupe. Elle s'arrêta juste devant moi. Une flèche de peur me traversa l'estomac. Pourtant, nous étions séparées par une porte fermée à double tour, pourtant, je n'avais rien à me reprocher, pourtant, je savais qu'elle n'était pas en état de me nuire, mais malgré tout cela une crainte diffuse quoique très présente renaissait dès que je l'apercevais. Elle tenta d'ouvrir la porte. Elle secouait la poignée en me fixant méchamment. - Soeur Ethelred ! dis-je, en espérant que la vitre laisserait passer le son de ma voix. Comment vous sentez-vous ? Ginger et Margarita se tenaient derrière moi. Elles observaient la scène en la commentant : - Elle a l'air encore plus mauvaise que d'habitude, remarqua Ginger. - Je ne trouve pas, répondit Margarita. Elle ajuste l'air dingue. - Soeur Ethelred, répétai-je. Vous m'entendez ? Soeur Ethelred écrasa son visage contre la vitre sans me lâcher du regard. Elle ne cessait de secouer la poignée. Elle m'effrayait. - Qu'est-ce que vous attendez dans votre aquarium, bande de carpes ? Appelez Dieu, bon sang ! proféra-t-elle soudain d'une voix monocorde. Ginger et Margarita éclatèrent de rire. Des frissons me traversèrent le corps. Je fis deux pas en arrière. Soeur Ethelred, elle, ne bougeait pas, le museau collé contre le carreau, la bouche déformée par la compression. On apercevait ses longues dents jaunes mal alignées. Jamais je n'avais eu l'occasion de l'observer de la sorte. J'aurais préféré qu'elle nous épargne cette affreuse intimité. Elle exhibait, sans le vouloir, la pilosité de l'intérieur de ses narines et la couperose de ses pommettes.
Sa mère lui a confié dans un soupir que, la veille de sa naissance, son père avait besoin de souffler et qu'ilétait sorti prendre l'air. Alizé en déduit que le père qu'elle n'a jamais vu est le Vent. Ni plus ni moins. Mi-dieu, mi-force de la Nature. Exceptionnel et grandiose, en tout cas. Aussi, quand au cours de vacances au bord de la mer elle tombe amoureuse du beau moniteur de windsurf, Alizé pense que son destin s'accomplit : la fille du Vent ne peut s'unir qu'à un sublime sportif qui ne manque pas d'air... Mais voilà qu'un jour, enhardie, elle dérive troploin, perd tout le monde de vue et arrive au bord dela terre : un précipice, précédé d'une plage de ciment. Et sur cette plage, deux canapés en velours côteléjaune. Sur celui de gauche, un écriteau, "Réservé àceux". Elle choisit l'autre. Sans pouvoir deviner ce qui l'attend.
L?orphelinat d?Abbey Road ne s?est pas toujours appelé ainsi. Son véritable nom, il vaut mieux ne pas le connaître. Il vaut mieux ne pas poser de questions, non plus, ni sur ce sujet ni sur aucun autre. Soeur Ethelred n?aime pas que les enfants posent des questions. Elle dit que Dieu apportera toutes les réponses. Ses réponses à elle, ce sont les punitions. Ce soir, comme chaque soir, les pensionnaires ont dit leur prière et soeur Ethelred a coupé l?électricité dans le dortoir. Mais Joy ne peut pas dormir. Elle pense au souterrain que son amie Margarita a découvert sous l?abbatiale. Qu?y a-t-il au bout de ces couloirs qui sentent le soufre? Pourquoi Prudence ne parle-t-elle plus depuis qu?elle les a visités seule? De quoi a-t-elle si peur? D?où vient cette étrange brûlure sur son bras? Que cache le mince sourire de Lady Bartropp, la bienfaitrice de l?orphelinat? Et pourquoi la petite Ginger chante-t-elle sans cesse une chanson en latin sans même s?en apercevoir? Les réponses sont peut-être là, tout près, dans un autre monde.
Comment Loïs s'est-elle retrouvée dans un pré d'herbe rose, en compagnie de 1 213 moutons à l'air abruti qui lui demandent de se taire et de brouter? Elle a voulu en savoir plus, comme d'habitude... Plutôt que de s'endormir, elle a suivi les moutons qu'elle compte chaque soir afin de connaître leur destination. Le problème, c'est que Loïs n'est pas du genre à brouter. Ce qu'elle veut, elle, c'est parler, comprendre où se cache Grégoire, le premier mouton, et surtout quitter cet insupportable pré rose. Faudra-t-il pour cela convaincre le berger du troupeau? A n'en pas douter, un gourou toxique, nettoyeur de cerveau, dont la simple évocation provoque des bêêêêlements de vénération... Surprise! Il s'appelle Saul, il est perdu, comme elle. Et il est beau comme un prince éthiopien...