Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Le poisson qui souriait
AUDREN
EDL
8,50 €
Épuisé
EAN :9782211082471
Un jour, en rentrant de l'école, Logan trouve le bocal de René vide. René était un poisson unique: il souriait tout le temps et il avait des nageoires décolorées. Ses parents tentent de distraire Logan en lui offrant un chien. Mais il est inconsolable. Tous les soirs, il rajoute un peu d'eau dans le bocal et s'endort en serrant la petite amphore de René. Il déploie des trésors d'énergie et d'imagination: il pose des affichettes, promet une récompense, aménage un aquarium neuf. Pour retrouver un poisson, dit sa s?ur, il faut être un peu poète, un peu farfelu. Alors Logan observe et rêve. Qui pourrait l'aider? Et si c'était cette drôle de dame croisée dans la rue? Toujours vêtue de rose, avec des mitaines en résille, elle dit des choses bizarres. Elle réchauffe avec son regard. Et elle offre à Logan une mystérieuse boule en papier d'aluminium...
Sa mère lui a confié dans un soupir que, la veille de sa naissance, son père avait besoin de souffler et qu'ilétait sorti prendre l'air. Alizé en déduit que le père qu'elle n'a jamais vu est le Vent. Ni plus ni moins. Mi-dieu, mi-force de la Nature. Exceptionnel et grandiose, en tout cas. Aussi, quand au cours de vacances au bord de la mer elle tombe amoureuse du beau moniteur de windsurf, Alizé pense que son destin s'accomplit : la fille du Vent ne peut s'unir qu'à un sublime sportif qui ne manque pas d'air... Mais voilà qu'un jour, enhardie, elle dérive troploin, perd tout le monde de vue et arrive au bord dela terre : un précipice, précédé d'une plage de ciment. Et sur cette plage, deux canapés en velours côteléjaune. Sur celui de gauche, un écriteau, "Réservé àceux". Elle choisit l'autre. Sans pouvoir deviner ce qui l'attend.
Résumé : Barthélémy Dumortier est mort. Il paraît qu?il a été tué au cours d?une expédition dans le grand nord par un troupeau de rennes. Ses proches sont réunis au cimetière. Ils attendent l?arrivée du corbillard et en attendant, ils évoquent le disparu. Sa femme s?impatiente et se plaint. Le fils ne dit presque rien. La femme de ménage pleure. L?ami fait des blagues. Ernest et Maya sont là eux aussi. Seulement voilà : nul ne les connaît, ces deux-là.
Pénélope n'a pas une vie facile. Ça se voit tout de suite. Elle est lente, fragile, dégoulinante, timide. Elle fait pitié. Raphaëlle est la seule à lui parler, à l'accompagner sur le chemin du collège tous les matins, à l'inviter chez elle. Pénélope la suit comme son ombre, comme son chien. A côté d'elle, Raphaëlle la timorée passe pour audacieuse. En discutant avec son amie, Raphaëlle croit comprendre d'où viennent tous les soucis de Pénélope. Elle a une soeur cadette handicapée, Clotilde, dont ses parents s'occupent beaucoup. Elle se sent négligée. Elle est inquiète. Mais au fait, cette petite soeur, on ne la voit jamais. Comment l'aider sans la connaître ? Avec le soutien de Maxime, qui vient jouer du piano chez elle, Raphaëlle décide de foncer. Ce qu'elle a fait pour Pénélope, elle va le faire pour Clotilde !
Extrait Les malades avaient été mis en quarantaine dans une immense salle commune. Le personnel médical n'entrait là que revêtu de longues blouses vert pâle, de chaussons en papier, de masques et de gants. On pouvait cependant observer ce qui se passait au travers des portes vitrées. Je fis un signe à Hope qui regardait dans ma direction mais elle ne sembla pas me reconnaître. Dawson dormait, comme la plupart des autres victimes du Diable Vert. Soeur Ethelred errait entre les lits et les matelas de fortune installés à même le sol. Elle s'approcha de la porte, le visage impassible, les traits tirés. Comme elle avait ôté son voile, je ne l'avais pas immédiatement reconnue. Ses cheveux sombres et courts, ses yeux minuscules et son long museau lui donnaient des airs de vieille taupe. Elle s'arrêta juste devant moi. Une flèche de peur me traversa l'estomac. Pourtant, nous étions séparées par une porte fermée à double tour, pourtant, je n'avais rien à me reprocher, pourtant, je savais qu'elle n'était pas en état de me nuire, mais malgré tout cela une crainte diffuse quoique très présente renaissait dès que je l'apercevais. Elle tenta d'ouvrir la porte. Elle secouait la poignée en me fixant méchamment. - Soeur Ethelred ! dis-je, en espérant que la vitre laisserait passer le son de ma voix. Comment vous sentez-vous ? Ginger et Margarita se tenaient derrière moi. Elles observaient la scène en la commentant : - Elle a l'air encore plus mauvaise que d'habitude, remarqua Ginger. - Je ne trouve pas, répondit Margarita. Elle ajuste l'air dingue. - Soeur Ethelred, répétai-je. Vous m'entendez ? Soeur Ethelred écrasa son visage contre la vitre sans me lâcher du regard. Elle ne cessait de secouer la poignée. Elle m'effrayait. - Qu'est-ce que vous attendez dans votre aquarium, bande de carpes ? Appelez Dieu, bon sang ! proféra-t-elle soudain d'une voix monocorde. Ginger et Margarita éclatèrent de rire. Des frissons me traversèrent le corps. Je fis deux pas en arrière. Soeur Ethelred, elle, ne bougeait pas, le museau collé contre le carreau, la bouche déformée par la compression. On apercevait ses longues dents jaunes mal alignées. Jamais je n'avais eu l'occasion de l'observer de la sorte. J'aurais préféré qu'elle nous épargne cette affreuse intimité. Elle exhibait, sans le vouloir, la pilosité de l'intérieur de ses narines et la couperose de ses pommettes.