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La culture juridique française. Entre mythes et réalités (XIXe-XXe siècles)
Audren Frédéric ; Halpérin Jean-Louis
CNRS EDITIONS
27,00 €
Épuisé
EAN :9782271073549
Enseignement du droit dans ses formes les plus ritualisées, transmission de certaines valeurs au sein des professions juridiques, lieux de savoir et de sociabilité des juristes : tels sont les principaux thèmes abordés dans bel essai d?histoire culturelle. Frédéric Audren et Jean-Louis Halpérin nous montrent comment la France, pays de droit romain, est progressivement entré dans la modernité en élaborant une culture juridique originale, de la rupture de la Révolution française à la codification napoléonienne, de l?élaboration d?une culture académique unificatrice à l?influence grandissante des universitaires et des réseaux réformateurs au tournant du XIXe et du XXe siècle. Ce sont les besoins du présent qui configurent, à chaque époque, l?espace des cultures juridiques et non les héritages du passé, oubliés ou méconnus, qui imposeraient une fidélité aveugle à l?esprit juridique des générations précédentes. Un ouvrage aussi bien pour les étudiants que pour tous les professionnels du droit.
Aux yeux de certains auteurs contemporains, les sciences camérales apparaissent comme une success story de la construction de l'Etat. Elles incarnent alors la première tentative en Europe, à la fin de l'époque moderne, de systématisation de l'étude du management public et de fondation d'une science pratique de l'administration, dont l'Allemagne serait le modèle. Contrairement à ces idées reçues, ce livre démontre une réalité plus complexe de la police et des sciences camérales en Europe du XVIIIe siècle au XXe siècle ainsi que l'importance des circulations des pratiques de gouvernement entre les différents Etats européens. Ce volume s'interroge sur la façon et la manière dont sont posés et pensés des enjeux contemporains comme, par exemple, ceux des réformes de l'Etat.
Le Play Frédéric ; Savoye Antoine ; Audren Frédéri
Résumé : On sait la contribution des ingénieurs des mines à la découverte du monde physique, leur apport à la connaissance de la matière et leur part dans l'invention des procédés pour son exploitation et sa transformation. On connaît moins leur participation, au cours du XIXe siècle, à la définition des sciences sociales. Frédéric Le Play (1806-1882), par ses recherches statistiques et métallurgiques, comme par son ?uvre de science sociale, a marqué de son empreinte l'Ecole des mines. A sa suite, des ingénieurs, qu'ils soient du corps ou civiles, entreprennent des enquêtes sur la condition ouvrière et les conflits sociaux, mais aussi concourent à la naissance des politiques sociales en faisant connaître les institutions de prévoyance du secteur industriel. A la croisée de la science et de l'action, ils dessinent un type nouveau d'ingénieur capable d'associer rationalité technique et sciences de la société : l'ingénieur social. Naissance de l'ingénieur social regroupe un choix de textes significatifs de la contribution des ingénieurs à cet essor des sciences sociales dans le monde industriel. Publié entre 1856 et 1906, sous la signature de Frédéric Le Play (avec Albert de Saint-Léger et Adolphe Focillon comme collaborateurs), Lucien Fèvre, Jacques de Bellefond, Maurice Bellom, William Bertheault et Emile Cheysson, ils témoignent d'une conception originale où la saisie directe des faits sociaux est la pierre angulaire de l'interprétation des relations sociales et de leur transformation.
Réimpression de deux ouvrages de Maurice Hauriou, La science sociale traditionnelle et Leçons sur le mouvement social et de trois articles de revues sur le thème des sciences sociales. Ces textes datent de la fin du XIXe siècle et marquent l'intérêt de Maurice Hauriou pour l'élaboration d'une nouvelle science sociale qui ne doit pas échapper au monde du droit. Cette recherche est parrallèle, chez lui, à la création d'une nouvelle branche du droit : le droit administratif. Ses réflexions sur la science sociale permettent de comprendre la formation de la pensée juridique de Maurice Hauriou et particulièrement sa théorie de l'institution. La science sociale traditionnelle est un ouvrage significatif dans lequel Hauriou fait oeuvre d'historien plus que de sociologue et défend la théorie de l'alternance des moyen âges, où la société est fondée sur la possession de la terre, entraînant une confusion des notions de propriété et de souveraineté, et des renaissances marquées par le passage à des sociétés où la richesse repose sur l'argent, mettant ainsi en avant l'individu et l'Etat comme acteurs juridiques. Préface de Frédéric Audren, chargé de recherches au CNRS et Marc Milet, maître de conférences en science politique à l'Université Paris II.
Résumé : Début 2016, pour la première fois depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, Mein Kampf ressort en Allemagne dans une édition scientifique. Dans le même temps, l'éditeur historique de la traduction française annonce son intention de republier l'ouvrage dûment accompagné d'un appareil critique. Comment expliquer la postérité de ce pensum dont les divagations racistes et complotistes apparaissaient déjà comme telles à l'époque ? La réponse à la question ne serait-elle pas à chercher dans la forme plutôt que dans le fond de cet ouvrage ? En plus d'être le manifeste du national-socialisme, Mein Kampf ne serait-il pas en effet l'archétype d'un genre littéraire bien particulier, celui adopté par des leaders amenés à devenir autocrates, et mêlant propagande, manipulation et autobiographie ? En s'immergeant dans le livre, Albrecht Koschorke fait ressortir les procédés visant à rendre irréfutables les propos avancés, attire l'attention sur la construction de l'ouvrage, les transitions des expériences personnelles aux stigmatisations globalisantes, les changements de registres d'écriture, désintrique les niveaux de lecture et éclaire les divers publics visés. Une approche originale qui, dans la perspective de la prise du pouvoir, s'intéresse moins à la "doctrine" postulée de Mein Kampf qu'à sa "poétique" conjuguant autoritarisme et inconsistance intellectuelle.
En bref A l'heure où les islams se déchirent, et où les frontières d'Orient volent en éclat, une plongée dans l'histoire de la Question d'Orient. Le livre Depuis le XVIIIe siècle et jusqu'à aujourd'hui, la zone qui s'étend des Balkans à l'Afghanistan cristallise des tensions aussi bien internationales que propres à l'"Orient". Ce sont ces tensions que Jacques Frémeaux analyse dans cette synthèse innovante, en les replaçant dans le temps long. De la volonté de contrôle de la route des Indes à la convoitise des hydrocarbures qu'elle recèle, cette région n'a en effet cessé de faire l'objet d'affrontements entre les grandes puissances. Ce vaste espace a ainsi constitué, depuis l'entrée des flottes de la tsarine Catherine II en Méditerranée (1770), un champ disputé par la Russie et l'Angleterre, avant de se retrouver, après 1945, au cour du conflit opposant la Russie et les Etats-Unis. Mais, d'ouest en est, ce sont surtout des peuples qui se succèdent, qui se cherchent et se déchirent entre les séductions de la modernité et le refus que lui oppose la tradition. L'"Orient", qui s'affirme toujours plus comme exclusivement musulman, devient alors un objet de fascination et de peur pour un "Occident" dominateur et manipulateur. Après le temps des empires (ottoman, persan et moghol des Indes) est venu celui des Etats-nations, souvent nés dans la douleur. Mais aucun changement n'a mis fin au "grand jeu" géopolitique, jalonné d'épisodes majeurs, de l'occupation de l'Egypte par Bonaparte à la dernière guerre du Golfe, et dont de nouveaux chapitres s'écrivent sous nos yeux. Auteur Jacques Frémeaux, professeur à l'université Paris-Sorbonne (Paris-IV) est membre de l'Institut universitaire de France et de l'Académie des Sciences d'Outre-Mer. Il a notamment publié, parmi une vingtaine de titres, De quoi fut fait l'Empire. Les guerres coloniales au XIXe siècle (CNRS Editions, coll. Biblis, 2014) et La conquête de l'Algérie (2016). Arguments - Programme de l'agrégation en histoire contemporaine. - Clés pour décrypter les crises du Moyen Orient.
(Texte provisoire) En bref Tout sur la monarchie à son âge d'or. Le livre Issue d'un ouvrage collectif sur les monarchies à toutes époques, cette contribution d'Yves-Marie Bercé, synthèse sur une forme politique dominante en Occident de la Renaissance à la Révolution française, est une formidable introduction à l'histoire de l'Europe à l'époque moderne. Il ne s'agit pas d'un catalogue des rois et reines du XVIe au XVIIIe siècle, mais bien d'une histoire de la monarchie à travers l'analyse des fonctions royales. Roi-père, roi-justicier, garant de la Paix. Les nombreux attributs du souverain - vrais ou supposés - soulignent le caractère sacré alors attaché à cette fonction. Mais qu'en est-il vraiment du pouvoir du roi ? Que nous disent les chutes de trône du caractère supposément divin de leur élection ? Quels sont les rapports du roi à l'Etat, alors naissant dans le courant du XVIIe siècle ? Comment l'épithète " absolue " que l'on accole alors à " royauté " se traduit-il dans la pratique ? Et surtout, quelles relations le roi entretient-il avec son peuple ? De François 1er à Louis XVI, d'Elisabeth 1re à Jacques II, de Charles Quint à Charles III le Bourbon, c'est l'âge d'or de la monarchie que nous fait revivre Yves-Marie Bercé, en fin connaisseur de la période. L'auteur Yves-Marie Bercé, chartiste, ancien membre de l'Ecole française de Rome, est professeur d'histoire moderne. Arguments - Une synthèse claire et accessible.
Vauchez André ; Armogathe Jean-Robert ; Richard Vi
Résumé : Le sort tragique des martyrs chrétiens a entraîné une vénération de leurs dépouilles, qui s'est étendue aux saints moines et moniales et aux fondateurs d'ordres religieux. Peu à peu, une galerie de " grands témoins " s'est constituée, rassemblant des milliers de saints : martyrs et confesseurs, moines et docteurs, pieux laïcs et saintes femmes. Par le témoignage de leur vie, leur prédication ou leurs actes de charité, les saints ont rempli le paysage cultuel du christianisme : lieux-dits, prénoms, patronymes... jusqu'aux gares et aux stations de métro, les noms des saints sont devenus familiers. Entre légende et histoire, ce grand dictionnaire entreprend de les faire mieux connaître avec plus de 300 entrées, d'Aaron à Zénon de Vérone : saints et bienheureux catholiques et orthodoxes, d'Orient et d'Occident, mais aussi grands témoins anglicans et protestants. Un dictionnaire monumental et unique afin de mieux comprendre, au plus près de la vérité historique, la personnalité, les écrits et la postérité de ces hommes et de ces femmes dont la vie a été retenue comme exemplaire par leurs contemporains et dont la mémoire est parvenue jusqu'à nous.