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Le Voyage au Liban
Audouard Antoine
GALLIMARD
7,65 €
Épuisé
EAN :9782070287086
Le narrateur, un très jeune homme qui a brillamment débuté en littérature, observe une photo de Claire prise au cours de l'extravagant voyage entrepris par la jeune fille au Liban pendant la guerre. A partir d'une image un peu floue, fuyante, rêveuse et rieuse, il va tenter de construire la réalité de leurs rapports. Que sait-il exactement de Claire ? Qu'elle appartient à la riche bourgeoisie conventionnelle de Neuilly, qu'il l'a connue à l'époque du bac pendant une surboum, qu'elle est belle, révoltée, superficielle et profonde, cruelle et douce à la fois, que son amant le beau Régis n'est qu'un passe-temps provisoire, qu'elle a soif de liberté et d'absolu. Un jour se produit entre elle et le narrateur une étincelle qui pourrait se transformer en amour : ils ont en commun l'angoisse, la terreur du "vivre", un orgueil dément qui les pousse à percer à jour le secret des corps, des âmes et des coeurs. Au cours de la nuit qu'ils passent à se chercher et se prendre passionnément, vont-ils enfin résoudre leur double énigme ? Oui, puisqu'ils se sont touchés. Non, puisque la folle et sage Claire s'envolera pour Beyrouth, risquant d'y mourir sous les bombes dans un dernier geste de défi.
Vain dans sa superbe, faible dans sa puissance, ridicule, magnifique, courageux, lâche, insupportable, généreux, bête à pleurer, maître des mots mais si peu maître de lui-même." Telle est la description qu'Antoine Audouard fait d'Abélard, théologien et philosophe controversé du XIIe siècle.Mais si le nom d'Abélard est venu jusqu'à nous, ce n'est pas tant pour son talent d'orateur ou de penseur, que pour son histoire d'amour passionnée avec la belle Héloïse. Histoire qui se termina tragiquement : l'amant fut émasculé par l'oncle Chanoine de la pécheresse. On considère communément que l'histoire d'Héloïse et Abélard est sublime. C'est certainement la raison pour laquelle la lecture de ce roman provoque un certain malaise, car l'auteur effectue pour sa part une dichotomie stricte entre la passion intellectuelle et la passion charnelle. Arrive alors l'instant où, du fait de la castration, l'étreinte physique n'étant plus de mise entre les deux époux, l'auteur s'autorise à laisser émerger une certaine complicité intellectuelle? Audouard ne fait d'Héloïse qu'une poupée ravissante, objet sexuel d'un Abélard devenu soudainement lubrique au point d'en oublier sa charge. Elle-même, devenue religieuse, continuera inlassablement à rechercher l'étreinte de son bel amant.Au grand dam de la légende, l'image d'Héloïse s'en trouve réduite. Elle n'est ni femme forte, ni érudite. Ses échanges avec Abélard semblent se limiter à des contacts charnels. "Je voulais seulement t'aimer et être à toi - et même faire tout ce que tu voulais n'a pas suffi. Quel amour plus grand te faut-il, mon amour ? Un amour qui fasse de moi plus que la femme d'Auguste - ta servante, ta putain?" lui dit-elle lorsqu'il décide de l'envoyer dans un couvent et de renoncer à elle. Certains historiens semblent préférer une autre version de l'éloignement d'Héloïse : elle-même aurait décidé de se cloîtrer. Mais après tout, peu importe, Adieu mon unique est un roman. C'est écrit sur la couverture...--Laure de Montalembert--
Résumé : Saint-Gabriel, village de Provence : un passé ouvrier qui s'étiole, des touristes béats, le racisme rampant... A la sortie du village, quelques maisons groupées en un ancien hameau, c'est Paradis, quartier bas. François Balestre, la cinquantaine un peu découragée, journaliste occasionnel pour une revue locale, est venu s'y réfugier et se fait l'aède de ses microscopiques héros. Tandis qu'il s'obstine à essayer de mettre dans son lit son amie Florence, médecin du village, voici que deux de ses copains d'enfance viennent lui demander asile. Le premier, poursuivi par des mafieux vindicatifs, a besoin de lui pour écrire un roman pornographique ; le second veut mettre en pension dans son jardin un lama nommé Bowie... Dans ce thriller délirant, Antoine Audouard donne libre cours à une imagination pleine de verve et de loufoquerie. Saint-Gabriel, où il avait situé deux de ses romans précédents, devient le lieu d'une comédie romantique déjantée, où des thèmes très sérieux sont traités avec un humour qui n'épargne rien ni personne.
« Le rendez-vous de Saigon », c?est le titre du grand livre qu?Yvan Audouard, à la fin de sa vie,rêvait de pouvoir écrire. Il en parlait à son fils Antoine comme de l?oeuvre qui romprait avec unesuccession de romans secondaires (soixante ou soixante-dix en tout) égrenés tout au long d?unevie de jouisseur dilettante. Parvenu à l?âge adulte, celui où l?on cesse de faire des reproches à ses parents, Antoine Audouard se réconcilie avec ce vieux Provençal qu?il eut parfois, de son vivant, tant de mal à supporter, malgré la profonde affection qui les unissait. Au fil d?un récit très touchant, il dessine le portrait d?un homme charmeur et insaisissable, amateur de bonne chère et d?alcool, plus soucieux de plaire à ses lecteurs (et à ceux du Canard enchaîné où il officia pendant 25 ans) qu?à ses propres enfants. Plein d?un humour vif et d?une gentillesse qui désamorçaient les reproches, il fut l?ami de Blondin (parrain d?Antoine, qui porte son prénom) et de nombreux écrivains. Antoine Audouard raconte comment les relations entre lui et son père, souvent tendues, voire amères, se firent plus paisibles et plus tendres lorsque la fin approcha. Il excelle à rendre lesdétails de cette relation, avec ses nuances et ses non-dits qui la rendent très touchante et luidonnent un sens.
« Mon père attaqua la rédaction de son Rendez-vous avec l'angoisse confiante d'un écrivain décidé à donner le meilleur. Je lui demandais régulièrement des nouvelles du manuscrit, ni trop pour ne pas le persécuter, ni pas assez pour qu'il ne se sente pas abandonné. De fin de semaine en fin de mois, de fin de trimestre en fin d'année, au fil d'enchères devenues folles, je vis bientôt que je n'aurais jamais ce manuscrit, qu'il ne l'achèverait jamais sans jamais cesser de l'écrire ou, à défaut, d'imaginer le beau livre que ce serait. Il y eut des soirs, il y eut des matins. Il y eut un automne, un hiver. Je me souviens de lui, à Noël, assis à côté de moi, une main posée sur ma cuisse, main que je voyais pour la première fois décharnée, tavelée, craquelée de ridules, et qui disait en souriant: "J'ai cru que je ne le verrais pas, ce Noël. Et voilà, j'y suis. Je commence à croire que je verrai l'été prochain. Je ferais un centenaire tout à fait acceptable." » C'est l'histoire de ce qui se transmet, de pères en fils. De ces rendez-vous toujours pris et toujours reportés.
Résumé : "Balloté par les drames familiaux et les convulsions d'une Europe révolutionnée, Benjamin Constant (1767-1830), d'origine suisse, a passé sa vie à la recherche d'une stabilité. La perfection toute classique d'Adolphe ne doit faire oublier ni la lente exploration, lucide et désespérée, de ses journaux intimes, ni la vaste entreprise de réflexion théorique pour fonder le libéralisme moderne et pour cerner la nature du phénomène religieux", Michel Delon.
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Le Traité du Narcisse - Le Voyage d'Urien - La Tentative amoureuse - Paludes - Les Nourritures terrestres - Les Nouvelles nourritures - Le Prométhée mal enchaîné - El Hadj ou Le Traité du faux prophète - L'Immoraliste - Le Retour de l'enfant prodigue - La Porte étroite - Isabelle - Les Caves du Vatican - La Symphonie pastorale - Les Faux-monnayeurs - L'École des femmes - Robert - Geneviève ou La confidence inachevée - Thésée. Introduction de Maurice Nadeau. Notices et bibliographie par Yvonne Davet et Jean-Jacques Thierry.
«La Poésie est comparable à ce génie des Nuits Arabes qui, traqué, prend tour à tour les apparences les plus diverses afin d'éluder la prise, tantôt flamme et tantôt murmure ; tantôt poisson, tantôt oiseau ; et qui se réfugie enfin dans l'insaisissable grain de grenade que voudrait picorer le coq.La Poésie est comparable également à cet exemplaire morceau de cire des philosophes qui consiste on ne sait plus en quoi, du moment qu'il cède l'un après l'autre chacun de ses attributs, forme, dureté, couleur, parfum, qui le rendaient méconnaissable à nos sens. Ainsi voyons-nous aujourd'hui certains poètes, et des meilleurs, refuser à leurs poèmes, rime et mesure et césure (tout le "sine qua non" des vers, eût-on cru), les rejeter comme des attributs postiches sur quoi la Muse prenait appui ; et de même : émotion et pensée, de sorte que plus rien n'y subsiste, semble-t-il, que précisément cette chose indéfinissable et cherchée : la Poésie, grain de grenade où se resserre le génie. Et que tout le reste, auprès, paraisse impur ; tâtonnements pour en arriver là. C'est de ces tâtonnements toutefois qu'est faite l'histoire de notre littérature lyrique.»André Gide.
4e de couverture : Si saisissant de mouvements, si éclatant d'images, si envoûtant de sonorités arabes que soit le Coran, il reste toujours un langage clair. C'est pourquoi, bien qu'il soit intraduisible, on peut en tenter des traductions. Elles disent au moins le sens de l'étonnante prédication de Mahomet (570-632). Depuis des siècles il n'y avait plus de ces grandes révélations qui réveillent l'humanité et après Mahomet il n'y en aura plus. "Dieu seul est Dieu."Notes Biographiques : Jean Grosjean (1912-2006), ordonné prêtre en 1939, renonce à son sacerdoce après la Seconde Guerre mondiale. Commentateur et traducteur de la Bible, du Coran et des tragédiens grecs, il publie aussi récits et poèmes (Terre du temps, Fils de l'homme, La Gloire). Il devient à partir de 1967 membre du comité de rédaction de La NRF, dont il est l'un des contributeurs réguliers à partir de 1955.