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Faire la guerre sans l'aimer ?
Audoin-Rouzeau Stéphane ; Araud Gérard ; Legros Ma
PHILOSOPHIE MAG
18,00 €
Épuisé
EAN :9782900818343
De l'Ukraine au Proche-Orient, la guerre est de retour. Pour nous autres Européens qui pensions nous en être débarrassés. le choc est violent, Comment lui faire face ? Jusqu'où s'y engager sans menacer les chances de la paix ? Peut-on faire " la guerre sans l'aimer " pour reprendre une formule d'André Malraux ? Un historien de la guerre et un architecte de paix confrontent ici leurs visions. Stéphane Audoin-Rouzeau. l'un des plus grands spécialistes de l'histoire de la Grande Guerre, porte sur les conflits actuels son regard lucide et inquiet. Gérard Araud, ancien ambassadeur de France en Israël et aux Etats-Unis, connu pour son érudition mais aussi pour son franc-parler rare chez les diplomates, esquisse les voies de sortie de crise. De leur discussion, on sort mieux armé pour affronter l'expérience limite de la guerre et plus résolu à faire la paix sans renoncer à l'essentiel.
Stéphane Audoin-Rouzeau est directeur d?études à l?EHESS et président du Centre international de recherche de l?Historial de la Grande Guerre (Péronne-Somme). Il est notamment l?auteur de 14-18. Retrouver la guerre, Gallimard, 2000 (avec Annette Becker), de L?Encyclopédie de la Grande Guerre, 1914-1918, Perrin, 2012 (avec Jean-Jacques Becker) et de Combattre. Une anthropologie historique de la guerre moderne (XIXe-XXIe siècle), Seuil, 2008.
Les "enfants de l'ennemi": ainsi appela-t-on en France, pendant la Grande Guerre, les fruits des viols perpétrés par des soldats allemands. Mais quel avenir réserver à ces enfants? Seraient-ils capables de devenir de bons Français? Etait-il permis, voire recommandé, de s'en débarrasser? Dans ce livre devenu un classique, Stéphane Audoin-Rouzeau dévoile des aspects méconnus du conflit et nourrit la réflexion sur la façon dont se forge une "culture de guerre". Entre 1914 et 1918, des interdits sémantiques sont levés, et le récit des viols aide à la construction d'un ennemi désormais animalisé. Le débat autour des enfants à naître révèle une opinion française traumatisée par une violence de guerre sans précédent, dans laquelle les normes morales sont bouleversées.
L'historien Stéphane Audoin-Rouzeau présente et commente 120 photographies inédites, issues des fonds privés du Service historique de la Défense. Un témoignage juste et émouvant sur l'expérience combattante et la violence de guerre.4e de couverture : La Grande Guerre a été beaucoup photographiée, c'est une évidence. Elle l'a été de manière "officielle" par les reporters-photographes de la Section photographique de l'Armée, créée au printemps 1915 ; elle l'a été aussi à des fins de renseignement militaire. Mais la guerre fut bien davantage photographiée "au ras du sol", par ceux qui combattaient, gradés ou simples soldats. Les clichés de trois jeunes sous-officiers, promus officiers au cours du conflit, occupent une place de choix dans cet ouvrage. Henri Pétin, Jean Pochard et Robert Musso ont vécu au quotidien avec leurs hommes et ne se sont pas pensés comme des "reporters" mais comme des soldats, ponctuellement photographes amateurs. Pas d'héroïsme dans leur vision. L'historien Stéphane Audoin-Rouzeau présente et commente 120 photographies inédites, issues des fonds privés du Service historique de la Défense. Un témoignage juste et émouvant sur l'expérience combattante et la violence de guerre.
Trois objets de guerre emblématiques: un éclat d obus, une dague de tranchée et une maquette relatant une attaque par les gaz subie en 1915, et Stéphane Audoin-Rouzeau nous jette la guerre de 14 au visage. Il s'agit ainsi de revisiter la Grande Guerre au ras du sol, vue du quotidien ordinaire. En faisant parler ces objets, l'auteur nous raconte autrement l'essentiel du conflit: le combat, la mort et la violence extrême déployées entre 1914 et 1918. Une approche inédite, extrêmement originale, personnelle qui met la culture matérielle au service de l'histoire.