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Le temps du métissage
Audinet Jacques
ATELIER
13,15 €
Épuisé
EAN :9782708234253
Les sociétés contemporaines sont de plus en plus multiculturelles. Les déplacements de population, la " mondialisation " de l'économie et de l'information provoquent un mélange de personnes d'origines et de modes de vies différents, sans précédent dans l'histoire humaine. Comment comprendre ce phénomène et trouver des repères pour vivre ensemble dans cette nouvelle donne ? Allons-nous vers une " guerre des cultures ", un développement du communautarisme ou vers une société métisse ? Anthropologue et sociologue, Jacques Audinet propose une alternative au choc des cultures et au multi culturalisme en explorant l'histoire et l'avenir du métissage. En effet, la vision multiculturelle, si elle propose une reconnaissance aux individus laisse de côté un domaine essentiel : la manière dont s'opère la rencontre et le mélange des êtres humains. C'est précisément ce que le métissage met en lumière. Porteur d'une histoire tragique tissée de conquêtes impériales et coloniales, le métissage est en train de changer de sens. Il touche désormais, la poésie, la musique, le sport... Contre le retour des Fantasmes de pureté et de races, cet essai stimulant montre qu'il est possible d'aspirer à la reconnaissance des différences dans l'égalité.
Déjà très engagée dans l'accueil et l'action en faveur du public en situation de handicap, la Maison de Victor Hugo a choisi, avec "La Folie en tête. Aux racines de l'art brut", de consacrer une exposition à des artistes hors du commun : prisonniers d'une maladie mentale, ceux-ci sont aussi les auteurs d'oeuvres à la fois surprenantes et remarquables. Les quatre grandes collections européennes présentées s'attachent à montrer comment, au cours du XIXe et au début du XXe siècle, l'attention des médecins s'est peu à peu concentrée sur les productions de leurs patients, les reconnaissant comme des oeuvres à part entière. L'exposition rend ainsi hommage aux psychiatres qui, en changeant le regard porté sur les personnes internées, nous ont dévoilé un nouveau territoire de l'art. Un tel projet est bien sûr fidèle à l'esprit humaniste de Victor Hugo. Mais il rappelle également que les troubles mentaux, en touchant à la fois son frère Eugène et sa fille Adèle, ont laissé chez lui une empreinte douloureuse. Je remercie toutes les institutions ayant généreusement prêté des oeuvres pour cette exposition importante qui met à l'honneur une forme d'art brut longtemps ignorée. Anne Hidalgo, Maire de Paris.
Que sait-on aujourd'hui d'Abraham Henri Kleynhoff, soldat inconnu du sport français, tombé au Front à l'hiver 1915 ? Ou, plus lointain, de Joseph Charlemont, combattant de la Commune et introducteur de la boxe en France ? Alors que Paris s'apprête à organiser les Jeux olympiques de 2024 et que l'on célèbre les "valeurs du sport", qui se souvient qu'en 1936, des militants tentèrent d'opposer aux Jeux olympiques de Berlin, transformés en vitrine du nazisme, des olympiades populaires dans l'Espagne du Frente popular ? Dans cet ouvrage, Nicolas Kssis nous invite à cheminer à travers l'histoire des cent cinquante dernières années pour y découvrir comment des femmes et des hommes d'origines et d'horizons divers unirent leurs forces pour faire du sport le lieu de l'émancipation individuelle et collective. En mobilisant des figures méconnues autant que des noms devenus emblématiques (Léo Lagrange, Auguste Delaune), en retraçant leurs parcours faits de grands combats et de petites anecdotes, Nicolas Kssis nous offre une histoire incarnée du sport, loin des instances du CIO ou des cotations boursières.
Pourquoi la station Javel a-t-elle pris le nom d'un industriel quand tant d'hommes et de femmes ont fait bouger les lignes lors des grèves de 1936 dans les usines Citroën ? Qui se souvient, aujourd'hui, des noms des neuf victimes de la police de Papon au métro Charonne, en 1962 ? Comment ne pas s'amuser de voir une station de Levallois-Perret nommée en hommage à Louise Michel, enterrée dans la commune qui était alors à mille lieux du fief des Balkany ? En nous proposant un voyage dans le Paris populaire via le métro parisien, Laurence De Cock et Mathilde Larrère se réapproprient la porte d'entrée proposée par Loran Deutsch dans son Métronome, mais en remettant l'histoire sur ses pieds. Contre les chantres du roman national et des " grands hommes ", elles proposent de montrer comment les rues et les monuments de la capitale ont été le théâtre de la lutte des habitant-e-s, anonymes et ordinaires. Une histoire que les manuels scolaires et les discours officiels négligent, mais qui prend force et vie lorsque l'on se donne la peine d'y regarder de plus près. Redécouvrir cette histoire singulière, faite de tranches de vie et de combats acharnés, c'est non seulement puiser dans les engagements d'hier pour inventer les nôtres, mais c'est aussi se réapproprier l'espace public pour ne pas laisser la rue aux falsificateurs de l'histoire...
Robert Guédiguian est un des cinéastes majeurs du cinéma français de ces quarante dernières années. Sa participation au jury du festival de Cannes 2018 a confirmé la notoriété internationale de son oeuvre. Pourtant son univers reste encore trop méconnu. Il est pourtant d?une grande richesse, du point de vue des idées, des formes et des émotions qu?il suscite. En allant à la rencontre de l?homme, de ses films et de son engagement, Christophe Kantcheff, qui côtoie le cinéaste depuis très longtemps, propose d?explorer, en texte et en images, cet univers passionnant. Largement illustré de photos de films, de tournage et de collections privées, ce beau livre offre une vision inédite de Robert Guédiguian en tant que cinéaste et en tant qu?artiste engagé dans le débat public. Très peu d?artistes s?expriment avec autant de force en termes politiques. Ce livre présente les fondations biographiques, toujours très influentes, de Robert Guédiguian. Puis, au gré d?un entretien, le réalisateur de Marius et Jeannette aborde son rapport de spectateur au cinéma et de citoyen face à la politique. C?est l?occasion pour lui de préciser un certain nombre de ses positions sur la gauche, le libéralisme, la démocratie, la révolution, l?accueil des réfugiés, la question des identités? Dans une seconde partie, l?ouvrage explore la richesse des thématiques que déploie l?oeuvre de Guédiguian, soulignant la singularité et la grandeur artistique des films réalisés.
Il est un peu plus de 23 heures, ce lundi 10 avril 2017. Olivier Caremelle, directeur de cabinet de Damien Carême, maire de Grande-Synthe, reçoit un coup de téléphone de celui-ci : "Le camp est en feu ! " C'est par cet événement tragique que commence le récit de l'expérience inédite menée à Grande-Synthe de mars 2016 à avril 2017, celle d'un accueil sans précédent face à l'afflux de migrants souhaitant rejoindre l'Angleterre via Calais : un accueil décidé et assumé par un maire et son équipe, contre l'avis du préfet. Chose impensable jusqu'alors, c'est bien un camp humanitaire qui a été ouvert en France en mars 2016, bâti conjointement par la mairie de Grande-Synthe et l'ONG Médecins sans frontières, avec l'appui de très nombreuses associations, pour accueillir en urgence 2 800 personnes et pallier l'inertie de l'Etat. Cette expérience unique en France est racontée pour la première fois par l'un de ses principaux acteurs. Olivier Caremelle revient sur l'ensemble des événements qui ont entouré l'existence du camp humanitaire, de son ouverture jusqu'à sa destruction, et met ainsi en lumière ce qui n'est pas, comme on a coutume de le dire, une crise migratoire, mais bien plutôt une crise de l'accueil.