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Le Colloque Walter Lippman. Aux origines du "néo-libéralisme". Texte intégral précédé de Penser le "
Audier Serge
BORD DE L EAU
12,00 €
Épuisé
EAN :9782356871671
La crise économique et financière que nous traversons a remis au coeur des interrogations la question du néo-libéralisme. Pour beaucoup, seul ce concept peut rendre compte des mutations que nous vivons depuis la grande vague libérale et individualiste portée par les gouvernements Thatcher et Reagan. Si nous disposons aujourd'hui de nombreuses reconstructions de la crise financière, beaucoup plus rares sont les généalogies intellectuelles du néo-libéralisme. Sait-on même d'où vient ce concept, et s'il a toujours signifié la même chose? C'est en 1938, à Paris, lors du lieux Colloque Walter Lippmann, que le mot commence à pénétrer dans le débat public: pour répondre à la crise du libéralisme consécutive au krach de Wall Street, de nombreux économistes de premier plan - Hayek, Mises, Röpke, etc. - posent les bases d'un renouvellement du libéralisme. En rééditant les actes de ce Colloque, ce livre apporte ainsi un des documents les plus exceptionnels de l'histoire de la contre-offensive libérale mondiale. Mais il montre aussi à quel point la nébuleuse dite néo-libérale fut divisée entre plusieurs tendances, liées notamment à des particularités nationales - Autrichiens, Allemands, Américains, Français, etc. - qui perdureront dans la fameuse Société du Mont Pèlerin fondée en 1947. La présentation et la postface de Serge Audier, qui revient sur le contexte et la postérité du Colloque Lippmann, feront mesurer cette complexité en traçant une interprétation nouvelle qui examine l'apport et les limites des grands analystes du néo-libéralisme, de Michel Foucault à Pierre Bourdieu.
L'invention du néolibéralisme, dans les années 1920-1930, est un évènement fondamental dont nous n'avons pas encore fait le tour. l'épreuve de la crise du libéralisme, il entend refonder le libéralisme et l'économie de marché concurrentielle sur des bases nouvelles, élaborées notamment lors du Colloque Walter Lippmann (1938) et reformulées avec la fondation de la Société du Mont Pèlerin (1947). Ce n'est pas assez de dire que le néolibéralisme a une histoire : il est une histoire, il se constitue comme courant structuré à la fois par des convergences et des divergences - ne minimisons pas les premières, mais n'oublions pas non plus les secondes. Soudé par un agenda fédérateur minimal - rétablir les mécanismes de marché - des ennemis communs - le "collectivisme", le dirigisme, l'Etat social, etc. -, le néolibéralisme n'en est pas moins traversé es, souvent occultées par ses protagonistes, dont le repérage aide à en comprendre les rapports de forces et les évolutions. Ce faisant, un tel repérage permet aussi de saisir les lignes dominantes, les ambivalences et les contradictions d'une des plus importantes entreprises théoriques et idéologiques du XXe et du XXIe siècle, animée par le souci de sauver le libéralisme et le capitalisme face à leurs adversaires et à leurs critiques. Sous cet angle, cette recherche est aussi une contribution à l'élucidation intellectuelle des contradictions, des problèmes et des défis jamais résolus du capitalisme et de ses défenseurs. Pour accomplir cette vaste fresque, mobilisant de nombreuses sources inédites, Serge Audier reconstitue les ramifications et les évolutions du néolibéralisme à travers les différentes postérités du Colloque Lippmann et les tribulations de la Société du Mont Pèlerin, en combinant histoire, conceptualisation et perspectives politiques.
Quels sont les fondements intellectuels de la solidarité républicaine en France? D'où viennent les idéaux qui ont donné naissance à la SDN puis à l'ONU? Pour y répondre, la redécouverte du prix Nobel de la paix, Léon Bourgeois (1851-1925), figure politique majeure de la IIIe République, est indispensable. Inspirateur de lois sociales décisives sur les accidents du travail, l'hygiène ou les retraites, "père spirituel" de la SDN, il a théorisé la doctrine du "solidarisme" pour fonder la solidarité républicaine en conservant le meilleur du socialisme et du libéralisme.
Résumé : Depuis les années 1980, l'idée républicaine occupe une position centrale dans le débat public. Ce livre propose une analyse historique et conceptuelle qui devrait permettre d'en clarifier le sens. La république, concept clé de l'Antiquité romaine (res publica : la " chose publique ") réapparu à la Renaissance, incarne la liberté politique contre l'arbitraire : ses thèmes sont le primat de l'intérêt commun sur les intérêts particuliers, le gouvernement des lois, la vertu civique. On verra comment ces idées ont été transformées, de Machiavel jusqu'aux théoriciens de la IIIe République. Le républicanisme est aujourd'hui au centre de nouvelles interrogations. Quelles réponses peut-il apporter aux problèmes qu'affrontent les sociétés actuelles au plan civique et social ? Doit-il se transformer dans le contexte de la globalisation et de la montée du multiculturalisme ? Peut-il ouvrir des pistes pour démocratiser les démocraties libérales ? À partir d'un examen des principales théories politiques contemporaines, l'ouvrage confronte les positions en présence sur le sens et l'avenir de l'idée républicaine.
Quels sont les fondements de la protection sociale en France? Existe-t-il une philosophie qui sous-tend les politiques de solidarité, depuis lassurance-maladie jusquaux retraites? Lobjectif de ce livre est de redécouvrir les arguments et les visions de la société qui ont pu justifier, depuis la fin du XIXe siècle, une intervention des pouvoirs publics pour la protection collective des citoyens, en particulier des plus mal lotis. Il existe, en effet, une doctrine sociale qui a pris en charge limpératif de vaincre linsécurité sociale que subissaient des millions dindividus: elle fut baptisée le solidarisme. Cest sous la bannière de lidée de « solidarité » que des réformateurs sociaux, des hommes politiques et des intellectuels ont formulé une théorie sociale pour la IIIe République. En exhumant tout un pan de ce courant et de nombreux textes fondateurs, cet ouvrage plonge aux sources de lÉtat social en France.
Cet ouvrage propose : 1°) Un état de la recherche en matière de complotisme (surtout du point de vue psychologique - domaine dans lequel de nombreuses recherches ont été menées ces dernières années et dont il n'existe pas de synthèse grand public) ? 2°) Liens entre complotisme , antisémitisme et islamophobie (C'est toujours le Mossad qui est derrière; Eurabia) ? 3°) Repenser le complotisme à l'ère des medias sociaux (les classiques du sujet datent d'avant Facebook) ? 4°) Pourquoi la lutte contre le complotisme est-elle condamnée à l'échec.
Passer de l'immobilité à la plus rapide possible des mobilités : cette obsession humaine est immémoriale. De tous temps les humains ont cherché à se mouvoir le plus vite possible, à quitter le statut d'êtres immobiles, posés là quelque part à la surface du monde, pour conquérir celui d'êtres mouvants, en déplacement — un déplacement autant que faire se peut exceptionnel par sa vitesse. par la distance parcourue en un éclair, par la capacité à faire valoir l'espace contre le temps et le temps contre l'espace. Le dragster, dans cette entreprise anthropologique, est le vecteur par excellence approprié. Qu'il compte deux, trois ou quatre roues, cet engin mécanique né avec le XXe siècle est conçu pour l'accélération et pour elle seule. Le dragster, ce sont des prises de vitesse insensées, un parcours sur piste, en ligne droite, réduit au minimum (quelques centaines de mètres tout au plus) et, pour son pilote, des sensations à la fois brutales et complexes. Brutales, car le corps du dragstériste, lors du "run", peut encaisser en quelques secondes 7 G — sept fois la charge de son propre poids — ou plus encore. Complexes, car la compétition dragstérienne vise cet objectif aussi héroïque qu'absurde, annuler le temps écoulé en ne gardant que l'espace conquis.
L'actualité offre le spectacle apparemment paradoxal d'un monde des religions pris en tenaille entre deux familles de formes extrêmes : les unes, si idéologiques donc exclusives qu'elles justifient la violence, même terroriste, pour imposer leurs frontières ; les autres, si utopiques, donc iréniques ou angéliques, qu'elles recherchent une spiritualité dépassant toute espèce de frontière, religieuse ou autre. L'islam contemporain pris entre djihadisme, wahhabisme et soufisme, n'est pas le seul particulièrement affecté par cette contradiction. Elle met aussi es sciences sociales au défi d'en rendre compte. Pour y parvenir, il faut repasser par les grands conflits qui ont structuré les théories du social et de la religion, comme celui de René Girard, avec le structuralisme de Lévi-Strauss. Il faut ensuite reprendre de manière méthodique et critique les concepts de base qui servent à ces sciences, comme le dit Danièle Hervieu-Léger, "à penser la religion", comme "symbolique", "sacré", "violence", "idéologie", "utopie", "sécularisation", "laïcité", "radicalisation", "sacrifice", "autosacrifice", "ascèse", "spiritualité", etc. Aussi le présent ouvrage conjoint-il, à la démarche pédagogique d'un cours d'introduction aux sciences sociales des religions, un questionnement critique de leur opérationnalité. Au final, l'analyse des phénomènes de radicalisation confirme la victoire de la sociologie wébérienne des valeurs sur leur réduction marxiste au matérialisme économique de l'intérêt. Les valeurs et leurs conflits appartiennent à l'infrastructure des sociétés humaines parce que c'est sur leur base que se construisent les identités, les mémoires collectives et leurs frontières, légitimées par les polarisations entre valeurs et antivaleurs. Pour tenter d'expliquer le fonctionnement de cette dialectique, on avance, sous deux néologismes, l'idéal-type de l'"archéoreligion" et de la "pharmac/kologie", deux notions neuves pour deux très vieilles choses, qui concernent la sociologie et la physiologie des émotions collectives. Deux notions qui permettent aussi, par comparaison, de comprendre différentiellement où travaillent les religions historiques d'Orient et d'Occident, comme les grandes idéologies séculières, dans k diversité presque infinie des courants qui les traversent et les opposent non seulement mut autres mais parfois à elles-mêmes.
Les big data sont devenus un impératif pour mener une campagne électorale. La campagne pour l'élection présidentielle française de 2017 a été marquée par le rôle majeur joué par des plateformes de gestion et d'analyses des données massives, telles que NationBuilder ou 50+1. Qu'est-ce que change le recours au big data électoral dans les manières de faire campagne ? Introduit-t-il des pratiques " innovantes " pour mobiliser les électeurs ? Voit-on apparaître de " nouvelles " formes de militantisme ? Comment sont construits les algorithmes prédictifs ? Sommes-nous réellement fichés sur Internet ? Comment protéger ses données personnelles ? L'auteure interroge l'efficacité de ces techniques, en mettant au jour les enjeux économiques, la construction de croyances autour des big data et les jeux d'influence internationaux. L'intérêt porté à la récolte des données n'est pas neuf. Il s'agit de retracer l'intégration de certaines évolutions techniques que ce soit chez nos voisins américains ou dans les campagnes françaises de 2002 à 2017, en déconstruisant les fantasmes entourant l'usage des bases de données en politique. Mais il s'agit surtout d'armer le citoyen face à la montée en puissance d'une nouvelle ère de la donnée.