Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Scénographies de la punition dans la culture italienne moderne et contemporaine
Audegean Philippe ; Giannetti-Karsenti Valeria
SORBONNE PSN
17,50 €
Épuisé
EAN :9782878546224
Le thème de la punition est traditionnellement abordé sous l'angle juridico-politique ou psychanalytique. Les études rassemblées dans cc volume renouvellent le regard en s'interrogeant sur le rôle joué par les représentations littéraires et cinématographiques dans l'élaboration des concepts de faute et de châtiment. La culture italienne, de la Renaissance à nos jours, est ici le lieu privilégié de cette enquête. Dans le théâtre tragique et le poème épique de l'âge classique, les représentations de la punition visent à souligner la distance entre justice divine et justice humaine. Aux XIXe et XXe siècles, elles suscitent plutôt une interrogation sur le concept de culpabilité : la faute est-elle le fait d'une conscience morale individuelle ou doit-elle être ramenée à une faute originaire que les vivants expient dès leur naissance Et en quel sens ces représentations peuvent-elles aussi servir à explorer les instances psychiques et leur rapport avec la vie organique. Dans plusieurs formes narratives et cinématographiques d'après-guerre, on assiste enfin à un brouillage de la distinction entre coupables et innocents, bourreaux et victimes, dans un contexte de dérèglement des institutions où l'exercice de la justice semble problématique.
Cantegreil Julien ; Audegean Philippe ; Halpérin J
Résumé : La loi d'orientation et de programmation pour la Sécurité intérieure (LOPPSI), la réforme de l'instruction, les débats récurrents sur les libertés publiques montrent que, dans des sociétés bousculées par les évolutions économiques et sociales, le droit pénal se situe au coeur de l'identité juridique d'un pays, d'une culture ou d'une civilisation. Les spécialistes français et étrangers réunis dans ce volume présentent les ressorts profonds des débats en cours, notamment sur la distinction entre criminel et ennemi, la dépénalisation du droit des affaires, la "concurrence" des procédures, le rôle du Contrôleur général, compétence universelle et justice pénale internationale, instruction et parquet, pénalité néolibérale : une généalogie du droit (pénal) d'exception, l'originalité de la doctrine pénaliste en France depuis la codification napoléonienne, les récidivistes, secret et publicité dans les procédures avec jury... Un second dossier consacré à la réforme des lois bioéthiques complète ce volume pleinement ancré dans l'actualité juridique.
Ferrajoli Luigi ; Audegean Philippe ; Champeil-Des
Et pourquoi pas une Constitution pour la Terre ? 100 articles pour repenser la régulation économique mondiale. Traduit de l'italien par Philippe Audegean et Véronique Champeil-Desplats, ce livre est sans doute le plus engagé de Luigi Ferrajoli. Il entre dans le genre littéraire du Projet de paix perpétuelle de Kant, que l'auteur réexpose au début de l'ouvrage. Dans la première partie, Ferrajoli dresse un bilan catastrophique de la situation de la vie sur Terre. Dans la deuxième, il expose les limites du constitutionnalisme moderne pour y répondre. Enfin, en troisième partie, il plaide pour penser une régulation des pouvoirs industriels et économique au niveau international. Le livre se termine par la rédaction d'une Constitution de la Terre proposant une régulation mondiale.
Résumé : Une même sensation, la plus simple et la plus élémentaire qui soit, la sensation d'être vivant, peut provoquer le bonheur le plus intense ou être au contraire un objet de crainte et de malheur. Quoique très familière, cette sensation n'en reste pas moins le plus souvent inaperçue, comme endormie dans notre vie quotidienne. Au fil de chapitres courts et captivants, Emanuele Dattilo tente de définir cette sensation. Reconnaître dans chacun de nos gestes la vie qui est vivante, c'est entrer dans une rune dimension où nous apprenons à "désirer directement le bien" .
Pacini Volpe Patrizia ; Audegean Philippe ; Plouvi
Celui qui est privé de sa liberté à la suite d'une condamnation ne peut pas non plus être privé du droit d'être citoyen. Et donc de pouvoir étudier. Par conséquent, l'université doit être un droit pour les détenus. Mais comment ce droit est-il mis en oeuvre dans les prisons en France et en Italie ? Le volume se présente comme une oeuvre collective et vise à recueillir interventions de professeurs et de chercheurs français et italiens concernant le droit aux études universitaires en milieu carcéral à travers les principales et les plus récentes perspectives sociologiques. Le livre présente une réflexion chorale et multidisciplinaire sur la responsabilité sociale de l'université et les modalités d'enseignement en milieu carcéral entre enjeux identitaires et ambiguïtés institutionnelles en approfondissant la théorie, la recherche et les pratiques, et décrivant les expériences les plus significatives en forme comparative entre l'Italie et la France.
Ce livre ouvre une réflexion, dans le champ de l'esthétique, sur les ressources de l'écriture pour mener une analyse de film. Il s'agit moins d'exposer une méthode que d'étudier les conditions et les processus permettant de rendre compte de l'expérience sensible des oeuvres dès lors que style, composition, fonction poétique du langage ne sont pas apparat ou ornement, mais, simultanément, conduite, pratique et manifestation de la pensée. D'autres écritures analytiques, qui mobilisent des outils sonores et visuels, sont également abordées. Essai filmique, expérimentation numérique ou carte interactive, leurs formes multiples et suggestives continuent de s'inventer, comme autant de propositions performatives et de cheminements à même la matière des sons et des images. C'est l'ensemble de ces gestes d'écriture de l'analyse que cet ouvrage explore.
Le rapport que l'écrivain établit avec le monde est l'axe principal des études de ce volume consacré à des auteurs hispano-américains parmi les plus célèbres des dernières années du XIXe siècle et du XXe siècle. L'essai, la poésie et surtout le roman déploient un imaginaire d'une richesse exceptionnelle, que les études de ce volume analysent, tout en les reliant à la vision et à l'engagement personnel de chaque écrivain. L'histoire hispano-américaine, dans les essais de Manuel González Prada aussi bien que dans la poésie de Rubén Darío, revendique une volonté de destin. L'imaginaire de la culture hispano-américaine est abordé à travers le roman, au Mexique avec Carlos Fuentes, au Nicaragua avec Gioconda Belli et au Pérou, avec Isaac Goldemberg et les romans de Mario Vargas Llosa. La satire de la société au milieu du XXe siècle s'accompagne d'implications sociales et politiques magnifiquement servies par l'art d'écrire de chacun des auteurs. Des exemples sont donnés de la féconde tradition poétique et musicale des peuples sud-américains.
Bien que la question féminine soit un thème actuellement très débattu dans divers domaines scientifiques, Marginalités au féminin dans le monde lusophone est le premier ouvrage publié en France entièrement consacré à la question de la marginalité de la femme dans les différents pays de langue portugaise à divers moments de leur histoire. Ce volume réunit vingt-trois études d'universitaires renommés, français et étrangers, et couvre les domaines de la littérature, des sciences humaines et sociales ainsi que des beaux-arts sur une période qui s'étend du XVIe au XXIe siècles. Visant un vaste lectorat, pas uniquement universitaire, Marginalités au féminin dans le monde lusophone a été élaboré sous la direction de Maria Cristina Pais Simon.
Au regard de la disparité persistante entre l'Ouest et l'Est du pays en Allemagne, le domaine dit "alternatif" est un terrain d'étude privilégié pour comprendre la contre-culture depuis l'unification allemande de 1990. Celle-ci a-t-elle permis la conservation de deux héritages différents ? Comment le processus de rapprochement de mouvements anti-systémiques issus de deux systèmes politiques et sociaux différents s'est-il déroulé ? La culture alternative a-t-elle évité en son sein l'écueil de la reproduction de rapports de domination qui sont manifestement à l'oeuvre au niveau fédéral ? Issue de nombreux voyages et rencontres, cette étude se propose de chercher une réponse à ces questions à travers le milieu identifiable, stable sur une certaine durée, des " communautés alternatives " implantées en milieu rural. L'analyse s'appuie d'une part sur une attention particulière au milieu, à la langue et au contexte culturel, d'autre part sur les méthodes empruntées aux sciences sociales, en particulier à l'analyse historique des mouvements sociaux, à l'histoire orale, aux entretiens qualitatifs et à l'observation participante. Anne-Marie Pailhès est maître de conférences à l'Université Paris Nanterre, habilitée à diriger des recherches en Etudes germaniques. Elle est l'auteur de nombreuses publications sur la RDA et l'Allemagne de l'Est depuis 1990.