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Les belles années du "Milieu" (1940-1944). Le grand banditisme dans la machine répressive allemande
Auda Grégory
MICHALON
21,00 €
Épuisé
EAN :9782841866786
Extrait de l'introductionEntre Histoire et fictionPar les faits et les personnages qu'elle met en scène, l'épopée du grand banditisme sous l'Occupation stimule l'imaginaire et exalte tous les fantasmes. Ainsi, le parcours des voyous de la rue Lauriston et le processus des marchés douteux avec l'occupant ont inspiré le scénario de nombreux films et ouvrages.De Louis Malle à Claude Lelouch en passant par Laurent Heynemann ou Claude Sautet, plusieurs réalisateurs se sont attachés à pénétrer cet aspect particulier de la vie économique, politique, mafieuse et répressive de la France occupée. De la même manière, des écrivains ont puisé leur inspiration dans ces événements. Modiano, Boudard ou encore Borniche ou Chenevier abordent tous dans leurs ouvrages des questions liées à la «Gestapo française». Plus récemment encore, le 9e art s'est intéressé avec succès aux parcours sinueux de certaines personnalités de la collaboration.Bien qu'il soit le résultat d'un travail sérieux, le propos de ces ouvrages n'est pas de rassembler des témoignages ou de rendre la parfaite exactitude des faits. Tous les ingrédients du roman noir sont ici réunis et on peut comprendre que leurs auteurs aient parfois choisi de donner libre cours à leur imagination. La vie des protagonistes s'apparente par bien des aspects aux plus sombres polars: pouvoir et trahison, histoires de sang et d'argent en constituent la toile de fond.Ces oeuvres, même les plus rigoureuses, demeurent des fictions. Des faits y sont relatés en noir et blanc, exagérés ou atténués selon l'angle choisi, des personnages ambigus y sont élevés au rang de héros. Ainsi, la participation de quelques Juifs, tels Joinovici ou Szkolnikoff, à la vaste entreprise de ruine de la France durant l'Occupation, a amené des auteurs à faire quelques amalgames douteux. Henri Sergg ou Eric-Emmanuel Schmitt, dans le scénario d'un téléfilm traitant tous deux des activités de Joseph Joinovici, en proposent des analyses très différentes. Chacun d'eux se montre à l'évidence bien excessif dans la critique ou dans l'apologie.Ces travaux, qui ont le mérite d'attirer notre attention sur cette période et de nous interroger sur cet aspect de notre histoire, peuvent donc quelquefois entretenir une certaine confusion et dénaturer un sujet qui déborde largement des simples limites crapuleuses. C'est en effet un système organisé de pillage, d'une efficacité redoutable, que nous allons tenter de mettre en lumière. Et au-delà de ce système, c'est l'ensemble de la politique de répression du Reich en France qui sera abordé.Il s'agira également de souligner l'empreinte profonde de cette époque, son influence durable sur le grand banditisme français. Nombreux sont en effet les anciens de la «Carlingue"» que l'on retrouvera ultérieurement associés à la French Connection - ou au Service d'action civique (SAC), barbouzes et exécuteurs des hautes et basses oeuvres de la République."
Rolland Auda vit et enseigne la philosophie à Alès, dans le sud-est ? et se venge en écrivant des romans foutraques et jubilatoires. Après Gringo Shaman, conte initiatique écolo-onirique sur un ado français s?embarquant pour l?Équateur, il a livré dans la collection EXPRIM? un modèle de fantaisie, d?inventivité et d?audace: Le Dévastateur, salué par Télérama pour son caractère « neuf, original et jouissif ». Il organise régulièrement des ateliers d'écriture dans lesquels il aime pousser les participants à jouer avec les mots et à créer des fictions philosophiques.
Ca, c'est signé Diego, un petit dealer qui bosse dans les faubourgs de La Faute. Dans les faubourgs de La Faute, un super-héros au masque de catcheur dézingue les méchants comme tu débiterais du petit bois. Dans les faubourgs de La Faute, Orson et Rita fêtent "Le Mariage du Siècle", alias l'alliance de la haute finance et de la "grande mafia. Dans les faubourgs de La Faute, on retrouve huit corps d'adolescents en uniforme d'écolier. Alors, tovariche lecteur, tu t'attends à quoi? Rafales de Kalach, jeysers de sang, combats de sabre et scènes d'Apocalypse? Touché! Mais coulé... Parce que sois sûr d'une chose: tu ne sais pas où tu mets les pieds en ouvrant ce roman diabolique, et tu vas en prendre plein les mirettes!!!"
Lorsque Saïd se rend en plein hiver à Maleroque, un village des alpes, ce n'est pas vraiment pour pratiquer sa passion, la spéléologie. C'est surtout pour passer quelques jours dans la maison de son grand-père, qui vient de mourir et qu'il a à peine connu : Hans, dit Jean des Loups, célèbre écrivain. Mais il se rendra vite compte que les sorciers et les monstres ne hantent pas seulement les histoires à succès de son grand-père, et qu'il est très attendu au village...
Une immersion totale dans le procès des attentats du 13-Novembre. Un récit captivant, émouvant et indispensable pour saisir les enjeux de ces dix mois historiques.Après les scènes d'horreur du Bataclan, des terrasses et du Stade de France, vint le temps de la justice. Au déferlement de violence répondirent les témoignages, les débats et les plaidoiries. Pendant dix mois.Guillaume Auda s'est rendu quasiment tous les jours aux audiences du Palais de justice. Lui qui avait couvert en reportage l'émergence de l'État islamique, lui qui fut parmi les tout premiers journalistes devant le Bataclan le soir du 13 novembre 2015, puis à Molenbeek lors de la traque des terroristes, s'est totalement immergé dans ce procès historique.Dans Jeunes à crever, il fait le récit de ces dix mois en apnée, entre l'abjection sans âme du terrorisme et les insoutenables drames individuels. Avocats de la défense ou des parties civiles, rescapés et témoins privilégiés... Guillaume Auda suit au plus près différents protagonistes, dresse le portrait d'une génération frappée de plein fouet par les attentats, explore les coulisses du procès et tente de saisir l'âpre vérité qui se révèle au fil des jours. Il en tire une émouvante et fascinante comédie humaine, un document qui donne la parole à tous, qui ne tait ni les doutes ni la colère, pour livrer une vision juste, à hauteur d'hommes, de ce moment historique.
Quel avenir pour les jeunes placés en foyer et les jeunes des cités ? Après quatorze années passées entre les mains de l'Aide sociale à l'enfance, Adrien se retrouve livré à lui-même à sa majorité. Une fois obtenu son bac pro, il doit se lancer seul dans la vie active. Ses premiers pas le conduiront vers une banlieue du sud de la France. Il y découvre ses nouvelles conditions de vie - gérer un budget, s'occuper du quotidien, première expérience professionnelle - en même temps que la vie de cité, où règnent chômage, insécurité, trafics, règlements de comptes et radicalisation. De rencontres en discussions, Adrien se rapproche peu à peu de ces jeunes fracassés. Sans repères ni famille, il côtoie l'extrême violence de certaines banlieues, territoires gangrenés que la République a désertés... Face à l'inertie des pouvoirs publics, où trouver la force de ne pas sombrer ? Jeune placé, adolescent au parcours chaotique, puis banlieusard - comment faire mentir les statistiques qui vous collent à la peau ? Comment arracher l'étiquette que la société vous impose ? Entre lutte et résilience, le récit choc d'une jeunesse en perdition.
En France, 9 millions de personnes - soit un Français sur sept - vivent sous le seul de pauvreté. Derrière ces chiffres, il y a des visages. Lorsqu'elle se lance dans le tournage du documentaire éponyme, Claire Lajeunie ne se doute pas qu'elle va prendre de plein fouet une réalité sociale insidieuse. En allant à la rencontre de Matéo, 12 ans, de Sébastien, surdiplômé et sans emploi, d'Erwan, kiosquier à Paris, d'Isabelle, au RSA, et de Marianne, retraitée de 65 ans, elle prend conscience que c'est dans les détails du quotidien que se niche la pauvreté. Derrière le portrait qu'elle dresse de ces femmes et hommes qui nous ressemblent, une question demeure : comment s'en sortir quand, enfant, on est nourri aux colis alimentaires et privé de vacances ? Comment faire avec cette misère qui colle à la peau à chaque étape de la vie ? La pauvreté se transmet-elle inexorablement ? Claire Lajeunie a souhaité raconter les coulisses de son immersion dans cette France à la déroute - celle qui se bat tous les jours pour garder sa dignité. Un récit authentique et intime, en toute sincérité, qui lève le voile sur une réalité que vivent 9 millions de Français.
Nous avons tous entendu : " Mon fils, il sera avocat ou médecin ! " Profession respectée et respectable, le métier d'avocat fait rêver. Mais derrière la robe se cache une réalité que l'on ne soupçonne pas. Avocate au sein du Barreau de Paris, Anaïs de la Pallière retrace ses années d'études et d'exercice en cabinet, ainsi que les sacrifices consentis à son idéal. Une fois le précieux sésame décroché, un autre combat commence. L'avocat ne doit pas seulement se battre chaque jour pour son client et devant les tribunaux : il doit aussi se confronter à ses pairs et survivre. Concurrence exacerbée, rétrocessions inférieures au SMIC, précarité des travailleurs, pressions du chiffre, journées de travail sans fin, humiliations, harcèlement moral, harcèlement sexuel ? certains cabinets peuvent faire vivre un enfer aux nouvelles recrues. La profession a notamment permis le développement d'un système, le contrat de collaboration, qui semble avoir été largement détourné de son bénéfice originel laissant le jeune collaborateur pieds et poings liés au cabinet qui l'emploie. Et que dire de la pression exercée sur les jeunes avocates qui envisageraient une maternité... ! Heureusement, la parole se libère peu à peu. Les premières mesures commencent à se mettre en place pour lutter et faire sanctionner ces dérives. En donnant également voix à ses confrères, Anaïs de la Pallière signe un document engagé, nécessaire et plein d'espoir pour une profession qu'elle n'a jamais cessé d'aimer.
Il manquait quelque chose en moi. Je ne savais pas où chercher, alors j'ai commencé par le frigo. 10 : C'est le nombre de messages que lui et moi avons échangés en quelques jours. 7 : C'est le nombre de kilos que j'ai perdus, quelque part dans cet espace-temps. J'ai perdu le sommeil tout juste après l'appétit. Le premier me fatigue, le second m'arrange. Plus besoin de lutter contre quoi que ce soit, rien à vomir, ça rend la vie tellement plus simple. Mes proches s'inquiètent un peu, pas moi. Moi, je m'inquiète à l'idée que ça puisse "aller mieux" d'un jour à l'autre. Parce que leur "mieux" n'est pas le mien. Mais ça, c'est parce qu'ils pensent tous que je suis guérie". Avec sensibilité et justesse, Mélina Hoffmann nous livre le parcours d'une jeune femme qui tente de garder l'équilibre sur le fil d'une vie qui tangue, au coeur des troubles alimentaires. Le récit d'un mal trop ordinaire, lorsque le corps nous parle d'amour, du vide, du manque et des mensonges que l'on se raconte à soi-même, peut-être plus dangereux que ceux que l'on raconte aux autres.