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DMPP N° 5, Décembre 2008 : Almanach 2009. L'invraisemblable univers de Gustave Verbeek
Auclin Gérald
HOOCHIE
18,00 €
Épuisé
EAN :9782916049038
DMPP Almanach, brillamment orchestré par Gérald Auclin (Victor Anthracite et les trafiquants de parapluies, 2008) prend le relai de la revue Dame Pipi Comix - au tirage confidentiel et aux moyens dérisoires en comparaison de la qualité du contenu -, et s'appuie sur le même groupe d'auteurs auxquels sont venus s'ajouter quelques signatures singulières. Mais l'invité de marque de ce numéro reste le regretté Gustave Verbeek. En effet, résultat d'un effort conséquent, le dossier consacré à cet auteur américain contemporain de Winsor McCay et sur lequel l'Eprouvette n° 3 (L'Association) se repenchait déjà en 2007, présente un travail, inédit en français jusqu'alors, dont l'ampleur dépasse toutes les tentatives entreprises autour de Verbeek. La restauration et traduction de la trentaine de pages expérimentales des deux séries Upside Downs et Tiny Tads sont complétées par un dossier biographique et critique conséquent et d'hommages d'auteurs tels que : Benoît Preteseille, Martes Bathori, Gautier Ducatez, O. P. et Lu-K, les frères Leglatin, Manü-Manü et Gérald Auclin. Complétant ce sommaire, DMPP n° 5 présente une revue critique - non exhaustive mais des plus pointues - des publications de 2008 en bande dessinée, la suite des aventures de Victor Anthracite, les illustrations trop rarement publiées de Céline Delabre et des bandes dessinées originales de Martes Bathori, Gautier Ducatez, François Henninger et Andréas Marchall.
Dans ce numéro : Viktoria Lomasko va à la rencontre des travailleuses du sexe ; Le paternel de Mathes Bathori retourne en enfer (se saouler la gueule) ; Boris Hurtel se prend pour Elvis Presley !!! Joko offre un happy end à Juliette en juillet et des dessins, textes et bandes dessinées d'Emelie Ostergren, Renaud Farace, Mai Li Bernard, Gérald Auclin , Jean-Michel Perrin, Démoniak, François Henninger, Thomas Gosselin, Sophie Guerrive, Alexandre Balcaen, Olivier Philipponneau, Gautier Ducatez, J. & E. LeGlatin, du Professeur A et des deux abbés.
Victor Anthracite, c'est le personnage que Gérald Auclin a créé pour s'amuser avec les différents types de récit de genre. Entre la vraie-fausse grande aventure parodiant Hergé (Victor Anthracite et les trafiquants de parapluies, 2008) et le polar hard-boiled ("Dur à cuir" in DMPP n° 8, 2012), s'inscrivent ces Illusions (2008-2011), sorte de romance dépressive nourrie aux fantasmes qui ne se réalisent jamais, empruntant son titre à la célèbre chanson de Serge Gainsbourg. Pour la préparation de cette fiction mélancolique, Gérald Auclin se sera servi de sa propre revue pour mettre en place les grands axes du récit et la majeure partie des détails (DMPP n° 5, 6 et 7). Pour la préparation de ce livre, il aura recomposé son récit par l'ajout de quelques scènes mémorables, et peaufiné avec cette saine maniaquerie qui le caractérise (voir Incidents, 2011) une mise-en-scène à l'efficacité redoutable, pleine de fausses symétries perverses et de répétitions visuelles, tout en blocs de noirs et réserves de blancs. Un livre plein d'amitié et de drague complexée, d'obsessions sexuelles et de brumes d'alcool, de poésie et d'hallucinations, pour un réconfort à la solitude des losers amoureux.
Ce numéro est dédié à Matti Hagelberg. Proposer une étude du travail de cet auteur relève autant du domaine de la bande dessinée que de l'ufologie, mais il était grand temps de déchiffrer les harmoniques hagelbergiennes pour que le plus grand nombre comprenne enfin l'importance de livres tels que Kekkonen ou Le Sultan de Vénus. Après s'être intéressée à Gustave Verbeek en 2009 et Charlie Schlingo en 2010, Matti Hagelberg - influence majeure de quelques piliers de la maison d'édition The Hoochie Coochie - était un choix logique pour les dossiers de la revue DMPP. Le reste de la revue propose les intrigantes adaptations de Lafcadio Hearn par Martes Bathori, la suite des aventures de Victor Anthracite par Gérald Auclin, ou les méandres de l'affaire Armand par Gautier Ducatez, parmi un cortège de participations aussi savoureuses qu'expérimentales (Bastien Contraire, Olivier Philipponneau, Boris Hurtel, les frères Leglatin...). Enfin, "L'Oil des 2 abbés" , cahier critique à l'attention des lecteurs exigeants, a été affiné dans sa formule pour gagner en percussion.
Résumé : Née en 1978 en Union soviétique, Victoria Lomasko interroge, trente ans après la partition du bloc de l'Est, les vestiges de cet empire autant en Russie que dans les nouveaux Etats apparemment indépendants. Et tandis même que la pandémie de Covid 19 bouscule ses plans, le livre se mue en un témoignage d'une époque qui a vu le plus vaste pays du monde passer d'un sordide régime autoritaire à une effrayante dictature. Les dernières lignes du présent livre furent écrites au début de l'exil de l'autrice, qui a débuté en mars 2022. Fidèle à la tradition littéraire russe où un livre ne traite que rarement d'un sujet unique, Victoria Lomasko dépeint à travers Le Dernier Artiste soviétique le portrait populaire d'un monde en équilibre précaire autant qu'elle interroge le statut de l'artiste.
Deuxième ouvrage d'une trilogie sur l'enfermement, Revanche est une suite indirecte de Renégat paru en 2012 chez The Hoochie Coochie. Il ne s'agit néanmoins pas d'une série dans son acception classique et les personnages autant que l'époque n'ont rien de commun. Demeure le style - le récit de genre - qui permettait à l'auteur de revisiter les aventures de pirates dans le premier ouvrage, le western dans le livre présent. Un homme emprisonné dans des circonstances peu claires, va faire le récit de sa vie à son geôlier, amenant un éclairage personnel sur les zones d'ombre de la loi où réside malgré tout la justice réelle. Pendant ce temps, une enquête autour du meurtre présumé commis par notre héros et un braquage inopiné vont secouer la vie de cette bourgade du far-west américain. Contrairementà Renégat, récit exclusivement écrit au masculin, Revanche réintroduit des figures féminines propres à l'univers de Baladi : non conventionnelles, fortes, puissantes et actives au coeur du récit.
Toutes les histoires ont déjà été racontées" , faisait dire Daniel Clowes à son personnage David Boring, "alors si tu choisis d'en raconter une, raconte la bien" . Une citation lourde de sens qui s'accorde bien avec ce premier livre de Tarabiscouille, récit mythologique à la fois moderne et du fond des âges. Avec un style graphique intemporel (un traitement particulièrement original de la hachure) et une narration muette, Tarabiscouille crée un monde d'avant la technologie pour y réinventer Caïn et Abel se débattant sous l'influence de Mère-Nature. Un livre d'aujourd'hui mais déjà hors du temps, preuve de sa réussite. "Poisson gélatine est [... ] un conte qui prend soin de garder son mystère et de dire juste ce qu'il faut pour laisser au lecteur une part de poésie et d'imagination". L'Humanité
Une poignée d'aventuriers s'installent en Virginie et fondent Jamestown, la première colonie anglaise en Amérique. Les premières lignes de l'histoire des Etats-Unis s'écrivent.