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ACABécédaire. Mon premier livre d'ultragauche
Auclin Gérald
HOOCHIE
5,00 €
Épuisé
EAN :9782916049984
Mars 2023, France. Le mouvement contre la réforme des retraites bat son plein : les rues sont combles (300 manifestant. e. s selon le ministère de l'intérieur), et les forces de l'ordre aux abois. De la fenêtre de son loft parisien payé par l'argent public, un homme contemple l'étendue des dégâts. "Plutôt se couper un doigt avec un cutter, que de se le faire arracher par une grenade de désencerclement" se dit Gérald Auclin en se resservant une tasse de thé. Puis il se récrit : "Mais il faut bien faire quelque chose contre". ACABécédaire est un ouvrage aussi divertissant que pédagogique, puisqu'il permettra réellement aux plus jeunes d'apprendre à reconnaître les lettres de l'alphabet autant que les véritables ennemis du peuple. Avec cet ouvrage tout en silhouettes finement ciselées et à portée de la plupart des découverts, l'artiste subventionné Gérald Auclin redonne tout son sens à un mot que le capitalisme agonisant a décidément du mal à digérer : SUBVERSION !
Ce numéro est dédié à Matti Hagelberg. Proposer une étude du travail de cet auteur relève autant du domaine de la bande dessinée que de l'ufologie, mais il était grand temps de déchiffrer les harmoniques hagelbergiennes pour que le plus grand nombre comprenne enfin l'importance de livres tels que Kekkonen ou Le Sultan de Vénus. Après s'être intéressée à Gustave Verbeek en 2009 et Charlie Schlingo en 2010, Matti Hagelberg - influence majeure de quelques piliers de la maison d'édition The Hoochie Coochie - était un choix logique pour les dossiers de la revue DMPP. Le reste de la revue propose les intrigantes adaptations de Lafcadio Hearn par Martes Bathori, la suite des aventures de Victor Anthracite par Gérald Auclin, ou les méandres de l'affaire Armand par Gautier Ducatez, parmi un cortège de participations aussi savoureuses qu'expérimentales (Bastien Contraire, Olivier Philipponneau, Boris Hurtel, les frères Leglatin...). Enfin, "L'Oil des 2 abbés" , cahier critique à l'attention des lecteurs exigeants, a été affiné dans sa formule pour gagner en percussion.
Résumé : Née en 1978 en Union soviétique, Victoria Lomasko interroge, trente ans après la partition du bloc de l'Est, les vestiges de cet empire autant en Russie que dans les nouveaux Etats apparemment indépendants. Et tandis même que la pandémie de Covid 19 bouscule ses plans, le livre se mue en un témoignage d'une époque qui a vu le plus vaste pays du monde passer d'un sordide régime autoritaire à une effrayante dictature. Les dernières lignes du présent livre furent écrites au début de l'exil de l'autrice, qui a débuté en mars 2022. Fidèle à la tradition littéraire russe où un livre ne traite que rarement d'un sujet unique, Victoria Lomasko dépeint à travers Le Dernier Artiste soviétique le portrait populaire d'un monde en équilibre précaire autant qu'elle interroge le statut de l'artiste.
Résumé : J'ai oublié comment ça s'appelle est l'improbable collaboration au-delà des frontières et du temps entre le poète russe Daniil Harms (1905-1942) et l'artiste collagiste français Gérald Auclin (né en 1981). De Daniil Harms, le public français connaît essentiellement les textes à destination des adultes, dont une partie avait déjà été magnifiquement adaptée en papiers découpés par Gérald Auclin dans Incidents, paru dans notre catalogue en 2011. Pour autant, Daniil Harms est bel et bien l'auteur de vertigineux et désopilants textes pour enfants, désormais considérés comme des classiques de la littérature jeunesse dans son pays d'origine. C'est à grands coups de scalpel que M. Auclin a de nouveau décidé de rendre hommage à cet orfèvre de l'absurde. Au travers de 48 pages et 18 textes, tous adaptés en papier découpés, les générations futures pourront désormais grandir en compagnie de la complicité bienveillante de ce légendaire " voyou littéraire " - ainsi que le qualifiait la presse stalinienne. Parents, n'hésitez plus et expédiez vos enfants déclarer au libraire : " J'ai oublié comment ça s'appelle ! ", nous leur garantissons le plus chaleureux accueil !
Victor Anthracite, c'est le personnage que Gérald Auclin a créé pour s'amuser avec les différents types de récit de genre. Entre la vraie-fausse grande aventure parodiant Hergé (Victor Anthracite et les trafiquants de parapluies, 2008) et le polar hard-boiled ("Dur à cuir" in DMPP n° 8, 2012), s'inscrivent ces Illusions (2008-2011), sorte de romance dépressive nourrie aux fantasmes qui ne se réalisent jamais, empruntant son titre à la célèbre chanson de Serge Gainsbourg. Pour la préparation de cette fiction mélancolique, Gérald Auclin se sera servi de sa propre revue pour mettre en place les grands axes du récit et la majeure partie des détails (DMPP n° 5, 6 et 7). Pour la préparation de ce livre, il aura recomposé son récit par l'ajout de quelques scènes mémorables, et peaufiné avec cette saine maniaquerie qui le caractérise (voir Incidents, 2011) une mise-en-scène à l'efficacité redoutable, pleine de fausses symétries perverses et de répétitions visuelles, tout en blocs de noirs et réserves de blancs. Un livre plein d'amitié et de drague complexée, d'obsessions sexuelles et de brumes d'alcool, de poésie et d'hallucinations, pour un réconfort à la solitude des losers amoureux.
Deuxième ouvrage d'une trilogie sur l'enfermement, Revanche est une suite indirecte de Renégat paru en 2012 chez The Hoochie Coochie. Il ne s'agit néanmoins pas d'une série dans son acception classique et les personnages autant que l'époque n'ont rien de commun. Demeure le style - le récit de genre - qui permettait à l'auteur de revisiter les aventures de pirates dans le premier ouvrage, le western dans le livre présent. Un homme emprisonné dans des circonstances peu claires, va faire le récit de sa vie à son geôlier, amenant un éclairage personnel sur les zones d'ombre de la loi où réside malgré tout la justice réelle. Pendant ce temps, une enquête autour du meurtre présumé commis par notre héros et un braquage inopiné vont secouer la vie de cette bourgade du far-west américain. Contrairementà Renégat, récit exclusivement écrit au masculin, Revanche réintroduit des figures féminines propres à l'univers de Baladi : non conventionnelles, fortes, puissantes et actives au coeur du récit.
Résumé : C'est l'automne à Chiffonville... Tandis que les parents profitent des dernières journées ensoleillées pour s'amuser, Anders et ses amis se lancent dans une nouvelle aventure qui les mènera des rayons de la Grande Bibliothèque jusqu'au-delà de la Forêt des Brumes, au château de Rochevieille depuis longtemps oublié. Intrépides, solidaires, organisés et ingénieux, la petite bande aura bien besoin des qualités de chacun pour relever les défis qui se proposeront à eux. Car comme l'apprendra Maksen, le nouveau venu, c'est finalement dans l'adversité que se révèlent le caractère des individus et la force du collectif. Après Anders et La Comète et Anders et le Volcan (sélections jeunesse du Festival d'Angoulême en 2017 et 2019), Anders et le Château est le troisième volume des aventures du jeune écureuil imaginé par l'auteur australien Gregory Mackay. Ce tome présente une réelle rupture dans la série ? : les enfants ont grandi et acquis de la maturité, et la présence parentale est désormais un écho lointain et bienveillant. Ainsi il est temps pour Anders et sa bande de faire profiter de leurs acquis à leur benjamine Whinney -? la cousine de Bernie ? - et au nouveau, Maksen. Premier livre arborant les couleurs originales de l'auteur (ici, de superbes aquarelles aux teintes automnales), The Hoochie Coochie a voulu marquer cette étape en proposant un écrin renouvelé et façonné avec un soin d'orfèvre ? : reliure bodonienne sérigraphiée et couverture cartonnée embossée et coupée au format. Un objet délicieusement abouti pour un livre dont les qualités ont d'ores et déjà été récompensées du First Gold Ledger Award 2020, la plus haute distinction décernée à une bande dessinée en Australie.
Une poignée d'aventuriers s'installent en Virginie et fondent Jamestown, la première colonie anglaise en Amérique. Les premières lignes de l'histoire des Etats-Unis s'écrivent.