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Cahiers de musiques traditionnelles N° 13/2000 : Métissages
AUBERT. LAURENT
GEORG
33,00 €
Épuisé
EAN :9782825707234
Un courant important de la création artistique contemporaine, tant savante que populaire, est fondé sur les rencontres et les emprunts interculturels. Le phénomène n'est cependant pas nouveau : réalité tant physique que sociale et culturelle, le métissage adopte en musique des formes extrêmement variées. Quelles en sont les modalités ? Comment le métissage s'opère-t-il dans tel ou tel contexte ? En quoi se différencie-t-il des cas de " fusion " et d'hybridation liées à la world music moderne ? En définitive, toute musique ne témoigne-t-elle pas, à un degré ou à un autre, de processus de métissage ? C'est à ce type de questions que ce volume tente d'apporter des éléments de réponse à travers une série d'études, non seulement sur les grandes cultures métissées comme celles qu'on peut les observer sur le continent américain, mais aussi sur des cas particuliers significatifs de métissage historique ou, a contrario, sur des expériences récentes de rencontre interculturelle pouvant contenir les germes de phénomènes durables. Fondés à Genève en 1988 dans le cadre des Ateliers d'ethnomusicologie, les Cahiers de musiques traditionnelles proposent à leurs lecteurs une publication annuelle. Chaque ouvrage est centré sur un dossier thématique, complété par des rubriques d'intérêt général : entretiens, portraits et comptes rendus.
La musicologie est à la fois l'étude de la musique en soi - y compris ses formes, ses structures et son esthétique - et celle de l'homme faiseur de musique. À cet égard, la musicologie classique et historique a toujours attribué une importance prépondérante à la biographie des grands compositeurs et à leur place dans le développement de l'art musical occidental. Plus portée sur l'observation de la musique en tant que fait social et culturel, l'ethnomusicologie s'attache généralement davantage à la fonction du musicien qu'à sa personnalité. Et pourtant, le récit d'une vie peut se révéler porteur de nombreuses informations sur son contexte, sur le rôle de la musique ou sur le sens et les caractéristiques des pratiques qui en découlent. Grands artistes, interprètes talentueux ou simples acteurs d'événements musicaux collectifs, les protagonistes de ces "histoires de vies", réelles ou imaginaires, devraient nous inviter à découvrir quelques-uns des secrets dont est faite l'identité musicale des peuples.Fondés à Genève en 1988 dans le cadre des Ateliers d'ethnomusicologie et soutenus par la Société française d'ethnomusicologie, les Cahiers de musiques traditionnelles proposent à leurs lecteurs une publication annuelle. Chaque ouvrage est centré sur un dossier thématique, complété par des rubriques d'intérêt général: entretiens, portraits et comptes rendus.
Cet ouvrage collectif accompagne l'exposition éponyme à l'Abbaye de Daoulas (29) de mai 2012 à janvier 2013, réalisée conjointement avec le musée d'ethnographie de Genève.
Transcrire ou décrire : tel est le dilemme auquel sont souvent confrontés les ethnomusicologues. A qui s'adresse la notation ? au praticien ? au musicologue ? Quel est son but ? aide-mémoire ? aide à l'apprentissage ? fixation ? possibilités comparatives ? Qu'y a-t-il lieu de noter ? hauteurs, durées, timbre, geste du musicien ? Où en sommes-nous aujourd'hui avec les nouveaux outils technologiques (ordinateur, playback, Sonagraph, etc.) dont nous disposons ? Doivent-ils nous conduire à abandonner la notation sur portée ? Qu'en est-il par ailleurs de l'étude des notations musicales rencontrées dans certaines traditions ? Quels en sont les principes et comment fonctionnent-elles au sein de leur culture ? Quels sont enfin les enseignements que ces notations nous fournissent sur les méthodes cognitives qu'elles mettent en jeu ? Le présent dossier aborde ces questions à la lumière des récentes recherches en la matière et des réflexions qu'elles suscitent auprès des spécialistes.
Il y a soixante ans, l'agriculture biologique fait son apparition en France. On est alors à la veille de la Révolution verte, dont l'objectif est simple : augmenter fortement les rendements en s'appuyant, entre autres, sur l'usage massif d'engrais chimiques et de pesticides. Une " révolution " qui sera unanimement saluée comme une remarquable réussite. Prétendre alors qu'il faut faire autrement en s'appuyant sur la fertilité du sol et sur les apports organiques, en renonçant aux produits de synthèse, est à cette époque considéré comme de la pure folie ! C'est pourtant ce pari fou que feront quelques personnes, dès les années 60. Ignorées ou vilipendées par les tenants de l'agriculture conventionnelle, elles ont tenu bon et amené l'agriculture biologique là où elle est aujourd'hui : certes encore minoritaire, mais considérée par beaucoup comme l'agriculture de demain. Ce livre raconte cette aventure. L'auteur, l'un des pionniers du bio en France, nous livre à la fois un témoignage personnel, fourmillant d'anecdotes vécues tout au long d'un parcours très atypique, une charge contre ceux qui, pendant des décennies, ont ignoré ou combattu l'agriculture biologique, et de nombreuses précisions sur ce qu'elle est aujourd'hui, en France et dans le monde, sans oublier son avenir. Il apporte en outre des informations inconnues ou restées confidentielles, notamment sur l'azote et ses "apprentis sorciers"...
C'est en 1950 que le grand psychanalyste suisse donna cette quatrième édition, considérablement amplifiée, d'un essai de 1912 dans lequel, partant d'un cas individuel - celui, expose par Théodore Flournoy, dune jeune Américaine auteur de poèmes dans un état semi-inconscient -, il ouvrait à sa discipline des perspectives radicalement neuves. En partant de l'histoire de miss Miller, il s'y livre à une vaste enquête sur les symboles et les mythes culturels et religieux, développe sa théorie de l'inconscient collectif et archaïque, élargissant en fait le champ de la psychanalyse à une psychologie générale de l'humanité et de la culture. Dès sa première partition, ce livre qui marquait sa rupture avec Freud fut abondamment commenté et discuté. C. G. Jung ne cessa par la suite de l'enrichir et d'en affiner les vues. C'est une de ses oeuvres maîtresses et lun des classiques mondiaux de la psychanalyse.
Jerome Bruner, professeur de psychologie à l'université de New York, dont l'œuvre a profondément marqué le développement des sciences cognitives, nous propose dans cet ouvrage une réflexion passionnante, véritable manifeste s'inscrivant à contre-courant de l'hypothèse biologique qui aujourd'hui prétend à elle seule expliquer le fonctionnement de là pensée. En comparant le cerveau et l'ordinateur, elle a isolé la psychologie des autres sciences humaines et oublié que l'homme est un être situé socialement, historiquement et culturellement. Pour Jerome Bruner, la psychologie doit rejoindre le courant qui anime les sciences humaines ; elle doit " Interpréter " les récits, ceux de la " psychologie populaire ", par lesquels nous créons de la signification, comme l'Histoire interprète une période ou la sociologie une société. Ces récits montrent comment une culture façonne les croyances, les désirs, les valeurs de ceux qui y vivent.
Que faisons-nous quand nous communiquons ? Qui sommes-nous quand nous communiquons ? Ces deux questions sont généralement séparées. L'une renvoie aux " techniques " et à la technologie de la communication - peut-être vaut-il mieux dire " de l'information " - et fait l'objet d'un nombre croissant d'interrogations, accélérées avec l'usage massif de l'Internet et du World Wide Web. L'autre renvoie à la psychologie, voire à la philosophie, et semble désuète par rapport à la première. Sauf lorsqu'elle se présente comme une nouvelle psychologie, appelée " de l'esprit ", laissant croire que l'esprit est dans la machine (" the ghost in the machine "). Nouveautés réductionnistes, qui font passer les gens pour des choses. Ce livre traite ensemble les deux questions " que " et " qui ", sans tomber dans cet horrible amalgame qui confond machine et cerveau, cerveau et esprit. Au contraire, il montre que " ce que nous faisons " et " ce que nous sommes " sont étroitement liés par la finalité de toute communication : s'entendre les uns les autres au sein d'un monde commun, en dépit de tous les obstacles que font naître les défaillances des appareils, les différences culturelles et rituelles, les diverses manières d'écrire et de lire les histoires, et s'engager dans la discussion avec tous les troubles de l'âme inhérents à la condition humaine. Les deux termes clés de ce livre sont composer et interpréter. Les deux, intimement associés, renvoient à des processus matériels (émettre et recevoir des messages - quels que soient les médias utilisés), à des mises en scène (à qui je m'adresse et comment ?), à des intentions plus ou moins durables (que veux-je obtenir de mes interlocuteurs ?), pour des motifs plus ou moins clairs (pourquoi un tel désir d'obtenir quelque chose ?). Composer c'est s'adresser aux autres en ayant toutes ces questions en tête ; interpréter, c'est tente de les faire siennes, ne serait-ce que pour y répondre selon ses propres désirs. L'art de communiquer, c'est l'art de vivre ensemble, avec et sans machines, pour le meilleur et pour le pire. Un art que personne ne maîtrise.
A l'heure d'une mondialisation accélérée, on observerait une recrudescence des maladies infectieuses, mélange détonant de pathogènes émergents et anciens. Parmi ces derniers, le virus de la rougeole reviendrait en force. Médias, experts en santé publique et parents attribuent régulièrement cette résurgence à une hausse des refus de la vaccination. Qu'en est-il vraiment ? Cette explication est, pour l'autrice, historienne de la santé, un peu trop simple, voire simpliste. Dans cette enquête d'une rigueur exemplaire se penche sur la vaste question des non-vaccinations et leurs raisons d'être, elle met en cause l'idée que le rejet des vaccins augmente et que le "retour" de certaines maladies "que l'on croyait disparues" est la conséquence directe de cette opposition. Partant d'une autopsie minutieuse de la dernière grande épidémie de rougeole qui a touché le Québec il y a tout juste trente ans, elle dissèque et démystifie les comportements contemporains entourant la vaccination et met en relief ce qui se joue vraiment dans la réapparition de l'infection virale. Son livre souligne l'importance d'avoir une démarche historienne pour bien comprendre, dans toute leur complexité, les façons individuelles et collectives de préserver sa santé et celle des autres.