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L'école de Barcelone. Un cinéma d'avant garde en espagne sous le franquisme
Aubert Jean-Paul
L'HARMATTAN
32,00 €
Épuisé
EAN :9782296092471
Dans l'Espagne des années soixante et jusqu'au début des années soixante-dix, l'Ecole de Barcelone fédère de jeunes réalisateurs qui ont pour noms Vicente Aranda, Joaquin Jorda, Gonzalo Suarez, Jacinto Esteva, Carlos Duran, Ricardo Bofill, José Maria Nunes ou Pere Portabella. Les unissent une même détestation du franquisme et un même désir de libérer le cinéma espagnol des carcans institutionnels et esthétiques qui l'étreignent. Ce mouvement, dont l'émergence coïncide avec une renaissance des arts en Catalogne, naît en réaction à un état de crise du cinéma espagnol, pour une part compromis avec la dictature, pour l'autre enlisé dans le réalisme social. Mais il plonge aussi ses racines dans le terreau fécond d'une modernité qui traverse le siècle et dont il entend perpétuer les postulats esthétiques et éthiques. Bien qu'éphémère, l'Ecole de Barcelone aura marqué les esprits. Elle aura été le laboratoire d'une expérimentation esthétique probablement sans précédent dans l'Histoire du cinéma espagnol. Elle correspond à l'un de ces rares moments de l'Histoire où la quête de modernité et le désir d'expérimenter furent portés par un élan collectif. Encouragée dans son audace par la découverte du néoréalisme italien et de la Nouvelle Vague française, l'Ecole de Barcelone a prétendu, à son tour, réinventer le cinéma.
Rien de commun entre le Madrid en carton-pâte de La Comtesse aux pieds nus de Mankiewicz, la sinistre capitale franquiste vue dans L'Appartement de Marco Ferreri, la cité vibrante et tumultueuse de la Movida et de la Transition démocratique filmée par Almodóvar et la métropole tentaculaire qui sert de décor crépusculaire à Taxi de Carlos Saura. Sur les écrans, c'est un étonnant kaléidoscope qui se compose, à l'image d'une ville aux multiples facettes.
Le présent ouvrage interroge les lieux et dispositifs où les alternatives cinématographiques et audiovisuelles se concrétisent mais aussi la façon dont elles engagent de nouveaux usages. Les contributions réunies confortent ainsi l'hypothèse que le lieu de rencontre avec les images animées façonne le rapport du public aux uvres. Ce volume constitue le second volet du programme "Cinéma et audiovisuel : Alternatives" développé par le LIRCES à l'Université Côte d'Azur. Il a été réalisé en collaboration avec Cyril Laverge, membre de l'ESRA Côte d'Azur. Le premier volet de ce programme était consacré aux Films sans distributeur (2021).
Quelles sont les mutations à l'oeuvre dans les pratiques cinéphiles, notamment depuis l'apparition d'internet devenu un vecteur privilégié en matière de diffusion d'images animées ? Comment les prescripteurs voient-ils leur fonction se transformer au contact des nouveaux modes de consommation cinématographiques ? En quoi le renouveau des pratiques amateurs questionne-t-il la notion de cinéphilie ?
Le Grimh (Groupe de Réflexion sur l'Image dans le Monde Hispanique) célèbre ses vingt-cinq ans d'existence. Cet ouvrage retrace ce parcours pour montrer de quelle manière cette association a vu le jour, s'est développée et a accompli ce pour quoi elle avait été pensée : faire des images, dans leur diversité, un domaine de recherche reconnu ainsi qu'un enjeu de formation au sein de l'hispanisme ; offrir un espace de dialogue à la fois accueillant et exigeant ; fédérer une communauté de chercheurs gagnés à l'idée que l'étude des images requiert méthode et rigueur. Agrémenté de témoignages, illustré par des documents issus des archives de l'association, complété par un index général des publications, ce livre offre le bilan d'un quart de siècle d'une activité associative tournée vers la production et la diffusion de savoirs autour de l'image dans le monde hispanique.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.