Débat", "controverse" ou "dispute" doctrinale, la terminologie pour qualifier la doctrine est fluctuante, multiple, voire incertaine. Evoquer "l'opposition" doctrinale, c'est délibérément n'envisager qu'une facette de la doctrine, celle de sa relation négative avec l'objet juridique qu'elle considère. En effet, l'opposition semble mettre en lumière ce que la doctrine est en mesure d'apporter à la science juridique : une véritable source auxiliaire du droit. Ainsi, l'opposition, entendue comme opinion (doxa) contraire, laisse entrevoir, pour la doctrine, la recherche de sa finalité : ses effets et ses conséquences sur le droit applicable. Le rapport d'opposition peut, par ailleurs, se manifester dans le cadre d'une approche "externaliste", c'est-à-dire par des discours qui prétendent porter un regard extérieur sur le droit. Il s'agit ici de la critique du droit par les autres sciences, telles que l'économie, la psychologie, l'anthropologie ou encore les neurosciences.
Résumé : "Il a demandé à Olga de lui teindre les cheveux en blond et dans le vestiaire, il a versé sur son visage et sur son corps, couverts de la sueur de l'échauffement, un paquet entier de talc. Enfin, il ressemble à un vrai aryen. Enfin, il peut prétendre être un des leurs". Johann Trollmann, dit "Rukeli", rêve de devenir champion de boxe. Mais dans l'Allemagne des années 1920, à quel avenir ce jeune Tsigane peut-il aspirer ? Déterminé à forger son destin, Rukeli enchaîne les compétitions. De victoire en victoire, il commence à se faire un nom et tombe éperdument amoureux de la belle et blonde Olga. Leur mariage célébré, le couple s'installe à Berlin alors que l'ascension d'Hitler est elle aussi accomplie. Scruté et méprisé par les nazis, Rukeli refuse d'émigrer aux Etats-Unis et décide de défier le Reich...
Déporté à douze ans, avec sa mère et ses jeunes sœurs, au début de l'insurrection de Varsovie (août-octobre 1944), Antoni écrit ce témoignage dans les années soixante-dix. Retrouvé des années après sa mort, il est publié ici pour la première fois. Ce récit, sobre et pudique, raconte les événements qui se sont gravés d'une manière indélébile dans la mémoire de l'enfant. Toute l'infamie des camps est décrite : les wagons à bestiaux, le dépouillement, la séparation d'avec les proches, les humiliations et tortures arbitraires, le travail dans les kommandos. Il raconte aussi la " marche de la mort " en janvier 1945, le long séjour à " l'hôpital ", où les corps vivants et morts se mêlent dans une vision d'horreur. La descente aux enfers s'achève, alors que la souffrane et le temps tendent à se dissoudre dans l'épuisement extrême, avec l'attente de la libération du camp, le 5 mai 1945, à quelques jours de la fin de la guerre. L'auteur décrit aussi, avec sensibilité pragmatisme, ce qui lui a permis de survivre.
Résumé : Un homme fuit le chaos du monde en se réfugiant dans le sud de la France, à l'écart de tout, mais le réel se rappelle à lui sous forme de deux étranges meurtres... Niels est un homme qui a décidé de tout quitter et de se retirer du monde en venant vivre dans une cabane dans le sud de la France. Loin de la violence du monde urbain, il fabrique des leurres qu'il vend sur Internet. Il a choisi de s'entourer de très peu de monde : son amoureuse Lizzie, le père de celle-ci, le flic Malko et son propre père Paddy. Mais dans ce petit coin sauvage, le crime ne cesse de s'inviter. Deux ostréiculteurs sont retrouvés morts. Un tatouage sur le bras fait le lien entre ces deux meurtres. Ce tatouage semble faire référence à un vieux groupe de rock local dont les membres appartiendraient à l'extrême droite. Avec sa compagne Lizzie qui exerce le métier de journaliste, Niels ne va pas avoir le choix, et devra mener l'enquête.
Résumé : Il a pêché le saumon en Alaska, le brochet dans les lacs du Connemara. De sa passion, Niels a fait son métier. Et fui la ville pour une cabane sur l'étang des Moures, près de Sète. Le kayak file en silence. Comme il étrenne son nouveau leurre - baptisé Bleu Calypso - le fil se tend... Un poisson, mais pas que. Au milieu des algues : un visage d'homme à la peau verte. C'est le troisième cadavre qu'on extrait de l'étang ces temps-ci, après l'ornithologue allemand et le pêcheur de dorades. Lignes posées. Mystère ferré. Il n'y a plus qu'à attendre...
Le Dictionnaire des Scultprices synthétise des années de recherches minutieuses : explorations des archives publiques ; dépouillements systématiques de livrets de Salons, de dictionnaires d'artistes pour divers pays et de catalogues d'expositions ; lectures de mémoires ou de correspondances d'artistes, d'articles de critiques ou de travaux universitaires. La forme du dictionnaire a été choisie afin de réunir le maximum d'informations sur chaque artiste et cela de la manière la plus factuelle possible en des notices biographiques suivies de la mention des salons et de la liste des oeuvres dans les collections publiques ; toutes informations très concentrées, souvent inédites, utiles aux chercheurs, aux collectionneurs ou aux professionnels du marché de l'art. Avec plus de 3 500 notices, cet ouvrage répertorie les artistes ayant étudié, travaillé et exposé en France de 1550 à 2000. Toutes les nationalités y sont représentées.
Cet ouvrage présente l'ensemble incomparable que constituent les quelque cinq cents "petits bronzes" italiens de la Renaissance conservés au département des Objets d'art du musée du Louvre : sculptures en ronde bosse, reliefs, plaquettes, objets d'usage et médailles, une production qui s'échelonne de la première moitié du XVe jusqu'au milieu du XVIe siècle. Dans le catalogue, établi de façon chronologique selon l'ordre d'entrée des oeuvres dans la collection, l'auteur a choisi de ne retenir que des critères objectifs : provenance, bibliographie, iconographie, historiographie, critique historique. C'est dans les essais de la première partie du livre que l'auteur fait partager au lecteur, parfois non sans malice mais toujours avec pertinence, ses réflexions sur les notions d'unique et de multiple, d'artiste et d'atelier, de répliques et de faux. C'est là aussi que l'on retrouvera les noms de Filarete, de Pisanello, de Donatello, de Riccio et de moins illustres qu'eux, dûment replacés en contexte. Dans chacun des chapitres, conçus de façon autonome mais en résonance les uns avec les autres, ce sont donc ms questions fondamentales, posées sans fard ni pudeur, qui interrogent l'histoire du bronze italien de la Renaissance. Philippe Malgouyres apporte des éléments de réponse à ces questions qu'il nous invite à notre tour à méditer, mettant parfois à mal quelques idées reçues et ouvrant ainsi des pistes nouvelles à la recherche. C'est donc à une redécouverte de ces oeuvres et à l'exploration d'une méthode d'investigation nouvelle que nous convie Philippe Malgouyres à travers cet ouvrage qui nous incite à porter un regard renouvelé sur ces mystérieux "petits bronzes" italiens de la Renaissance.