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La prudence chez Aristote. avec un appendice sur La prudence chez Kant
Aubenque Pierre
PUF
9,62 €
Épuisé
EAN :9782130450696
Faire d'Aristote un Aufklärer serait méconnaître ce qu'il y a en lui de religiosité authentique, cette intuition de la transcendance et du chorismos, qui sont la raison profonde de sa prudence spéculative. Faire d'Aristote un tragique serait méconnaître cette confiance en l'homme, en sa recherche et en son action, qui tranche sur les lamentations du ch?ur de la tragédie et sur une certaine résignation socratique et, avant la lettre, stoïcienne. Mais Aristote exalte l'homme sans le diviniser ; il en fait le centre de son éthique, mais il sait que l'éthique n'est pas ce qu'il y a de plus haute, que Dieu est au-delà des catégories éthiques, ou plutôt que l'éthique se constitue dans la distance qui sépare l'homme de Dieu. Livré à ses seules forces par un Dieu trop lointain, qui est suffisamment visible pour être désiré, mais se tient trop à distance pour être possédé, l'homme est en butte, dans la région du monde qu'il habite, à un hasard qu'il ne peut entièrement dominer. Ou plutôt la vie de l'homme se meut entre deux hasards : le Hasard fondamental de la naissance, qui fait que la bonne nature n'est pas également partagée ; le hasard résiduel de l'action, qui fait que les résultats ne sont jamais tout à fait prévisibles. Mais le hasard de la naissance est le hasard résiduel de l'action divine, et la grandeur de l'homme consiste, en prolongeant par la prudence l'action d'une Providence défaillante, à reculer le plus possible les limites de l'imprévisible et de l'inhumain. PIERRE AUBENQUE
Les études de Pierre Aubenque restituent, à travers la complexité des textes d'Aristote, « une pensée étonnamment actuelle en son interrogation sur la multiplicité des significations ontologiques, mais aussi en ses conséquences pratiques » (Dominique Janicaud, in Dictionnaire des philosophes, Puf, 1993). Distinguant la prudence de la sagesse, Pierre Aubenque en propose une interprétation puis s'efforce de mettre au jour la source du concept aristotélicien de la prudence.
Résumé : Les études de Pierre Aubenque restituent, à travers la complexité des textes d'Aristote, "une pensée étonnamment actuelle en son interrogation sur la multiplicité des significations ontologiques, mais aussi en ses conséquences pratiques" (Dominique Janicaud, dans le Dictionnaire des philosophes, Puf, 1993). Distinguant la prudence de la sagesse, Pierre Aubenque en propose une interprétation puis s'efforce de mettre au jour la source du concept aristotélicien de la prudence.
Cet ouvrage reproduit les actes du VIe Symposium aristotelicum de 1978 qui fut exclusivement consacré à la Métaphysique d'Aristote. Délaissant volontairement les problématiques générales, les études rassemblées ici se consacrent à l'examen des passages les plus aporétiques de l'ouvrage, et aux questions fondamentales qui s'y nouent, subordonnant ainsi les controverses sur l'unité du traité à la saisie du sens de ses analyses les plus profondes. C'est dans cette perspective que les différents livres de la Métaphysique sont interrogés, et que les concepts de forme, de matière, de simple, de substance (ousia), d'activité, sont mis en rapport pour tenter de déterminer la nature et l'objet de cette science de l'étant en tant qu'étant au moment de sa fondation. Ces études font également place à une recherche qui met en rapport la problématique et la méthode de la Métaphysique avec celles du Sophiste de Platon en amont, et en aval avec la pensée de Plotin, pour saisir la pensée d'Aristote dans la double perspective d'un héritage et d'une filiation. Présentant en outre à la suite de chaque contribution un résumé de la discussion à laquelle elle donna lieu, le présent recueil rappelle quelles tâches un ouvrage aussi éminemment aporétique que la Métaphysique assigne à la pensée chaque fois qu'elle en reprend le cheminement et cherche à en saisir le sens.
L'ouvrage aborde des situations cliniques diverses (victimes d'agressions violentes, de viol et d'inceste, réfugiés du Kosovo ou du Rwanda) rencontrées lors de prises en charge individuelles ou de groupe. Il décrit le travail de survivance grâce auquel le psychisme mobilise des défenses actives contre les expériences d'anéantissement et contre leur fascination. Il analyse les processus psychiques comme la subjectivation de la mort et sa liaison à la vie qui permettent aux personnes de se remettre à vivre. Il souligne également le travail de reliance par lequel la personne violentée parvient à se relier à la communauté humaine et à restaurer un sentiment d'appartenance à l'humanité qui avait été détruit.
Résumé : L'ouvrage est destiné à tous ceux qui s'intéressent à la question fondamentale : " Est-ce que j'éduque bien ? " Parents, enseignants, éducateurs, responsables politiques, travailleurs sociaux, chercheurs peuvent y trouver matière à réflexion. Un modèle de besoins psychopédagogiques fondamentaux est présenté. Il tente de prendre en compte les dimensions les plus importantes entrant en jeu dans la construction de l'identité d'un individu : besoins affectifs, cognitifs, sociaux, idéologiques. Il donne donc un contenu - et, en cela, il constitue une véritable innovation - à la réponse à la question précitée. Par ailleurs, les auteurs s'interrogent : " Comment, concrètement, répondre au mieux à ces différents besoins ? " Pour cela, ils proposent un " système pédagogique multiréférentiel et intégré " car ils se sont aperçus que les divers courants de pensée pédagogique développent spécifiquement un besoin particulier. Ainsi, ils font correspondre une pédagogie à chaque besoin fondamental. Leur proposition - et c'est en cela que leurs propos sont " postmodernes " - est de ne pas privilégier un courant au détriment des autres. Chaque courant apporte des éléments importants. La multiréférence que chaque adulte doit intégrer dans un modèle pédagogique propre est, selon eux, une démarche incontournable. Leur conception de la formation des adultes est de faire de ceux-ci des sujets-acteurs, voire, mieux, des sujets-auteurs de leur projet éducatif. En d'autres termes, on peut dire que complexité éducative et agir communicationnel sont ici au c?ur des propositions.
La perte d'une personne aimée est toujours éprouvante et trop souvent aboutit à des perturbations émotionnelles durables et profondes, en particulier à de l'angoisse et de la dépression. Ce livre, troisième et dernier de l'oeuvre que John Bowlby a consacré au concept de l'attachement, décrit les réactions des enfants et des adolescents à la perte d'un parent en les comparant aux réactions des adultes à la perte d'un conjoint ou d'un enfant Une attention toute particulière est accordée aux perturbations du deuil aux différents âges et aux événements récents ou anciens qui les favorisent Les différents types de réactions ainsi que les circonstances qui aboutissent à des évolutions favorables ou perturbées s'avèrent être semblables à tous les âges. John Bowlby intègre à la théorie psychanalytique les notions les plus récentes tirées de l'éthologie, de la cybernétique et de la psychologie cognitive. Sa pensée stimulante est parfois controversée, mais elle a le mérite de conduire les cliniciens à une réflexion renouvelée sur les notions de perte, de deuil, de dépression, permettant des approches thérapeutiques nouvelles.
Ce Dictionnaire de psychologie allie les qualités d'un bel ouvrage accessible à tous avec les avantages de l'exhaustivité, ce qui ravira les spécialistes. Les termes de la langue courante (adolescence, leurre, agression, réaction, tempérament...) et du vocabulaire de la psychologie (autisme, psychodrame, test de Rorschach...) y sont définis, tandis que les notions fondamentales sont mises en perspective par un rappel des doctrines qui les ont élaborées. Ainsi, le lecteur pourra se demander s'il est plutôt allocentrique ou égocentrique, après avoir distingué les fantômes de son passé des fantasmes de sa libido. Grâce à un système de renvoi entre les définitions et à la prise en compte de notions qui font intervenir aussi bien la psychologie, la sociologie et la psychanalyse, cet ouvrage très utile offre un panorama complet des sciences humaines. --Paul Klein