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Poussière d'histoire. Une mémoire des années 80
Aubégny Jean ; Clavier Loïc
L'HARMATTAN
17,50 €
Épuisé
EAN :9782296110441
On ne se penche pas avec indifférence sur son passé, même distillé par l'ordre de l'alphabet. Je croyais tenir un texte facile, c'est lui qui me tient et me travaille, avec l'inéluctable déroulement de ses lettres et de ses noms et ce qu'il remue comme matière vivante et scories encore chaudes. Mais, régulièrement, mon mémento me rappelle aussi que celui qui écrit ne peut pas se superposer à celui des années 80, même si c'est bien le même acteur qui est en question. Celui d'aujourd'hui ne produit pas le sens de ces années-là, mais un sens différé et différent, autre que celui qu'il percevait alors. Ce texte s'inscrit dans la tradition du journal dont il bouscule cependant les règles canoniques. Successivement professeur en lycée, formateur, consultant et universitaire, Jean Aubégny a écrit de nombreux ouvrages dans le champ de l'éducation et de la formation. Il est aussi l'auteur de plusieurs textes narratifs et poétiques dont deux ont été publiés par L'Harmattan.
Cet ouvrage de recherche explore le champ de l'évaluation pour en repérer les avancées et les invariants. Avancées par l'entrée dans la dimension sociale à travers une approche philosophique pragmatiste mais soucieuse de la question de l'éthique et consciente de l'importance de l'imaginaire. Invariants dans la difficulté pour l'évaluation de prendre en compte un " vivant social " dont la complexité semble croître plus vite que les paradigmes et méthodologies élaborées pour tenter de l'élucider. Rencontre avec les différentes logiques des sciences humaines qui, chacune à sa manière, essaient d'interroger cette complexité sans jamais cependant parvenir à l'épuiser.
Quand Mathieu Durey, flic à la brigade criminelle de Paris apprend que Luc, son meilleur ami, flic lui aussi, a tenté de se suicider, il n'a de cesse de comprendre ce geste. Il découvre que Luc travaillait en secret sur une série de meurtres [...], dont les auteurs orchestrent la décomposition des corps des victimes [...]. Et ils ont tous, des années plus tôt, frôlé la mort et vécu une " Near Death Experience ". Peu à peu, une vérité stupéfiante se révèle: ces tueurs sont des " miraculés du Diable " et agissent pour lui. François d'Aubigny réussit la prouesse d'incarner parfaitement chacun des multiples personnages de ce récit, des heures de frissons et d'effroi en perspective.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.