L'IRM hépatique est devenue un examen incontournable en pathologie hépatique et biliaire. Elle est l'examen clé de la caractérisation lésionnelle mais joue aussi un rôle majeur dans la détection des lésions et leur bilan préthérapeutique. Ses performances reposent sur sa haute résolution en contraste, sur les multiples types de séquences disponibles et sur l'utilisation possible dans certaines indications de produit de contraste hépato-spécifique. Parallèlement à cette analyse morphologique, l'IRM est capable de quantifier les différents composants hépatiques ou lésionnels, notamment le fer et la graisse. Ce livre présente toutes ces possibilités appliquées à l'exploration du foie et des voies biliaires. Il se veut simple et clair, orienté vers une pratique quotidienne de l'IRM hépatique et biliaire. Il explique comment appliquer à chaque pathologie les différentes techniques IRM qui permettent un diagnostic lésionnel. Il est ainsi largement illustré à partir de multiples exemples des différentes pathologies abordées. Après un rappel sur les différents produits de contraste utilisables en IRM hépatique, les chapitres recouvrent l'ensemble des pathologies hépatiques quelles soient diffuses ou focales, tumorales (bénignes et malignes) ou non tumorales, kystiques ou solides, vasculaires et enfin biliaires. Les lésions les plus fréquemment rencontrées sont mises en exergue dans leurs aspects typiques ou atypiques. Les anomalies plus rares sont elles aussi présentées mais leur importance est mise en perspective des lésions les plus communes. Pour une meilleure compréhension des pathologies décrites, l'épidémiologie, la clinique et l'histologie sont rappelées pour chaque lésion traitée. A la fin de chaque chapitre, la place de l'IRM dans la pathologie développée est rappelée et les points clés qu'il faut garder à l'esprit concluent le chapitre.
Résumé : Magnifié et statufié comme seuls, peut-être, le furent les combattants de la guerre de Troie, Godefroy de Bouillon a longtemps relevé du mythe plutôt que de l'histoire. Pourtant son intervention fut décisive sur l'évolution de l'Occident comme sur celle de l'Orient. Une brillante ascendance - sa famille descendait de Charlemagne -, un enracinement dans une région - entre Rhin, Meuse et Escaut - en plein essor économique et touchée plus tôt que d'autres par la réforme religieuse et sociale entreprise par l'Eglise : tout désignait ce féodal d'une grande bravoure et exerçant un fort ascendant sur les hommes à conduire l'une des trois armées parties en 1096 délivrer le tombeau du Christ. Participant actif à la prise d'Antioche, vainqueur de Jérusalem, il sut comme " avoué (gardien) du Saint-Sépulcre " jeter en moins d'un an les bases d'un Etat appelé à durer plus d'un siècle et demi. Il connut une destinée posthume plus glorieuse encore. Stupéfait de l'exploit qu'il avait accompli à travers Godefroy, l'Occident fit de lui le parangon des vertus chrétiennes et chevaleresques : les chansons de geste sont pleines de ses hauts faits. Il hanta Dante, Le Tasse et Chateaubriand ; au siècle dernier encore, il divisa le plus sérieusement du monde les érudits de deux grandes nations d'Europe pour savoir... s'il était Belge ou Français !
Mort il y a tout juste 850 ans, Bernard de Clairvaux (1091-1153) est de ces personnages à ce point complexes qu'ils en deviennent paralysants. Y compris pour les historiens. Issu d'une famille de l'aristocratie, premier abbé de Clairvaux, il est, d'abord, la figure de proue du prodigieux essor des cisterciens, ces "moines blancs" qui ont rénové en profondeur - et durablement - la vie religieuse de l'Occident médiéval. Encore tallait-il jauger le poids réel d'un génie aux facettes innombrables en le replaçant au c?ur d'un siècle lui aussi complexe qui aura connu un schisme dévastateur et des mutations qui touchent à tous les aspects de la vie de l'Orient et de l'Occident. Celui qui s'est dit "la chimère de son siècle" a initié une croisade et théorisé la "guerre sainte", a mis la main à tout ce qui a pu agiter la vie religieuse, politique, intellectuelle ou artistique d'un moment de l'Histoire entre tous fécond. Moine engagé aux foucades redoutées des papes comme des princes, brutal dès lors qu'il s'engage - pas toujours à bon escient l'"affaire Abélard" en est une illustration caricaturale -, Bernard de Clairvaux est aussi un prêcheur formidable, un écrivain de haute volée, un ascète exigeant et un mystique parmi les plus inspirés. Un demi-siècle et plus de savantes recherches bernardines intenses permettent d'évaluer à nouveaux frais la personnalité la plus charismatique et la plus controversée du premier XIIe siècle, tout comme l'exacte nature des impulsions d'un homme tout entier féodal qui, souvent hors du cloître, a pesé sur son temps davantage que quiconque. Connaisseur sans pareil du XIIe siècle et écrivain de grande race, Pierre Aubé relève avec panache un défi difficile et comble brillamment une lacune dans la galerie des portraits du Moyen Age européen
Il a, depuis que le monde est monde, beaucoup donné de lui-même. Viande, lait, peau, laine. Gènes, maintenant. Pour que la vie, ici-bas, se déroule sans drames excessifs, il nourrit toujours. Et il vêt. Pour satisfaire, chez l'être humain, quelques penchants spécifiques, il a contribué plus que toute autre créature à conserver et transmettre l'essentiel de certaines pensées dont on n'est pas près, tant s'en faut, d'avoir fait le tour. P. A.
Hiver 1915, le monde est en guerre. Alors qu'un obus explose à proximité de sa tranchée, Jean est grièvement blessé à l'abdomen. Pour tenter de sauver sa vie, il part se réfugier dans une forêt. C'est la porte d'entrée d'un univers parallèle étrange et merveilleux dans lequel il retrouvera celle qu'il aime depuis toujours : Fédora. Dans ce conte poétique dont l'action se déroule pendant la Première Guerre mondiale, François Aube aborde avec beaucoup d'élégance les thèmes de l'amour, de la mort et de la nature à travers les visions métaphoriques d'un soldat à l'aune de son ultime voyage.
Eternelle question de tout enseignant : où placer la barre du savoir délivré en fonction du public visé ? Que dois-je dire du métabolisme du calcium à l'élève kinésithérapeute ou à l'étudiant en médecine, à l'interne se spécialisant en rhumatologie, au médecin généraliste ou au chirurgien orthopédiste ? Jusqu'où descendre dans le détail pour ceux-ci, comment épurer l'essentiel pour ceux-là ? La réponse apportée varie selon les enseignants ; surtout, certaines formations bénéficiant d'une longue tradition ont su répondre au fil du temps, au moins pragmatiquement, à la question posée. Mais quarante ans d'enseignement m'ont appris que ce n'est pas si simple, que les connaissances se chevauchent, que ce qui est essentiel pour comprendre la biomécanique de base d'un os n'a que peu à voir avec le métabolisme de l'ostéoclaste, mais que connaître ce même métabolisme est indispensable pour appréhender la genèse de l'ostéoporose. De même, c'est la sémiologie seule qui me sert pour diagnostiquer une polyarthrite rhumatoïde et non l'immunologie, mais si je veux comprendre — et maintenant traiter — ce rhumatisme inflammatoire chronique, c'est pourtant elle qui m'est nécessaire. Et si la question était mal posée ? Puis-je " raisonnablement " utiliser le savoir de la littérature scientifique, mâtiné de l'expérience pédagogique et d'une pincée de bon sens pour donner un aperçu global de l'appareil locomoteur, de sa physiologie, de sa sémiologie, de ses diagnostics et de ses traitements sans être indigeste et illisible, ni simplificateur et réducteur ? Si oui, la question de la cible de ce livre ne se pose plus : tous ceux concernés par l'appareil locomoteur, le système ostéo- articulaire ou l'appareil musculo-squelettique, sont ici invités. Il ne s'agit ni d'un traité exhaustif de rhumatologie ni d'un cahier utilitaire de préparation à un quelconque concours. La logique veut présider à sa composition, l'emboîtement des connaissances faciliter son apprentissage, le découpage en grands chapitres de physiologie, sémiologie et pathologies le rendre utile, car opératoire. Reste la thérapeutique. De tous ces chapitres, c'est celui qui sera le plus vite périmé. Je le souhaite : cela voudra dire que nous avons progressé pour le plus grand bien de nos malades. On ne trouvera pas ici de données concernant les thérapies manuelles proprement dites, mais on ne peut comprendre et pratiquer ces techniques sans une bonne connaissance de chapitres entiers de la rhumatologie.
Les dangers des radiations ionisantes sont désormais connus grâce à l'expérimentation animale (qu'il est habituel de décrier aussi sous la pression de certaines mouvances), et aussi suite aux catastrophes nucléaires (Hiroshima, Tchernobyl, Fukushima), bien que les données issues de celles-ci ne soient guère aisées à interpréter, comme on le verra dans le contenu de l'ouvrage. Aussi, l'usage de l'irradiation médicale fait-il l'objet actuellement de réglementations contraignantes. Les stratégies d'exploration radiologique doivent être adaptées ; l'appareillage doit évoluer, et la répétition d'examens, parfois inutiles ou mal indiqués, évitée. Les techniques, aussi bien que la réglementation, sont fortement évolutives. Parfois, comme dans le cas de la grossesse, des données Issues de l'expérimentation, où des doses très élevées sont mises en oeuvre, sont transposées dans la pratique clinique, et génèrent des abstentions diagnostiques qui pourraient être dommageables aux patientes, en mème temps que l'irradiation à faible dose, parfois nécessaire, génère des risques juridiques en cas de survenue sporadique d'une anomalie congénitale spontanée, toujours possible quand on sait que leur fréquence est de l'ordre de 5 %, toutes causes confondues. Tout ceci justifie des synthèses périodiques, comme celle qui fait l'objet du présent ouvrage, issu du 31e cours du Pont d'Oye (Rochehaut, Belgique).
Résumé : La traumatologie de la cheville regroupe des lésions osseuses, ligamentaires et tendineuses simples ou complexes, isolées ou associées, à l'origine de diagnostics lésionnels imprécis, de traitements mal codifiés et de séquelles parfois importantes. Le but de cette 9e Journée de Traumatologie de la Pitié-Salpétrière est de définir une démarche diagnostique cohérente devant un traumatisme de la cheville ; d'évaluer les différents traitements, préciser les techniques chirurgicales et leurs indications ; et de proposer des solutions thérapeutiques pour les séquelles (instabilité, raideur et arthrose).