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Entre les mailles du diable
Attoumani Nassur
L'HARMATTAN
12,00 €
Épuisé
EAN :9782296000872
Accusé d'avoir violé une de ses anciennes élèves, M. Sora Malutu se retrouve devant un tribunal correctionnel. Faisant fi du rapport du gynécologue et de l'incohérence des propos de Mlle Marari Luha qui innocentent le défendeur, le Procureur de la République demande toutefois, la mise en route immédiate du prévenu. En arrière-plan de ce procès ubuesque contre la pédophilie tentaculaire qui gangrène la société moderne, c'est l'erreur judiciaire primaire que le dramaturge satirique maorais dénonce avec toute la verve qu'on lui connaît. Et pour parfaire ce jugement, le tribunal devient soudain un grand cirque où chaque personnage joue le rôle d'un clown averti. Spectacle vivant : Cette pièce a fait l'objet d'une tournée dans la plupart des communes de Mayotte en 2004 et aux Comores en 2005.
Hale za La Fontaine... A la fois fin psychologue et pédagogue aguerri, Jean de La Fontaine a su par sa verve poétique et son élégance de conteur capter l'admiration de ses contemporains. Ses fables et son talent reconnus et appréciés à la cour de Louis XIV l'ont élevé au rang d'un des moralistes les plus célèbres en Orient et en Occident puisque son oeuvre est traduit dans presque toutes les langues. Aujourd'hui, par le truchement de Nassur Attoumani, les lecteurs retrouvent, pour la première fois, les dictons, les maximes et les proverbes distillés dans ce monument littéraire en shimahorais, l'une des langues maternelles de Mayotte.
Emancipée, peu instruite mais passionnément amoureuse, Fatiha Bahouili va déranger tous les plans de son père, les rêves de sa mère et l'ordre moral en épousant, contre le gré de ses parents un manchot étranger. Ici tout est terriblement décoiffé: l'heure africaine, les adaptations du Coran, l'immigration clandestine, la justice française et l'éternel machisme... Avec " La Troupe M'Kakamba" (Arc-en-ciel en mahorais), " La fille du polygame" a fait l'objet d'une tournée de 14 spectacles à Mayotte (Grande-Terre et Petite-Terre), une émission télévisée (RFO 31 décembre 1990). Cette pièce a été sélectionnée et jouée devant le Ministre des D.O.M.-T.O.M Monsieur Louis Le Pensec et le Préfet de Mayotte Jean-Paul Coste à l'occasion du 150e anniversaire du rattachement volontaire de Mayotte à la France (25 04 1841 - 25 04 1991) et présentée également lors d'une tournée à la Réunion (juin 1991) sur invitation de l'Action Culturelle du Rectorat de la Réunion dans le cadre de la Semaine des Arts. Elle a été présentée pour la première fois au public au CMAC de Mamoudzou en août 90, interprétée par des collégiens et quelques professeurs, mahorais et mzoungous,dans une mise en scène d'Anne-Marie Pichard.
Le turban et la capote" est une comédie satirique dans la lignée du théâtre nassurien. Cette pièce qui a soulevé des vagues de rires, à Mayotte et à La Réunion, se fait l'écho des formidables mutations de la société mahoraise où les traditions musulmanes sont confrontées à la modernité occidentale. Au centre des dénonciations du dramaturge mahorais, se trouve le problème de la femme et de son émancipation, celui de la régulation des naissances, de l'allusion à la réforme des noms patronymiques et à la départementalisation tant souhaitée par la population. Comme l'avait dénoncé Molière, en son temps, ici, les serviteurs de Dieu sont des hommes. Et lorsque, sous le turban du cadi Mabawa Ya Nadzi, on reconnaît Tartuffe et Don Juan, au bout de chaque réplique, le spectateur se tord de rire car, dans ce melting-pot cultuel et culturel, tout le monde en prend pour son grade.
Résumé : Arraché à son Afrique natale, au milieu du XIXe siècle, un jeune bouvier sans nom se retrouve dans une île inconnue. Tout en se recroquevillant dans un mutisme total, il rumine, néanmoins, son évasion de l'île prison qui le séquestre. Malheureusement, Nerf de Boeuf, le contremaître blanc, règne en maître absolu dans la plantation de Hajangwa. Il ne laisse aucun répit aux têtes de nègre. Aucun répit, jusqu'au jour où... Avec ce second roman, l'auteur de La fille du polygame nous plonge dans les méandres de l'esclavage.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.