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ISRAEL IMAGINAIRE
Attias Jean-Christophe ; Benbassa Esther
FLAMMARION
18,60 €
Épuisé
EAN :9782080672889
Deux peuples pour une même terre : c'est ainsi que se résume le conflit qui, depuis le début du siècle, embrase le Moyen-Orient. Au-delà des crispations politiques, seule la force symbolique qu'incarne la possession de la terre explique en effet que l'on n'ait pu encore trouver de solution. C'est une histoire aussi ancienne qu'ambiguë qui relie le peuple juif à la terre d'Israël, une histoire faite d'exil et de dispersion. Bien plus qu'un territoire repérable sur une carte, cette terre a évoqué pour les enfants d'Israël le souvenir d'une gloire antique, l'horizon d'une attente, le lieu improbable où se projetait l'espérance de jours meilleurs. Leur fidélité aux textes sacrés, qui s'y réfèrent sans cesse, a permis aux Juifs, longtemps absents de la terre d'Israël, de cristalliser autour d'elle une identité toujours en mouvement. Ni le sionisme, ni la fondation de l'Etat en 1948 ne mettront fin à cette construction imaginaire. Les pionniers laboureront la terre en tous sens, y creusant de profonds sillons. Ils n'en auront pas moins besoin de mythes, comme si ceux-ci avaient seuls le pouvoir de la rendre plus proche et plus concrète. Plus que jamais hantée par le Livre, la terre d'Israël reste aujourd'hui l'enjeu de débats passionnés et d'une colonisation controversée. Mais comment négocier un symbole, lorsque chaque centimètre carré a valeur d'absolu pour les extrémistes de tous bords ? C'est à cette question que tentent de répondre Esther Benbassa et Jean-Christophe Attias en explorant le vécu juif de la terre, des temps bibliques à l'aube de la modernité, des premiers pas du sionisme à la restauration d'une souveraineté juive sur le sol ancestral, et jusqu'aux doutes actuels de l'ère " post sioniste ".
C?est une culture juive vivante et en constante interaction avec le monde que nous donne à méditer cette belle étude de Jean-Christophe Attias. On y croise d?étonnantes figures, mythiques ou mythifiées: Moïse, coiffé de ses cornes, Jésus, l?enfant sans père, Mahomet, l?imitateur, Isaac Abravanel, le héros juif par excellence? On y parle textes, bien sûr, mais aussi rêves, identité et politique. On y parle âme, révélation, loi et spiritualité, mais aussi corps, transgression et mystère du couple humain. Loin des tentations du repli communautaire, pas davantage enclin à sacrifier à la frilosité du savant, Jean-Christophe Attias n?explore pas seulement le passé du judaïsme. Il interroge aussi son présent et s?inquiète de son avenir. Il le pense à la fois en chercheur, en Juif et en citoyen. Quitte à toucher des questions explosives, impasses du dialogue interreligieux ou ambiguïtés des rapports entre judaïsme et sionisme.
Né en 1958 d'un couple "mixte", mère catholique charentaise et père juif d'origine algéro-marocaine, Jean-Christophe Attias s'est longtemps demandé ce qu'il pouvait bien être lui-même. A l'âge de vingt ans, il tranche de manière radicale le débat intérieur qui l'agite depuis l'enfance et se convertit au judaïsme orthodoxe. Désormais, pense-t-il, les choses sont claires : il est - et il est seulement - ce qu'il a décidé d'être. Quarante ans plus tard, il revient sur cet itinéraire. Sur ce qui s'est passé jusqu'à ce choix et après. Car Jean-Christophe Attias est toujours juif. Mais "un juif de mauvaise foi" qui, après avoir connu le réconfort d'une pratique rigoriste, goûte les joies, non moins délectables, de la transgression. Il sait désormais que "l'identité" est toujours un piège, qu'il est doux d'y tomber, mais qu'il faut savoir s'en affranchir. Ce livre, émouvant et drôle, est le récit d'un voyage. Libre, inachevé et sans destination connue. Traversant cent lieux divers, visités ou rêvés. Et jalonné d'autant de rencontres, réelles ou imaginaires, mais toujours décisives. Jean-Christophe Attias s'est-il retrouvé en chemin ? Rien n'est moins sûr. Il espère seulement que Dieu, qui n'existe pas, mais qu'il veut bien encore prier de temps en temps, continue à le reconnaître comme l'un des siens.
Juif byzantin imprégné de culture sépharade, Juif rabbanite en étroit contact avec les milieux karaïtes de Constantinople, relecteur critique de la tradition dont il est l'héritier, Mordekhai Komtino achève en 1460 un important commentaire du Pentateuque. Il y développe une herméneutique du dialogue avec le Texte, avec son public et avec ses modèles marquée au sceau d'une indépendance d'esprit et d'une ouverture qu'après cinq siècles d'occultation il était urgent de restituer.
Biographie de l'auteur Jean Christophe Attias est né en 1958. Il est directeur d’études à la Section des Sciences religieuses de l’École pratique des hautes études et titulaire de la chaire d’histoire du judaïsme rabbinique depuis 1998. Membre du conseil scientifique du Centre Alberto Benveniste pour les études et la culture sépharades (EPHE), il est chercheur au centre d’histoire moderne et contemporaine des Juifs (EPHE). En 2006, il a reçu le prix Selligmann contre le racisme pour Juifs et musulmans : Une histoire partagée, un dialogue à construire (La Découverte). Il a publié Des cultures et des dieux : Repères pour une transmission du fait religieux (Fayard, 2007), avec Esther Benbassa, dans la collection « Les Dieux dans la Cité », qu'ils ont codirigée aux éditions Fayard.
L'ABCdaire de Matisse nous transporte dans l'univers d'un des peintres majeurs du XXe siècle. Il nous plonge dans l?oeuvre d'un artiste, pour qui la peinture est avant tout un plaisir visuel et mental. A travers trois grandes thématiques, on découvre sa famille (Émile, Amélie, Anna Matisse) et ses amis (Pierre Bonnard, Picasso, Moreau) on explore le contexte socio-culturel qui permit son épanouissement (fauvisme, impressionnisme, les salons, ses voyages); enfin, on ouvre les portes du langage plastique et des grandes thématiques qui parcourent son oeuvre Enfin, on nous apprend à regarder la beauté des couleurs de ses oeuvres, la pureté du trait et l'élégance de la ligne à travers les techniques et les thèmes récurrents du peintre (la musique, l'atelier rouge, la danse). Inventeur d?un langage pictural, Matisse se sert des couleurs pour traduire, non la matière des choses, mais l'émotion qu'elles suscitent C'est pourquoi ses oeuvres nous parlent et restent toujours aussi vivantes.
Résumé : 2018 marque l'anniversaire des 70 ans d'Israël (vote de l'ONU du 14 mai 1948). Dans cet ouvrage, Salomon Malka revient sur 70 dates qui ont compté dans l'histoire de cet Etat. Il nous raconte ainsi chaque journée marquante ou déterminante pour ce pays, en guerre depuis sa création. La politique, les relations internationales, mais également l'archéologie, la culture, la technologie, l'écologie... sont revisités par l'éclairage qu'en donne l'auteur. Un essai passionnant et essentiel pour comprendre le parcours d'un Etat et d'un peuple, du roi David à l'actualité la plus récente.
Les mots "terre d'Israël" renferment une part de mystère. Par quelle alchimie la Terre sainte de la Bible a-t-elle pu devenir le territoire d'une patrie moderne, dotée d'institutions politiques, de citoyens, de frontières et d'une armée pour les défendre? Historien engagé et volontiers polémiste, Shlomo Sand a dénoncé à grand bruit le mythe de l'existence éternelle du peuple juif. Poursuivant ici son oeuvre de déconstruction des légendes qui étouffent l'Etat d'Israël, il s'intéresse au territoire mystérieux et sacré que celui-ci prétend occuper: la "terre promise" sur laquelle le "peuple élu" aurait un droit de propriété inaliénable. Quel lien existe-t-il, depuis les origines du judaïsme, entre les juifs et la "terre d'Israël"? Le concept de patrie se trouve-t-il déjà dans la Bible et le Talmud? Les adeptes de la religion de Moïse ont-ils de tout temps aspiré à émigrer au Moyen-Orient? Comment expliquer que leurs descendants, en majorité, ne souhaitent pas y vivre aujourd'hui? Et qu'en est-il des habitants non juifs de cette terre: ont-ils, ou non, le droit d'y vivre?
Résumé : Si la défaite actuelle des armées occidentales en Afghanistan renvoie aux échecs des envahisseurs précédents, elle met également en pièces le rêve eurasien d'Alexandre Le Grand. Ce rêve "si beau, perspicace, intemporel, généreux" selon Nicolas Bouvier, et qui bouleversa Malraux. Comment le territoire du Gandhara, où prospéra l'extraordinaire et tolérante civilisation née de la rencontre entre la Grèce et l'Orient, peut-il coïncider avec celui du djihadisme contemporain ? Celui-là même qui vit l'apogée des talibans, la montée d'Oussama Ben Laden, la présence des théoriciens de la guerre sainte, ou encore le passage de Mohammed Merah. Pour le comprendre, Jean-Pierre Perrin a parcouru l'Afghanistan dans les pas d'Alexandre le Grand. Il retrace les batailles du conquérant dans les montagnes de l'Indu Kush, revient sur les échecs militaires de l'URSS et de l'OTAN, tout en évoquant les figures du djihad de - Massoud ou le sanglant Haqqani qu'il a personnellement rencontrés. Comme dans la plupart de ses ouvrages, il fait résonner littérature et souvenirs, Histoire et géopolitique, passé et présent. Ecrivain-voyageur, romancier, longtemps grand reporter à Libération, Jean-Pierre Perrin a publié, entre autres, Jours de poussière (La Table ronde, Prix des lectrices de Elle 2003), La mort est ma servante (Fayard, 2013) et Menaces sur la mémoire de l'humanité (Hoëbeke, 2016).
Résumé : "Plutôt que de faire une histoire de facture classique de l'Etat d'Israël, j'ai voulu en brosser à larges traits, à travers les problèmes qu'il a eu à affronter depuis sa venue au monde, le profil historique. Il est assurément difficile de condenser en si peu de pages une histoire aussi pleine que celle de l'Etat juif. Il est encore plus difficile, sinon parfaitement absurde, de prétendre à la froide objectivité sur un sujet aussi brûlant, aussi passionnément disputé que celui-là. Mais si l'on fait grâce à l'historien de l'impartialité de l'entomologiste, on est en droit d'attendre de lui une rigoureuse honnêteté intellectuelle, sans laquelle il sera peut-être un excellent pamphlétaire, mais sûrement un exécrable historien. je me suis par conséquent efforcé de respecter scrupuleusement le précepte que Cicéron propose à l'historien : ne rien oser dire qu'il sache faux, oser dire tout ce qu'il croit vrai."