Au tournant du millénaire, la mondialisation libérale entre dans une nouvelle phase: en mars 2000, la bulle spéculative liée à la "nouvelle économie" implose; le 11 septembre 2001, de terribles attentats sont perpétrés au c?ur des Etats-Unis; à la fin de l'année 2001, la faillite frauduleuse d'Enron est la première d'une série de scandales boursiers, tandis que l'Argentine s'enfonce dans une crise profonde. La doctrine néolibérale se heurte désormais aux réalités qu'elle a engendrées montée des inégalités, du chômage et de la précarité, qui servent de terreau à la délinquance et au terrorisme. C'est l'occasion, pour le gouvernement des Etats-Unis, de mettre en ?uvre ouvertement une politique impériale visant, dans tous les domaines, et en s'appuyant sur leur suprématie militaire, à reconfigurer la mondialisation au bénéfice de leurs seuls intérêts. En avril 2003, l'agression contre l'Irak l'illustrera de manière paroxystique. Au cours de la troisième université d'été d'Attac, en août 2002, ces évolutions ont été analysées par des universitaires, chercheurs, syndicalistes et responsables associatifs. Tour à tour "enseignants" et "enseignés", ils se sont aussi efforcés d'ouvrir des perspectives pour ce que l'on appelle maintenant le mouvement altermondialiste. Cet ouvrage a pour ambition de faire partager au plus grand nombre la richesse des interventions et des débats de cette rencontre studieuse. Pour sortir enfin de l'impasse
Depuis une trentaine d'années, dans tous les pays développés, les systèmes de santé ont subi de profondes transformations dues à l'emprise croissante des lobbies et des intérêts privés sur les politiques publiques. Par analogie avec le "complexe militaro-industriel" dénoncé par Eisenhower en 1958, on peut désormais parler d'un "complexe médico-industriel". C'est lui qui dicte les pratiques médicales en transformant maladie et santé en marché pour consommateurs de soins et de médicamentsCe véritable hold-up financier, que cet ouvrage analyse dans le détail, remet en cause des acquis de civilisation. Contre la rapacité des multinationales de la pharmacie, une autre logique, celle du bien commun, est possible. Ses contours en sont ici esquissés
Face aux tentatives de neutralisation ou d'instrumentalisation de la règle du droit, qui ont pour but de consolider les rapports de force établis par la puissance de l'argent, le combat juridique est, en effet, un des aspects essentiels des objectifs que se sont donnés et Attac et le Syndicat de la magistrature : lutter contre les dévoiements et la criminalisation de la sphère financière, ce qui implique la mobilisation des armes du droit contre ces dérives, et une justice plus efficace contre la criminalité internationale.
Les Etats-Unis, leurs ressortissants et leurs obligés à l'étranger et, au-delà, le reste du monde occidentalisé sont-ils davantage en sécurité depuis que George W. Bush a fait de la "guerre contre le terrorisme" l'axe de toutes ses politiques après les attentats du si septembre? Chacun voit bien que non. De ce point de vue, la doctrine de la "guerre préventive" développée par l'administration républicaine se solde donc par un échec total. Mais était-ce réellement le but poursuivi? On ne saurait en effet dissocier la posture belliciste du clan au pouvoir à Washington de sa vision de l'ordre planétaire, tant les dimensions diplomatique, militaire, économique et financière sont intimement liées dans la nouvelle "destinée manifeste" qu'il s'auto-attribue. Promoteurs et premiers bénéficiaires d'une mondialisation néolibérale qu'ils ont commencé à imposer comme paradigme dominant dès le début des années 1980, les Etats-Unis, par la voix de leurs dirigeants, affichent désormais ouvertement une ambition impériale; l'Irak aura constitué à cet égard un test en grandeur nature, tant en direction de leurs ennemis que de leurs "alliés". Cette stratégie globale conduit inévitablement le mouvement altermondialiste à aborder un ensemble des questions qu'il ne se posait pas à ses débuts, en un mot à se "géopolitiser".
Denis Diderot, (1713-1784), l?une des figures majeures des lumières, cheville ouvrière de l?Encyclopédie, ardent partisan du matérialisme athée, s?est brillamment illustré dans le dialogue philosophique.
Alphonse Daudet est né dans le Gard le 13 mai 1840. Il quitte tôt les bancs de l?école pour venir à dix-sept ans à Paris, en quête d?une carrière littéraire. Il publie ses poèmes (Les Amoureuses en 1858), puis ses romans (Le Petit Chose, Tartarin de Tarascon, Sapho?) qui fondent, petit à petit, sa notoriété. Il travaille comme journaliste et secrétaire particulier, et rencontre, dans les salons, les grandes figures de son temps, notamment Flaubert, Zola et Edmond de Goncourt, avec qui il noue une relation intime.
Baudelaire Charles ; Cendres Julien ; Beriot Laure
Baudelaire écrit en 1851 cette étude savante et voluptueuse sur l'alcool et le haschisch. Il révèle la puissance créatrice et la force destructrice, les illusions et les charmes sinistres de ces deux substances addictives, comparées comme moyens de multiplication de l'individualité.
Sébastien BaillyLes Zeugmes au platÉloge d?une tournure humoristiqueAvant-propos d?Hervé Le Tellier InéditLe zeugme, c?est le sel de la langue, l?irruption du cocasse, parfois par maladresse, mais avec effet garanti. C?est l?art et la manière de lier ensemble des termes que rien ne devrait rapprocher. Le procédé a bercé votre enfance, souvenez-vous de l?injonction parentale: « Arrête de mettre le bazar et tes doigts dans le nez! »? Déjà on riait.Le zeugme est le parent pauvre de la stylistique, mais on ne fait pas de littérature sans casser des ?ufs: en recueillant le meilleur du zeugme, Sébastien Bailly en fait la démonstration, de Montesquieu à Pierre Desproges, en passant par Chloé Delaume et Pierre Dac.