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Dictionnaire amoureux du thé
Astier Ingrid ; Delmas François-Xavier
PLON
28,01 €
En stock
EAN :9782259319706
Du Pérou aux Açores, du Japon aux régions les plus reculées de Chine, en passant par le Malawi ou le Népal, Ingrid Astier et François-Xavier Delmas suivent la route du thé. Du chaï indien épicé aux crus les plus rares, ils arpentent continents et saisons, font parler joyeusement paysages, pratiques et procédés. Ode à la découverte et au partage, éloge de la noble amertume et de la curiosité, ce livre explore la richesse du Camellia sinensis. Avec ce dictionnaire, le thé s'échappe des théières et fait parler brumes et vapeurs, mais aussi cuisiniers, parfumeurs, céramistes et artistes. De l'exaltation de la beauté à la description minutieuse et inspirée, à chacun sa traversée ! Le vert jaillissant du thé matcha, les notes de sous-bois des thés sombres, la récréation d'un thé au lait, la rareté d'un Long Jing ou celle, confidentielle, d'un thé oxydé dans des goyaves évidées, le thé brûlant, le thé glacé préparez vos sens à la diversité... Boisson de la dégustation, de l'émotion, de l'intimité ou de la sociabilité, elle se double d'une rêverie qui touche jusqu'à ses objets. Discrète, elle a tant à conter. Le thé convoque le corps, le coeur et l'esprit. Avec ou sans madeleine. Un dictionnaire de marcheurs et de rêveurs, d'experts et de passionnés. Un livre de chevet et de randonnée, inclassable et libre - comme le thé.
Revue de presse «La nuit vit à un rythme singulier : elle a sa propre horloge. Un temps arrêté, suspendu ou étiré, qui ouvre le coffre-fort de la sensation. J’aime cette plongée dans la nuit, cette immersion profonde qui me rappelle l’apnée dans l’océan. Ce livre est le fruit de notes vagabondes, de nuits inspirées, de lectures ou de dialogues croisés.»
Des pluies de roses perfides du romain Héliogabale, en passant par Rose de Nuit du parfumeur Serge Lutens, jusqu'au Mont-Blanc à la confiture d'églantines du pâtissier Pierre Hermé, la rose couronne notre quotidien. Terme générique commode, la rose rallie des dissipées, des nonchalantes, des intrigantes, des altières, des vaporeuses, des grimpantes, des ténébreuses... Avec ses 40 000 variétés, la reine des fleurs à l'épineuse beauté s'impose surtout comme un fleuron de la rhétorique amoureuse. Son succès justifie une floraison de symboles; ses vertus - cosmétiques, curatives, décoratives, culinaires - sa présence dans tous les domaines. La rose traverse les cultures, nourrit les imaginaires et fédère autour d'elle une communauté éclectique: jardiniers amateurs, rosiéristes de renom, parfumeurs célèbres, écrivains, poètes, etc. A cueillir, à sentir, à admirer et à apprivoiser en compagnie de Colette, Francis Ponge, Antoine de Saint-Exupéry, Marcel Proust, Françoise Chandernagor, Milan Kundera, Stefan Zweig, François Cheng, Philippe Delerm et bien d'autres...
Dans l?aube fantomatique de l?hiver parisien, la brigade fluviale découvre une barque amarrée au quai des Orfèvres. A l?intérieur, le cadavre d?une jeune femme drapée de blanc et la carte de visite d?un célèbre parfumeur. Le commandant Desprez de la Criminelle, aidé de la Fluviale, se trouve embarqué dans une enquête obsédante. Au fleuve sondé répond la mémoire remuée. La Seine, en ses méandres, charrie de noirs secrets. Alors, l?histoire peut dériver?
Extrait Mardi 21 juin 2011 14 h 44 Aubervilliers, rue Régine-Gosset Les armes, c'est comme les femmes, on les aime quand on les touche. J'y ai touché très tôt - aux armes et aux femmes. J'ai commencé avec un Colt Détective Spécial.38 à six coups. Avec des plaquettes en acajou sur la crosse. Redoutable petite arme de combat rapproché. Une blonde a suivi de près. Elle était allemande mais cela ne l'empêchait pas de devoir sa blondeur à l'eau oxygénée. J'avais treize ans, elle quatorze. C'est l'avantage des plages espagnoles d'apporter l'Allemagne sur un plateau. Depuis je suis resté fidèle aux deux - aux blondes comme aux armes, même si, arrivé à l'âge de trente ans, je me suis dit O.K., Diego, les brunes existent aussi. Entre Diego Maradona, Diego Milito et Diego Forlán, j'ai l'impression de porter le prénom d'un footballeur. Finale nette. Droit au but. Je viens de Barcelone et j'ai déménagé autant de fois que le nombre de coups dans le chargeur d'un Beretta 92. Quinze. Un jour, j'ai poussé la porte d'une ancienne hacienda à Aubervilliers, un squat de la rue Régine-Gosset, et j'ai décidé qu'avec mon frère Archibaldo, on avait plus le droit de s'installer que les rats. On les a descendus un par un. Depuis, on est devenus des Princes. On terrorise les rats, les rôdeurs et les branleurs. Notre jouet depuis l'enfance, c'est la peur. Archibaldo, on ne l'appelle jamais comme ça. On a opté pour Archi - c'est suffisant. Et puis, rien de plus fort qu'Archi. Je crois que ça lui plaît, ce raccourci. Les parents ne pensent jamais qu'un prénom se répète à longueur de journée. Archi a toujours été plus dur que moi. Enfant, il refusait de manger des gâteaux. Jamais on n'aurait pu lui faire manger de la crème. Il lui fallait du dur. Des chips et des biscottes. Je crois qu'il était persuadé que s'il avalait du flan, il allait se ramollir. On ne pouvait lui ôter l'idée de la tête ni le ballon des pieds. C'est le meilleur dribbleur que je connaisse. Il a des jambes comme des mitraillettes. Ce que je préfère, c'est le voir tirer ses cheveux noirs en arrière le matin et les lisser. S'il n'avait pas son air froid et buté, il passerait pour un danseur de tango. Archi est fier, avec un sale caractère, mais c'est mon frère et l'équipier le plus fiable du monde. On a grandi sans argent, et, sans argent, personne ne s'intéresse à ce que tu penses. Personne ne voit que tu es posé dans un coin à juste réclamer non qu'on te considère, mais qu'on te remarque. Pendant des années, on a été les fantômes d'une société qui se passait de nous. Jusqu'à ce que Pedro, notre père, se décide à lui apprendre le respect. C'est par les armes et les femmes que l'on devient homme. --Ce texte fait référence à l'édition Broché .
Présentation de l'éditeur Conflits, affrontements polémiques... Notre quotidien se noie sous les informations de ce qui nous divise, sous les constats de nos désunions. Au point de faire parfois oublier l'autre versant, tout aussi immense, celui de nos attachements, de nos retrouvailles, de nos solidarités. De quelle nature est donc ce lien humain, qui se tient à l'arrière-plan des déchirures ? Est-il inné ? Pluriel ? Spontané ? Sans cesse à construire ? Pour répondre à ces questions, Roger-Pol Droit explore ces " nous " auxquels nous participons et qui nous constituent : le " nous " de la famille, celui des amis et des amants, de ceux qui parlent une même langue, le " nous " des citoyens, le " nous " de l'humanité – sans oublier le " nous " des vivants, toutes espèces rassemblées. Dis-moi de quel " nous " tu parles, je te dirai ce qui le tisse et nous relie aux autres – telle est la maxime de cet essai incisif, qui éclaire cette question urgente d'une lumière inattendue.
Véritable icône gay, Edmund White nous plonge au coeur des intrigues de son existence et réussit le pari de nous donner envie d'en savoir toujours plus. White partage avec nous son enthousiasme pour l'Angleterre, sa passion pour Paris, nous initie à ses amours et prédilections, passées et présentes. Nous en apprenons beaucoup sur ses percutantes et éloquentes opinions sur l'art et la vie. "Mes vies" est un festin spectaculaire, à la fois charmant et drôle, outrageux et lumineux. Tour à tour décapant, émouvant, sensible, Edmund White nous embarque dans ses univers. Un texte attachant et passionnant.
Extrait Extrait du préambule Ma vie n'aurait pas le même sens si je ne m'étais pas initié à la vision des pianistes, tentant inlassablement de percevoir comment ces grands fous ont réfléchi, construit et incarné des oeuvres aussi belles et profondes que la dernière sonate de Schubert ou les Préludes de Debussy. Courageuse ascension solitaire vers une vérité inaccessible qui se révèle par fulgurances, l'art des valeureux interprètes éclaire le mystère de l'existence et apaise le désordre du monde. L'instrument piano me fascine en ce qu'il suffit pour contenir toute la musique, mais plus encore la prodigieuse littérature écrite à travers lui au cours des siècles. Je ne serais pas non plus le même si je n'avais pas écouté les sonates de Beethoven avec la même passion qu'en lisant À la recherche du temps perdu pour tenter de saisir les forces essentielles, souterraines et impalpables qui conduisent toute destinée humaine. À peu près ignare sur le plan de l'harmonie, du contrepoint et des lois qui régissent l'organisation des sons, j'ai appris la musique comme on parle peu à peu une langue étrangère en habitant dans un pays étranger, mais sans partager tout à fait les habitudes et les réflexes des autochtones. En rêvant ce langage plus qu'en le vivant, en le sentant plus qu'en l'étudiant, en l'aimant plus qu'en cherchant à le comprendre et à le maîtriser. C'est ainsi que j'ai développé de manière empirique une sensibilité à la musique sans passer par l'analyse. Probablement par paresse, mais surtout par une inclination fondamentale de ma nature qui tend à contourner chaque chose, comme un chat qui, bien qu'attaché à sa maison, demeure éternellement vagabond et préfère se réchauffer près d'un poêle que de le posséder. Je joue du piano chaque jour comme je cuisine chaque jour : en connaissant fort peu de règles, mais en y prenant un plaisir fou. Entrer quotidiennement, fraternellement, dans les nerfs d'un nocturne de Chopin, d'un impromptu de Schubert ou de la Fantaisie en ut mineur de Mozart m'aide à vivre. Ce ne sont pas des morceaux «faciles», mais ils me font assez tourner la tête pour que je trouve le temps et l'envie de les fréquenter intimement avec passion, repoussant ainsi les limites d'une technique rudimentaire. J'aime la sonorité du piano plus que tout autre instrument. Trois notes d'un vilain piano dans une chanson à deux sous suffisent à me faire tendre l'oreille, m'entraînent dans un monde à la fois infini, lointain et très familier. Je ne pourrais pas lire sans écrire ou écouter sans jouer, même imparfaitement, cela ne me semblerait pas complet dans un monde où tout est si douloureusement incomplet. Et, par quelque bizarrerie, obsession, je ne peux me résoudre à écrire sur autre chose que la musique, ce qui constitue une sorte d'impossibilité consubstantielle. Mettre des mots sur la musique ? Autant danser sur l'architecture ! pouffait Frank Zappa. Et peut-on réellement décrire ce qu'on aime depuis si longtemps et expliquer pourquoi on l'aime ?
Je n'évoque dans ce Dictionnaire amoureux du Vin que ce que je connais, j'aime et qui me passionne. Il y a de l'autobiographie, des lectures, des souvenirs de cuvage, de cave, de table... Voici cependant l'essentiel : le vin, c'est de la culture. La culture de la vigne, mais aussi de la culture pour l'esprit. C'est cette vertu d'un produit universel de consommation que ce livre a l'ambition de rappeler, dans un temps où le vin n'est pas bien considéré. Peut-être s'étonnera-t-on due je parle souvent avec légèreté et amusement d'un sujet qui humecte notre bouche et notre âme ? C'est ma manière de le prendre au sérieux. J'ai le vin gai. Pourquoi mon encre serait-elle acide, revêche ou épaisse ? Il existe une expression qui traduit bien le rôle social du vin dans notre pays : " vin d'honneur ". Ce Dictionnaire amoureux voudrait être un joyeux vin d'honneur. B.P.