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Le paradis des gens de lettres. Suivi de Portrait de Charles Asselineau extrait de Mes souvenirs
Asselineau Charles ; Banville Théodore de
MANUCIUS
8,00 €
Épuisé
EAN :9782845787605
? Mon très cher ami Charles Asselineau a été un écrivain distingué, délicat, charmant, et un érudit de premier ordre ? ; mais là n'est pas son originalité? ; il faut voir en lui ce qu'il a voulu être, l'étonnant bibliophile qui sur le parapet du quai a trouvé des trésors, et qui à force de ruse, de volonté, d'ingéniosité, de patience, a créé la plus riche, la plus curieuse et la plus originale des bibliothèques modernes. Pour lui, rien n'était au-dessus d'un écrivain, et de même qu'il avait vécu familièrement avec ceux du passé, de même il était devenu l'ami de tous les grands contemporains, qu'il accueillait dans son unique chambre, au milieu de ses collections rares, comme un paysan de l'Attique eût accueilli des Dieux en voyage dans son humble chaumière. A ce qu'il affirmait, il avait pu voir, vivant, le pays où les écrivains sont traités selon leur mérite, comme il l'a raconté dans un petit volume de soixante-douze pages qu'il m'a fait l'honneur de me dédier, et qui est intitulé ainsi ? : Le Paradis des Gens de Lettres. Dans un pays fertile, aux villes opulentes et aux nobles et riants paysages, les Gens de Lettres accomplissent leurs fonctions, entourés de l'estime et de la reconnaissance de tous. ? " Théodore de Banville, Mes Souvenirs (1882). Homme de lettres, et critique d'art, Charles Asselineau (1820-1874) est l'un des rares amis fidèles de Baudelaire qu'il soutiendra lors de la parution contestée des Fleurs du Mal. Il collabore à des revues littéraires et artistiques, travaille pour la bibliothèque Mazarine, et écrit différents ouvrages ? : La double vie (1858), L'enfer du bibliophile (1860), etc.
Résumé : "Depuis Pascal peut-être, il n'y eut jamais de génie plus épouvanté, plus livré aux affres de l'effroi et à ses mortelles agonies que le génie panique d'Edgar Poe". Barbey d'Aurevilly Ce volume contient : Le démon de la perversité - Le chat noir - William Wilson - L'homme des foules - Le coeur révélateur - Bérénice - La chute de la maison Usher - Le puits et le pendule - Hop-Frog - La barrique d'Amontillado - Le masque de la Mort Rouge - Le roi peste - Le diable dans le beffroi - Lionnerie - Quatres bêtes en une - Petite discution avec une momie - Puissance de la parole - Colloque entre Monos et Una - Conversation d'Eiros avec Charmion - Ombre - Silence - L'Ile de la Fée - Le portrait ovale.
Edgar Poe aime à agiter ses figures sur des fonds violâtres et verdâtres où se révèlent la phosphorescence de la pourriture et la senteur de l'orage", Baudelaire.
Géographe d'envergure proprement planétaire, familier des phénomènes de glaciations et des immenses espaces sibériens, Pierre Kropotkine (1842-1921) mériterait d'être qualifié, souverainement, de "Prince de l'anarchie". Prince, il l'est de fait, par son appartenance à l'aristocratie russe, au point de faire partie de la cour des Pages du Tsar, et Anarchie, par sa décision, unique dans l'histoire, d'abandonner ses terres, son rang d'officier des Cosaques, et de s'engager comme militant à part entière de l'action et de la pensée anarchistes, dont il rédige des textes devenus des références incontournables - sur l'éthique, comme souci majeur de l'homme, la solidarité comme principe de l'évolution, l'esprit de révolte comme structure inhérente de l'âme humaine (L'Homme révolté, comme dira Camus). L'Esprit de Révolte, courte analyse d'une clarté exemplaire, vaut aussi par sa manière originale d'aborder l'histoire, en focalisant l'intérêt sur sa face d'ombre, sur l'action, singulière, matricielle, de ces "sentinelles perdues", "individus héroïques" et presque toujours anonymes, qui mirent, littéralement parlant, le feu aux poudres, et symboliquement parlant, suscitèrent l'éveil à la lutte et l'entrée volontaire dans l'organisation économique, politique, sociale et culturelle des masses exploitées, manipulées, hallucinées, dupées. Ne l'entendez-vous pas, aujourd'hui, hurler, à travers la planète entière - l'esprit de la révolte?
A l'heure du dérèglement climatique et de l'épuisement programmé des ressources naturelles, des mesures sont prises pour sauver la planète. Elles s'inscrivent dans la perspective d'un "développement durable". Mais, si urgentes et légitimes soient-elles, sont-elles a la hauteur de la catastrophe ? Autrement dit : l'écologie, interrogée ici, échappe-t-elle au règne de la technique, dont elle tente bien de minimiser les dégâts mais se garde d'interroger les présupposés, qu'à son insu elle partage ? Les forêts se réduisent-elles à des espaces verts, la nature à un simple environnement ? Cet ouvrage se propose de rouvrir ces questions en faisant droit au questionnement philosophique quant à la relation entre l'homme et la nature ? à la lumière notamment des analyses de Marx et de Heidegger.
Est-ce que l'intelligence suprême a pu lancer le soleil dans l'espace et ordonner la marche merveilleuse des sphères pour que des êtres à gros ventre et à figure sans génie brocantent entre eux les produits de la terre, y compris les hommes, afin de parvenir à manger seuls, à avoir seuls des maisons et des vêtements, à jouir seuls enfin, non pas de la pensée, mais du pouvoir d'étouffer la pensée ! Vous n'avez pas le droit, Madame, de réclamer l'émancipation de la femme, m'ont dit ces hommes. Quoi ! Parce que je n'ai ni état dans le monde, ni considération parmi les gens comme vous ; parce que je suis froissée, brisée à chaque pas ; parce que je crie sans qu'on daigne m'entendre ; parce que je dévore mes larmes ; parce que je m'arme de toute l'énergie d'un légitime orgueil contre les lâches qui m'écrasent, je serai la seule qui n'aurai pas le droit de me plaindre ! "
Comment se métamorphosent les relations de l'Etat et de l'Entreprise à l'heure de la mondialisation, de la crise du politique et de la technologisation généralisée et accélérée des sociétés ? L'Etat et l'Entreprise sont producteurs de normes, mais aussi de cultures, de signes, de symboles et de représentations sociales, telle que la dichotomie "privé/ public". Ils portent notamment l'opposition entre "intérêt général" et "intérêts particuliers", aujourd'hui remise en question. Ces deux grandes institutions de l'Occident sont fondées en légitimité et contribuent à "penser" et à organiser la société. Toutefois, ne faut-il pas sortir de ce face-à-face institutionnel entre Etat et Entreprise pour redonner toute sa place à la "société civile", au secteur de l'économie sociale et solidaire et au(x) commun(s) ? D'autant que ces deux institutions majuscules portent des imaginaires très diversifiés selon les pays et les systèmes culturels. Cette problématique est ici explorée par un collectif de chercheurs de diverses disciplines, des responsables d'entreprises privées ou publiques et des hauts fonctionnaires, dans le cadre des séminaires de l'Institut d'Etudes Avancées (IEA) de Nantes, lieu de recherche et d'échanges pour penser le monde autrement, par la confrontation et la concertation des civilisations, notamment entre Nord et Sud.