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Minorités en Méditerranée au XIXe siècle. Identités, identifications, circulations
Assan Valérie ; Heyberger Bernard ; Vogel Jakob
PU RENNES
24,00 €
Épuisé
EAN :9782753575929
L'actualité politique au Moyen-Orient, en Turquie et au Maghreb attire notre attention sur la question de la place des minorités dans les régions qui bordent la Méditerranée. La notion moderne de minorité a été généralement présentée par l'historiographie comme le résultat des débats des experts internationaux au lendemain de la Première Guerre mondiale. Or, la Méditerranée du XIXe siècle constitue un terrain particulièrement fécond pour une analyse des multiples dynamiques de la construction des minorités. Cet ouvrage interroge les modalités de la fixation des identités par les Etats impériaux et par les minorités elles-mêmes. Il accorde une attention particulière à l'articulation entre les critères religieux, linguistiques, nationaux et territoriaux dans la catégorisation de ces identités collectives et individuelles. Il apporte un éclairage sur la mise en place de nouveaux modes d'administration des minorités, montrant les circulations et les transferts des normes et des pratiques, entre minorités au sein d'un même empire, mais aussi d'un empire à l'autre. Privilégiant l'approche comparatiste, ce livre collectif entend contribuer à une histoire croisée des minorités, en faisant dialoguer les historiographies de l'aire ottomane, des mondes coloniaux et de l'Europe.
Si l'on ne trouve pas parmi les Lumière, Méliès, Pathé ou Gaumont, de grands pionniers juifs lorsque le cinématographe naquit en France, l'arrivée d'immigrants juifs venus des confins orientaux de l'Europe fournit à l'industrie cinématographique française beaucoup de ses futurs grands noms dans le domaine de la production (Alexandre Kamenka, Bernard et Emile Natan, Simon Shiffrin), de l'exploitation de salles (Léon Siritzky), de la post-production (les frères Kagansky), de la musique (Joseph Kosma) ou encore de la direction artistique (les décorateurs Alexandre Trauner et Lazare Meerson). Dès 1933, des cinéastes et des techniciens de renom fuyant le nazisme vinrent à leur tour mettre leur talent au service du cinéma français (comme le réalisateur Max Ophuls ou le chef opérateur Eugen Schüfftan). Après la période faste des années 1930, celle de l'Occupation vit les professionnels juifs du cinéma spoliés de leurs biens et dépossédés de leurs oeuvres. Beaucoup durent s'exiler, se cacher, quand ils ne furent pas assassinés à Auschwitz. Après-guerre, certains d'entre eux purent reprendre leur activité, avant que n'émergent de nouveaux acteurs durant les années 1950, devenant à leur tour les grands noms de la production cinématographique française, bientôt rejoints par d'autres immigrés ou fils d'immigrés juifs qui, partant de rien, commencèrent à bâtir dans les années 1970 de véritables empires (Claude Berri, Marin Karmitz, Gérard Lebovici). Ce nouveau dossier thématique propose de se pencher sur certaines figures juives du cinéma français quelque peu méconnues, voire oubliées du grand public – les frères Kagansky, Nicole Stéphane – , et sur d'autres bien plus célèbres, mais n'ayant pas fait l'objet d'une véritable investigation historique (Claude Berri) ou dont la dimension juive n'a pas été pleinement interrogée (Jean Epstein, Jean-Pierre Melville). A travers cette galerie de portraits couvrant la période 1930-1970, les contributeurs de ce dossier, réunis autour d'Ophir Lévy (historien, maître de conférences en histoire à l'Université Paris 8), s'intéressent à l'intégration des Juifs dans les différents secteurs de l'activité cinématographique française (production, réalisation, exploitation, post-production) mais également à leur brutale exclusion de celle-ci durant l'Occupation.
Dans la deuxième moitié des années 1940, plusieurs dizaines de milliers de Juifs d'Europe orientale, originaires surtout de Pologne mais aussi de Roumanie, de Hongrie ou des pays baltes, et pour beaucoup de langue et de culture yiddish, arrivent en France au terme d'une errance parfois longue de plusieurs années. Ayant survécu dans les territoires occupés par l'Allemagne nazie et fait l'expérience des ghettos, des camps et de la vie clandestine, ou ayant passé la guerre en URSS ou dans des pays épargnés par l'invasion allemande, ces réfugiés ont ensuite été nombreux à rejoindre les camps de personnes déplacées (DPs) en Allemagne, en Autriche et en Italie, suivant pour beaucoup les routes ouvertes par la Brichah vers la Palestine mandataire. Ces hommes, ces femmes et ces enfants ont fui les contrées où les leurs ont été exterminés, où l'antisémitisme perdure sous des formes variées (allant de l'hostilité diffuse à la violence meurtrière) et où des régimes communistes sont progressivement établis. Dans cette pérégrination, la France est souvent une étape incontournable pour des migrants qui la perçoivent comme un refuge temporaire où " poser sa tête " (Françoise Frenkel) avant de repartir ailleurs, ou comme le pays dans lequel ils pourront s'établir pour enfin reconstruire leur vie à l'échelle individuelle, familiale et communautaire. Mais certains d'entre eux demeurent définitivement en France. C'est à l'histoire de cette immigration juive en provenance d'Europe orientale vers la France (et surtout Paris) de la fin de la Seconde Guerre mondiale au milieu des années 1950 (l'année 1954 voyant le départ des dernières personnalités phares de cette vague migratoire vers d'autres horizons) qu'est consacré ce dossier de la revue Archives juives. Il entend réunir pour la première fois les historiens ayant récemment et simultanément travaillé sur les aspects sociaux, culturels et politiques de cette vague migratoire encore méconnue. Ce faisant, il s'agira entre autres de montrer en quoi ces migrants ont eux aussi contribué à façonner le monde juif en France à court et moyen-terme, notamment en en faisant l'un des pôles mondiaux de la diaspora yiddishophone au sortir du génocide.
Nicault Catherine ; Stora Benjamin ; Assan Valérie
Dossier : Juifs du Maghreb entre Orient et Occident Benjamin Stora Valérie Assan Rina Cohen Les Juifs "Moghrabi" en Palestine (1830-1903). Les enjeux de la protection française Jean Laloum Des Juifs d'Afrique du Nord au Pletzl ? Une présence méconnue et des épreuves oubliées (1920-1945) Colette Zytnicki Du rapatrié au séfarade. L'intégration des Juifs d'Afrique du Nord dans la société française : essai de bilan Yoram BiluMélanges Lynda Khayat Archives Ariel Danan Les archives du Séminaire israélite de France. Les potentialités d'un fonds nouvellement classé Dictionnaire Léon Geismar Lectures Informations Courrier des lecteurs
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.
Une histoire du peuple de Bretagne, de la Préhistoire à nos jours. Les histoires de Bretagne ne manquent pas... Mais celle-ci adopte un point de vue inédit : celui des paysans, des ouvriers, des marins, celui des hommes et des femmes sans histoire, sans papiers. Elle porte attention aux plus humbles, pas seulement aux puissants ; s'intéresse à la vie concrète et aux rêves qui s'y enracinent, pas seulement aux couronnements et aux batailles ; risque d'autres chronologies ; ruine quelques évidences... La crise économique de l'âge du fer, l'arrivée des Bretons en Armorique, la condition paysanne pendant la féodalité, la révolte des Bonnets rouges, la traite négrière, la Révolution et la Chouannerie, le développement du chemin de fer, l'émigration bretonne, la Grande Guerre, la Résistance, la crise du modèle agricole breton, Notre-Dame-des-Landes... Autant de moments de notre histoire examinés d'un oeil neuf. Emergent ainsi de nouvelles figures, émouvantes ou pittoresques, jusque-là noyées dans l'anonymat des siècles. Et de nouveaux sujets : manger à sa faim, lutter pour sa dignité, découvrir de nouveaux horizons, accéder au savoir, devenir citoyen... Pas de jargon, un rythme de lecture facile : cette histoire a été rédigée avec le souci de s'adresser au plus grand nombre tout en obéissant à la rigueur du métier d'historien. Ce livre a été rédigé par trois historiens et un journaliste : Alain Croix, Thierry Guidet, Gwenaël Guillaume et Didier Guyvarc'h. Ils sont les auteurs de nombreux autres ouvrages dont, chez le même éditeur, l'Histoire populaire de Nantes.
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.