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COUPABLES
ASLAOUI LEILA
BUCHET CHASTEL
16,25 €
Épuisé
EAN :9782283021880
Bédira, Chérifa, Safia... n'ont qu'un tort, celui d'être nées filles en Algérie. Sous-citoyennes, mineures à vie, coupables par nature, telle est leur condition. Leïla Aslaoui donne la parole à douze d'entre elles, à travers des récits dont les personnages présentent à coup sûr des similitudes avec des personnes vivantes ou ayant existé. Cesfemmes ont des histoires différentes, mais elles partagent le même destin d'otages, de la loi d'abord, leur principale ennemie, des traditions, des mentalités et des tabous ensuite. L'auteur fait ainsi entendre le cri de douleur et de révolte de sescompatriotes. En restituant cette parole confisquée, elle permet à ces femmes de dire "je", alors qu'elles disparaissent habituellement dans le "nous" autoritaire de la famille et de la société. Si ces destins sont dramatiques, ce livre est cependant habité par la certitude qu'un jour le combat des Algériennes aboutira, parce que les deux épithètes qui leur conviennent le mieux sont battantes et résistantes.
Leila Alaoui a réalisé sa série "Les Marocains" entre 2010 et 2014. Il ne s'agit pas de scènes de la vie quotidienne mais - au sens le plus fort et le plus classique du mot - de portraits. Réalisés à l'aide d'un studio mobile à travers tout le Maroc, ils s'inscrivent dans la ligne du travail de Richard Avedon. Ils sont réunis aujourd'hui dans un catalogue à l'occasion de l'exposition qui se tient au musée Yves Saint Laurent de Marrakech du 30 septembre 2018 au 5 février 2019. Révélant les costumes traditionnels marocains de différents groupes ethniques, arabes comme berbères, "Les Marocains" est non seulement une oeuvre d'art, mais aussi une archive qui garde la trace de traditions qui tendent à disparaître sous les effets de la mondialisation. Leila Alaoui (1982-2016), photographe et vidéaste franco-marocaine, est décédée lors d'un attentat à Ouagadougou en 2016 alors qu'elle effectuait un reportage pour Amnesty International. Son travail engagé et empreint d'humanisme est régulièrement publié et exposé à travers le monde.
Mayotte est cette île française de l'océan Indien, faisant géographiquement partie de l'archipel des Comores. L'île fut cédée à la France en 1841 par Andriantsoly. L'article 5 du traité stipulait que la France devait reconnaître les propriétés foncières des autochtones. Le sultan de Mayotte s'effaça de la scène politique et le colons, nouveaux maîtres de l'île, restèrent seuls juges et policier; pour mettre en application et contrôler les prescriptions de ladite convention. Le traité souffrait d'une imprécision sur un point au moins : la définition d'une propriété foncière. Cette étude, mettant en avant la notion de marché foncier, un espace d'échange où ce qui s'échange est le lopin de terre, voudrait mettre en exergue les lois qui ont caractérisé ce champ particulier, où dominant et dominé cherchent à accumuler chacun à son profit le capital spécifique. Ce faisant, ce travail constitue une évaluation des tractations dont firent l'objet les terres des habitants de Mayotte. Mais encore, l'auteur voudrait mettre en évidence la déculturation caractérisant les nouveaux cadres indigènes au regard de la représentation foncière conduisant inévitablement à des rapports conflictuels au sein de la communauté mahoraise.
Résumé : Jmiaa, prostituée de Casablanca, vit seule avec sa fille. Le récit nous livre le journal intime de cette femme de trente quatre ans, au fort caractère et à l'esprit vif, qui n'a pas la langue dans sa poche pour décrire son amoureux Chaiba, brute épaisse et sans parole, ou Halima, sa comparse dépressive qui lit le Coran entre deux clients, ou encore Mouy, sa mère à la moralité implacable qui semble tout ignorer de l'activité de sa fille... Sa vie bascule quand elle rencontre Chadlia, dite "Bouche-de-Cheval", qui veut réaliser son premier film sur la vie d'un quartier populaire de Casa et cherche des actrices. Très vite, Chadlia est séduite par la personnalité détonante de Jmiaa. Mais celle-ci n'est pas facile à manier : bien qu'elle soit totalement inexpérimentée, rien ne l'impressionne et elle a un avis sur tout... Meryem Alaoui nous offre une peinture haute en couleur de la vie quotidienne dans un Maroc populaire où chacun fait face aux difficultés à force de vitalité et de débrouillardise.
Mayotte est posée comme une postcolonie : un lieu où perdurent des effets de la colonisation, un lieu où s'enchevêtrent des durées et des temps multiples, un lieu où l'apprentissage, puis son réinvestissement, d'une certaine forme de gouvernance à l'occidentale fut vécu selon une forme pervertie. Mayotte est aussi habitée par une culture de type communautaire. La "traditionalité " et la " postcolonialité " formalisent ainsi une certaine culture : la mahorité. Gouverner sur la base de modalité politique se veut recréer des liens au sein d'individus dans une société éclatée. Ce qui n'est pas le cas en ce qui concerne Mayotte. Comment se consument alors la rencontre de logiques politiques avec la mahorité : un habitus structuré à la fois par un contexte postcolonial et traditionnel ?
Résumé : Vitrines brisées, vidéos chocs, actions coup de poing, les végans les plus revendicatifs, omniprésents dans les médias, donnent une vision caricaturale de leur mouvement. Très minoritaire, le véganisme bénéficie de la sympathie du public devenu plus sensible à la souffrance animale et aux impacts écologiques de l'élevage intensif. Mais qui sont vraiment les végans ? et les antispécistes ? Pourquoi s'opposent-ils à la consommation d'animaux ? Quelles sont leurs sources d'inspiration ? Ont-ils une vision politique et sociale du monde ? Une réflexion écologique ? Nutritionnelle ? Quelles relations entretiennent-ils avec les géants de l'industrie agroalimentaire et de la finance ? Cet ouvrage, véritable enquête de terrain, nous montre les contradictions d'un mouvement qui se trompe quand il soutient qu'un monde uniquement végétal résoudra les problèmes de l'agriculture, du climat, de la nutrition... Au final, il nous interroge sur notre rapport à la nature et à la vie, mais aussi à nos imaginaires.
Résumé : Préface de Dominique Bourg Savez-vous que 80 % de la population mondiale consomme des médicaments à base de plantes ? Que le textile est l'une des industries les plus polluantes ? Que le réchauffement climatique peut réveiller certains virus qui sévissaient au temps des mammouths ? Ou quelles sont les principales causes de la déforestation ? Et pourquoi le gluten fait débat ? Cet ouvrage réunit plus de 200 chroniques, anecdotes surprenantes ou données chiffrées sur notre planète et son équilibre écologique. Sérieuses ou ludiques, scientifiques ou pratiques, utiles ou légères, mais toujours instructives, scrupuleusement vérifiées et étayées, ces histoires se picorent au gré des envies. Et, à travers la présentation d'initiatives positives, elles révèlent autant de pistes pour lutter contre le désastre annoncé...
Résumé : Comment les plantes devinent-elles à quel moment fleurir ? Qu'est-ce qui les pousse à créer ces organes variés, colorés et parfumés, et pourquoi cette débauche d'inventivité ? Dans quel but dépensent-elles autant d'énergie ? L'origine et les mécanismes de la floraison sont étonnants et résultent de multiples interactions chimiques et environnementales. Leur découverte met en lumière le pouvoir de séduction et d'attraction des fleurs et permet de comprendre comment elles attirent les pollinisateurs, et parviennent ainsi à se reproduire et à se disperser. Mais, aujourd'hui, avec le changement climatique, la synchronisation subtile des cycles de reproduction est perturbée, menaçant ainsi toute la biodiversité. Une exploration fascinante des mécanismes qui se cachent derrière la beauté des fleurs...
Résumé : Smartphones, ordinateurs, tablettes, consoles de jeux, GPS, ils ont envahi notre quotidien. Chaque jour, nous les utilisons pour nous connecter internet, regarder la télévision, communiquer sur les réseaux sociaux, partager des photos, acheter un billet de train... Cet univers numérique grossit à une vitesse prodigieuse. Aujourd'hui, nous sommes en effet plus de quatre milliards à nous connecter, et la quantité comme le poids des données échangées ne cessent de croître : les 70 Ko qui ont permis d'aller sur la Lune en 1969 suffisent désormais à peine à envoyer un e-mail ! Cette boulimie a un coût environnemental considérable, notamment en matière d'émission de gaz à effet de serre. L'empreinte écologique de l'univers numérique global représente environ trois fois celle de la France, soit un 7e continent. Comment cet univers numérique a-t-il pu devenir aussi gras ? Dans quelle mesure est-il possible d'inverser la tendance ? Face à la crise écologique, comment faire du numérique un outil de résilience ? Quels sont les bonnes pratiques et les bons gestes ? Car tout n'est pas perdu, des pistes existent pour concevoir un avenir numérique plus sobre et responsable.