Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Alexander Kluge. Cartographie d'une oeuvre plurielle
Asholt Wolfgang ; Pauval Vincent ; Morel Jean-Pier
HERMANN
35,15 €
Épuisé
EAN :9791037006240
A cause de son ampleur (plus d'un demi-siècle de travail) et de la variété de ses différents domaines - littérature, cinéma, art contemporain et télévision -, l'oeuvre d'Alexander Kluge, né en 1932, jouit d'un prestige unique dans l'univers intellectuel et artistique de l'Allemagne d'aujourd'hui. Pourtant, elle n'a pas reçu en France d'accueil à sa mesure, du moins jusqu'aux années 2010 et l'édition chez P. O. L de la monumentale Chronique des sentiments, entièrement repensée par son auteur pour le public français. Prendre acte de sa reconnaissance tardive, ne serait-ce pas aussi l'occasion de renouveler l'approche de cette oeuvre et d'en réévaluer la portée ? Tel a été le pari de ce colloque de Cerisy, organisé en juin 2019, qui a débattu, en sa présence, de la variété des travaux de cet auteur allemand. Les contributions, disposées en trois parcours, traitent de la production de Kluge : ses aspects principaux, notamment philosophiques et littéraires ; la pluralité de ses pratiques artistiques et de ses installations intermédiales ; sa façon d'évoquer, à travers divers moments de l'histoire, un monde qui, loin d'un cosmos définitivement perdu et face à un chaos croissant, reste l'horizon de tout possible. Riche en inédits (cinq récits et quatre entretiens de Kluge avec Gorbatchev, Boulez, Godard et Stiegler), ce volume est illustré de planches que l'auteur a composées pour l'occasion.
Le Robinson juif; Mitropa ou l?Europe du milieu. Ces deux curieux essais de Jean-Richard Bloch (1884-1947), écrits au cours des années 1920 à l?issue d?un voyage à Jérusalem puis à Berlin, nous font chacun redécouvrir un monde que nous croyons connaître: le sionisme en Palestine, le Berlin de la République de Weimar. A l?origine, il y a l?inauguration de l?université hébraïque de Jérusalem en 1925, et la mise en scène d?une pièce de Bloch au théâtre de Piscator en 1928: d?un côté l?implantation d?une université juive européenne dans une région où l?état d?Israël était un des avenirs possibles parmi d?autres; de l?autre une métropole ultramoderne qui, aux yeux de bien des intellectuels en visite, allait devenir le modèle d?un carrefour des cultures. La rencontre ici, sous le signe de l?utopie, de ces deux villes bientôt liées pour le pire au point de représenter la rupture de civilisation qui suivit la catastrophe nazie, rappelle que d?autres possibilités historiques et culturelles existaient alors en Europe. Une correspondance intime de l?auteur accompagne ces textes, et nous fait mieux comprendre ce siècle naissant des extrêmes, à travers le regard singulier d?un écrivain français, juif, homme de gauche et européen dans l?âme.
Deux jeunes oiseaux, Tom et Rosie, dans un cerisier ont bâti leur nid. Rosie pond un oeuf et l'oisillon sort de sa coquille. Mais le nid est trop petit pour toute la famille, Tom et Rosie commencent à se chamailler. Ils décident alors tous deux qu'il vaudrait mieux se séparer Cette histoire tendre et délicate porte un message d'amour sur la séparation d'une famille. « Tu avais une maison, Maintenant tu en as deux. Six petits mots, mon chéri: Nous t'aimons tous les deux. »
L'exilé est celui qu'un souverain ou un régime a expulsé de sa patrie sans espoir de retour, ou en le condamnant à l'incertitude du retour. La première émigration russe et l'exil allemand sous Hitler ont porté un coup fatal à l'autorité dont était investie, depuis l'Antiquité, cette figure malheureuse, mais prestigieuse, du conflit entre individu et pouvoir. Quant à la perte de la patrie, elle s'est à la fois élargie jusqu'à devenir une structure de la personnalité - l'"exil intérieur" - et, en sens inverse, affaiblie: de nouvelles formes d'expulsion et d'arrachement sont apparues (persécutions entraînant des demandes d'asile, déportations, génocides), qui rendent la crainte d'une mort inhumaine plus douloureuse que le regret de la patrie. Ce livre explore ces évolutions en partant de l'exil d'écrivains et d'artistes de nombreux pays, de Nabokov ou Brecht à Gao Xinjiang et Amin Maalouf. Sans que leur sort soit disjoint de celui de millions de gens ordinaires, leurs ?uvres esquissent, au-delà des idéologies progressistes ou restauratrices, un autre "paysage du possible".
Une Europe en mouvement ? Serait-ce celle qui s'efforce de partager les différences et puise dans la dimension non identitaire des cultures une dynamique apte à affronter les défis de la mondialisation ? Cette Europe de la culture fut le projet de Pontigny (décade 1925, " Nous autres Européens "). Avec " Cerisy à Berlin, Berlin à Cerisy " (2015), l'objectif est de redonner de la vigueur aux échanges intellectuels pour penser l'Europe à venir. " Passages " est le mot d'ordre de ce volume qui en recueille les contributions : il offre une méthode et des lignes de force. La méthode ? L'analyse différentielle critique des situations concrètes jointe, afin d'imaginer des futurs souhaitables, au croisement prospectif des savoirs et des pratiques artistiques. Des lignes de force ? Construire un territoire européen pour une mobilité solidaire ; refonder la recherche et l'Université comme espaces de liberté de questionnement et de proposition ; promouvoir la force de l'écriture et intensifier la traduction des oeuvres ; engager une réflexion écologique et éthique pour saisir la dimension planétaire des rapports à la nature et au vivant et stimuler un développement qui relie les cultures de " Résistance, Régulation et Utopie " (J. -B. de Foucauld). Une Europe en mouvement ? Oui, pour habiter avec plus de justesse, de justice et de générosité le monde qui vient.
Mobiles, interactifs, capables de communiquer, les robots peuvent-ils pour autant "penser" ou prendre des décisions à la place des humains ? Faut-il les considérer comme des agents moraux ayant une "autonomie" ou leur donner un statut juridique particulier ? Qui est alors responsable de leurs actions - le concepteur informaticien, le fabricant industriel, l'usager consommateur ? Pour quelles finalités tous ces robots sont-ils conçus ? Depuis peu, le public a découvert comment des robots pouvaient remplacer l'être humain dans un nombre croissant d'activités économiques, sociales et politiques. Les robots-drones sont utilisés dans les conflits armés ou encore dans des contextes non armés pour la surveillance ou l'assassinat ciblé. Des robots aux formes androïdes ont fait leur apparition dans le domaine de la santé et du bien-être. Dans les hôpitaux, des robots opèrent sous la direction du chirurgien, d'autres robots aux formes animales deviennent des "compagnons" pour les personnes âgées. Dans des écoles, des robots sont utilisés par des enseignants pour l'apprentissage des langues ou des matières scientifiques. Dans des maisons, des robots de service aspirent la poussière des tapis tandis que des jouets-robots s'occupent des enfants. Dans le domaine de l'agriculture, des robots traient les vaches et nettoient l'étable. Dans les usines, les robots accélèrent la productivité et l'efficacité de la production industrielle. Tous ces robots qui remplacent les êtres humains dans des tâches devenues "robotisables" font-ils de notre société "une société robotisée" ? Tant par la réflexion théorique qu'à l'aide d'exemples précis, cet ouvrage multidisciplinaire examine comment les robots modifient la qualité de nos relations humaines, en quoi ils transforment certaines valeurs fondamentales comme la liberté et l'égalité, ou encore de quelle façon ils entraînent des changements sociaux et culturels, par exemple dans nos relations aux animaux ou à l'environnement.
Les principes directeurs du présent livre sont la libre pensée et la libre expression, ouvertes, mobiles et affranchies des idéologies conservatrices ou progressistes". La guerre des sexes n'est pas morte : sous la pression de mouvements dénonciateurs ou en raison de clivages politiques grandissants, hommes et femmes semblent poussés à l'affrontement. Aussi nombreuses que soient les voix s'élevant pour arbitrer la rixe, celle de Camille Paglia connaît peu d'égales. Ce recueil convie à un riche programme : l'histoire du féminisme, les rapports entre l'inné et l'acquis, l'avortement, la chirurgie plastique, les femmes en politique, le sadomasochisme ou encore l'esthétique (qu'il s'agisse de la représentation évolutive des corps féminins dans l'histoire de l'art ou de l'étude de figures inspirantes, du buste de Néfertiti à la belle du Sud, en passant par Madonna et Germaine Greer). Pareille diversité atteste un apport précieux et original aux débats féministes et culturels contemporains.
La dépression est-elle une vraie maladie, que seuls les psys et les docteurs savent diagnostiquer ? Peut-elle être traitée avec des médicaments efficaces ? Ou bien est-ce une sorte de "maladie imaginaire" dont ceux qui en souffrent sont des tire-au-flanc qui s'écoutent trop ? Les médicaments antidépresseurs marchent-ils, ou bien sont-ils une sorte de drogue légale qui rapporte beaucoup d'argent ? En somme, qu'est-ce réellement que la dépression, ce phénomène si répandu et pourtant si mal connu ? Dans ce petit livre ingénieux, Maël Lemoine nous aide à distinguer, à rebours des idées reçues, ce qu'est, et n'est pas, la dépression, quels sont les faits scientifiquement établis, loin du discours des philosophies feel good qui vendent un bonheur kitsch et irréaliste. Cette Petite philosophie de la dépression, qui prend au sérieux la réalité des phénomènes dépressifs, propose ainsi en creux une réflexion sur le véritable bonheur.
L'amour virtuel, un amour véritable ? Certains affirment tomber amoureux en ligne. Mais est-ce là de l'amour véritable ? L'amour, soutient-on, est désir du bien de l'autre. Il nécessite l'amour de soi, il amène à vouloir être près de l'être aimé, il exige une reconnaissance mutuelle et vise une personne concrète et autre que soi. On le décrit également comme étant inconditionnel, durable, voire incontrôlable (c'est lui qui nous contrôle), toujours pauvre et irrationnel. Que signifient et qu'impliquent ces caractéristiques ? Surtout, les retrouve-t-on toutes dans les relations d'amour virtuelles ? Plus encore, quelle vision de l'amour le virtuel pousse-t-il à adopter ?