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Europe en mouvement. Volume 2, Nouveaux regards
Asholt Wolfgang ; Calle-Gruber Mireille ; Heurgon
HERMANN
31,40 €
Épuisé
EAN :9782705697921
Une Europe en mouvement ? Serait-ce celle qui s'efforce de partager les différences et puise dans la dimension non identitaire des cultures une dynamique apte à affronter les défis de la mondialisation ? Cette Europe de la culture fut le projet de Pontigny (décade 1925, "Nous autres Européens"). Avec "Cerisy à Berlin, Berlin à Cerisy" (2015), l'objectif est de redonner de la vigueur aux échanges intellectuels pour penser l'Europe à venir. "Nouveaux regards" est le mot d'ordre de ce second volume qui déve-loppe une triple perspective : un "Retour en avant" par la littérature, "Traduire : terrible tâche" et "Saisir l'Europe" . La littérature favorise la compréhension d'une Europe dont l'identité est faite de réflexivité et d'ouverture aux autres. Traduire est une "terrible tâche" à la fois pour se comprendre et comprendre l'entre-des-langues des "intraduisibles" . "Saisir l'Europe" des "histoires croisées" sociologiques, urbanistiques, environnementales, techniques et politiques doit favoriser la mise en valeur dans la durée de la diversité et la coopération dans l'entre-deux. Trois "perspectives" qui sont autant d'appels émanant pour la plupart de jeunes chercheurs allemands et français. La première prend parti "pour un universalisme relativiste" de l'Europe ; la deuxième développe une "double herméneutique" garantie par la plurinationalité et le plurilinguisme ; la troisième s'engage pour une Europe en mouvement qui, consciente de son héritage, tend à s'ouvrir encore davantage à toutes les cultures du monde.
L'exilé est celui qu'un souverain ou un régime a expulsé de sa patrie sans espoir de retour, ou en le condamnant à l'incertitude du retour. La première émigration russe et l'exil allemand sous Hitler ont porté un coup fatal à l'autorité dont était investie, depuis l'Antiquité, cette figure malheureuse, mais prestigieuse, du conflit entre individu et pouvoir. Quant à la perte de la patrie, elle s'est à la fois élargie jusqu'à devenir une structure de la personnalité - l'"exil intérieur" - et, en sens inverse, affaiblie: de nouvelles formes d'expulsion et d'arrachement sont apparues (persécutions entraînant des demandes d'asile, déportations, génocides), qui rendent la crainte d'une mort inhumaine plus douloureuse que le regret de la patrie. Ce livre explore ces évolutions en partant de l'exil d'écrivains et d'artistes de nombreux pays, de Nabokov ou Brecht à Gao Xinjiang et Amin Maalouf. Sans que leur sort soit disjoint de celui de millions de gens ordinaires, leurs ?uvres esquissent, au-delà des idéologies progressistes ou restauratrices, un autre "paysage du possible".
Le Robinson juif; Mitropa ou l?Europe du milieu. Ces deux curieux essais de Jean-Richard Bloch (1884-1947), écrits au cours des années 1920 à l?issue d?un voyage à Jérusalem puis à Berlin, nous font chacun redécouvrir un monde que nous croyons connaître: le sionisme en Palestine, le Berlin de la République de Weimar. A l?origine, il y a l?inauguration de l?université hébraïque de Jérusalem en 1925, et la mise en scène d?une pièce de Bloch au théâtre de Piscator en 1928: d?un côté l?implantation d?une université juive européenne dans une région où l?état d?Israël était un des avenirs possibles parmi d?autres; de l?autre une métropole ultramoderne qui, aux yeux de bien des intellectuels en visite, allait devenir le modèle d?un carrefour des cultures. La rencontre ici, sous le signe de l?utopie, de ces deux villes bientôt liées pour le pire au point de représenter la rupture de civilisation qui suivit la catastrophe nazie, rappelle que d?autres possibilités historiques et culturelles existaient alors en Europe. Une correspondance intime de l?auteur accompagne ces textes, et nous fait mieux comprendre ce siècle naissant des extrêmes, à travers le regard singulier d?un écrivain français, juif, homme de gauche et européen dans l?âme.
Nous vivons une époque paradoxale : les extraordinaires progrès scientifiques et techniques des dernières décennies ont bouleversé notre existence, mais, dans le même temps, un fulgurant retour de la barbarie sape nos valeurs laïques fondamentales, héritées des Lumières. Religions et utopies sociales, ces illusions dangereuses constituent la pire malédiction de l'humanité ; elles assaillent notre liberté de penser et de nous exprimer librement. Elles nous imposent leurs critères absolutistes du Bien et du Mal ainsi leur foi dans un au-delà ou un avenir radieux chimériques. Leur but est évident : nous empêcher de vivre sereinement et nous priver du bonheur quotidien. Dès lors, l'alternative est tranchée : Homme ou Dieu ? Raison ou foi ? Plaisir ou ascèse ? Vivre ici et maintenant ou attendre la vie après la mort ? Ce livre très documenté n'en est pas moins un ouvrage grand public : écrit dans un style simple et accessible, il se veut un essai-coup de poing, un pamphlet choc et sulfureux pour nous libérer des fausses promesses et des mensonges qui nous emprisonnent.
La dépression est-elle une vraie maladie, que seuls les psys et les docteurs savent diagnostiquer ? Peut-elle être traitée avec des médicaments efficaces ? Ou bien est-ce une sorte de "maladie imaginaire" dont ceux qui en souffrent sont des tire-au-flanc qui s'écoutent trop ? Les médicaments antidépresseurs marchent-ils, ou bien sont-ils une sorte de drogue légale qui rapporte beaucoup d'argent ? En somme, qu'est-ce réellement que la dépression, ce phénomène si répandu et pourtant si mal connu ? Dans ce petit livre ingénieux, Maël Lemoine nous aide à distinguer, à rebours des idées reçues, ce qu'est, et n'est pas, la dépression, quels sont les faits scientifiquement établis, loin du discours des philosophies feel good qui vendent un bonheur kitsch et irréaliste. Cette Petite philosophie de la dépression, qui prend au sérieux la réalité des phénomènes dépressifs, propose ainsi en creux une réflexion sur le véritable bonheur.
Mobiles, interactifs, capables de communiquer, les robots peuvent-ils pour autant "penser" ou prendre des décisions à la place des humains ? Faut-il les considérer comme des agents moraux ayant une "autonomie" ou leur donner un statut juridique particulier ? Qui est alors responsable de leurs actions - le concepteur informaticien, le fabricant industriel, l'usager consommateur ? Pour quelles finalités tous ces robots sont-ils conçus ? Depuis peu, le public a découvert comment des robots pouvaient remplacer l'être humain dans un nombre croissant d'activités économiques, sociales et politiques. Les robots-drones sont utilisés dans les conflits armés ou encore dans des contextes non armés pour la surveillance ou l'assassinat ciblé. Des robots aux formes androïdes ont fait leur apparition dans le domaine de la santé et du bien-être. Dans les hôpitaux, des robots opèrent sous la direction du chirurgien, d'autres robots aux formes animales deviennent des "compagnons" pour les personnes âgées. Dans des écoles, des robots sont utilisés par des enseignants pour l'apprentissage des langues ou des matières scientifiques. Dans des maisons, des robots de service aspirent la poussière des tapis tandis que des jouets-robots s'occupent des enfants. Dans le domaine de l'agriculture, des robots traient les vaches et nettoient l'étable. Dans les usines, les robots accélèrent la productivité et l'efficacité de la production industrielle. Tous ces robots qui remplacent les êtres humains dans des tâches devenues "robotisables" font-ils de notre société "une société robotisée" ? Tant par la réflexion théorique qu'à l'aide d'exemples précis, cet ouvrage multidisciplinaire examine comment les robots modifient la qualité de nos relations humaines, en quoi ils transforment certaines valeurs fondamentales comme la liberté et l'égalité, ou encore de quelle façon ils entraînent des changements sociaux et culturels, par exemple dans nos relations aux animaux ou à l'environnement.
Malgré des avancées politiques et juridiques en faveur de l'égalité, la progression et la rétention des femmes dans les secteurs traditionnellement masculins demeurent inégales. Comment expliquer les écarts de progression de carrière des femmes dans ces milieux ? Dans les trajectoires de carrière, quels sont les enjeux qui peuvent expliquer la progression ou non des femmes ? Quelles sont les pratiques organisationnelles porteuses de changement ? Ce livre présente les résultats d'une recherche multidisciplinaire réalisée sur le terrain auprès d'organisations de divers secteurs. Dépassant l'étude des trajectoires individuelles, cette recherche permet de découvrir les dimensions contextuelles et culturelles des organisations qui influencent les parcours de carrière des femmes et la rétention en emploi. Loin de présenter une recette miracle ou un modèle unique pour corriger les situations inégalitaires au travail, la démarche proposée repose sur un processus dynamique et transformatif visant à répertorier au sein des organisations et de leur écosystème les éléments favorables à une meilleure inclusion des femmes dans différentes professions.