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Arthur Koestler, la fin des illusions
Koechlin Stéphane
CERF
24,99 €
En stock
EAN :9782204161190
Géant littéraire aux millions de lecteurs, auteur visionnaire au destin de météore, Arthur Koestler fut un écrivain adulé, haï, immense, dont la vie épousa les chaos du siècle dernier. Partisan de toutes les causes, il vit sa quête d'absolu se heurter aux grandes tragédies et son existence basculer. Devenu l'adversaire de toutes les idéologies, son engagement antitotalitaire culmina avec la publication de son maître-livre, Le Zéro et l'Infini. Parce qu'il avait tout vu. Parce qu'il avait tout dit. Voici son histoire. Tour à tour espion communiste et militant sioniste, passé par les prisons et condamné à mort, Arthur Koestler a eu mille vies. Mille vies que raconte Stéphane Koechlin dans cette biographie qui se lit comme un roman d'aventures et nous entraîne sur les pas d'un homme qui aura cherché toute sa vie une terre d'élection, un idéal politique. Un homme déchiré entre plusieurs langues, son hongrois natal, l'allemand qu'il répudiera, l'anglais, l'hébreu fantasmé. Enfin un homme libre, écrasé entre les blocs totalitaires du xxe siècle, qui s'accrochera à la littérature et déchirera le voile des illusions. Aujourd'hui, plus que jamais, la vie d'Arthur Koestler doit être racontée, et sa sagesse apprise. Acquise qu'elle fut dans les drames, les malheurs et les guerres dont nous voyons le retour aujourd'hui. Un livre capital.
Résumé : Il ne supportait la vie au sol que sous les lustres des fêtes ou entre les bras d?une femme. Sans cesse il aspirait à repartir, fendre les nuages, s?approcher du firmament. Héros de la première guerre mondiale, ailier du mythique Baron rouge, membre de cette nouvelle chevalerie du ciel où les combats acharnés n?excluaient pas le respect de l?adversaire, il a tenté ensuite, la paix revenue, de reprendre son envol pour le compte d?une industrie en plein essor, le cinéma, qui l?a emmené à Hollywood. Puis la guerre a une fois de plus déchiré l?Europe. Pour lui qui se moquait éperdument de la politique, c?était seulement l?occasion de voler, voler encore, voler toujours. Quitte à entrer sans le savoir dans les plans d?une propagande qui le dépassait. Quitte à être manipulé. Passionné d?aviation, Stéphane Koechlin retrouve dans ce nouveau roman son univers familier et ce style unique pour décrire les prouesses des pilotes qui valut son succès à La légende du Baron Rouge. Mais l?épopée, dans le cas d?Udet, se transforme en tragédie personnelle : celle d?un ancien héros instrumentalisé et broyé par l?histoire.
Biographie de l'auteur Stéphane Koechlin, critique musical, nouvelliste, a consacré plusieurs ouvrages à la musique, notamment une biographie de Bob Dylan et une de Brian Jones. Il a également écrit deux textes sur le blues, Le Blues et John Lee Hooker, ainsi que deux recueils de nouvelles : Contes du Mississippi et Contes des années folles.
Résumé : Jean-Pierre Marielle fut d'abord l'ami de Belmondo avant de devenir l'imbécile sublime du cinéma français puis le janséniste torturé de la fin de vie. De cette carrière menée au forceps depuis les années 1950 et pendant un demi-siècle, il laisse de nombreuses scènes cultes dans des films marquants (Les Galettes de Pont-Aven, Comme la lune et le classique Tous les matins du monde), mais aussi une oeuvre théâtrale considérable. Il a fait connaître en France les grands noms de l'absurde, Ionesco, Beckett, Pinter, Saunders. Un comédien passionné de Flaubert et de jazz, qui s'est livré tout entier sur scène pour mieux cacher un parcours amoureux tumultueux et déchiré. Ce livre raconte les fracas d'un homme provocateur et solitaire, attaché à sa liberté.
En 1950, Rodolphe Koechlin rapporta de La Nouvelle-Orléans un disque de Louis Armstrong dans un Constellation à hélices. Ou était-ce en 1951? Qu?importe. La légende de la famille tient dans cette phrase. Car ce n?est évidemment pas un hasard si Philippe, le fi ls de Rodolphe, fonda par la suite la mythique revue Rock & Folk. L?attrait pour les musiques nouvelles, c?est ce disque qui l?avait suscité. Pourtant la légende serait incomplète si on oubliait d?évoquer Marie, la femme de Philippe, elle-même initiée au jazz par la bonne de ses parents, qui cirait les parquets en swinguant. Ni Charles, l?oncle compositeur et critique musical. La légende devient saga. Courant sur plus de cent ans, traversant deux guerres, elle raconte la transmission de ces deux passions que furent la musique et la presse, si puissantes qu?elles semblèrent atténuer les deuils et augmenter les joies, mais surtout souder ses protagonistes au-delà des liens du sang. De la construction de la tour Eiff el (dessinée par un Koechlin!) aux années Mitterrand et en passant par Woodstock, elle embrasse le siècle que l?histoire retiendra peut-être, qui sait, comme celui du jazz et du rock. Son narrateur? Stéphane, le fi ls de Marie et Philippe. Profession? Écrivain, bien sûr, mais aussi critique musical?
Résumé : Parti à l'aventure en Asie à vingt-deux ans, prix Goncourt avec La Condition humaine à trente-deux, héros de la lutte antifasciste dans l'entre-deux-guerres, chef d'une escadrille d'aviateurs pendant la guerre civile espagnole, ministre des Affaires culturelles du général de Gaulle, romancier, essayiste, orateur de génie... André Malraux (1901-1976) eut plusieurs vies, comme les chats qu'il aimait tant. Flamboyant, révolté mais hanté par la mort, il a traversé son siècle et sillonné le monde, avide de grandeur et de beauté. Fascinant et agaçant, pudique et ambitieux, fraternel et secret, Malraux fut l'artisan de sa propre légende et s'inventa un destin. On a souvent dit que sa vie était sa plus belle oeuvre. Et si ses livres étaient plus grands encore ?
Résumé : "Emplissons jusqu'au bord la coupe des plaisirs : enivrons-nous de sa liqueur, notre nectar." George Gordon Byron, sixième baron Byron, plus connu sous le nom de "Lord Byron" (1788-1824), reste pour beaucoup celui que non seulement son pays, l'Angleterre, mais l'Europe entière considérèrent, de son vivant et dans les années qui suivirent sa mort, comme l'incarnation même du génie poétique romantique. Révolté contre la politique et la société de son temps, épris de liberté, le "ténébreux égoïste" fut plus que cela : un homme de conviction, indépendant, sulfureux, facétieux, aimant les femmes et les hommes, adorateur de la Grèce et de l'Italie, sportif, cinglant, exubérant, toujours moderne, comme en témoignent des ouvres telles que Childe Harold ou Don Juan. Engagé dans la lutte pour l'indépendance de la Grèce, il mourut à Missolonghi à l'âge de trente-six ans.
Résumé : "La vie ne nous connaît pas et nous ne connaissons pas la vie - nous ne connaissons même pas nos propres pensées". Né à Berditchev, ville de l'Empire russe, Josef Teodor Konrad Korzeniowski, dit Joseph Conrad (1857-1924), eut deux vies. La première, vouée à la carrière maritime. Vingt ans durant il sillonne les mers du globe. Brevet de capitaine au long cours en poche, on le retrouve à Marseille, Singapour, Bornéo, Berau, au Congo, en Australie, au Canada. Parlant couramment le polonais, l'allemand, l'anglais, le français (avec un accent marseillais), il décide, en janvier 1894, de se consacrer entièrement à son oeuvre littéraire qu'il rédige en anglais - sa deuxième vie commence. Du Nègre du "Narcisse" à Amy Foster, en passant par Lord Jim ou Au coeur des ténèbres, ses romans et nouvelles font de celui qui affirmait vouloir écrire pour le plus grand nombre l'un des plus grands romanciers de langue anglaise du XXe siècle.
Résumé : "Puissant Alcinoos, très remarquable parmi tous les hommes, Oui, cela est beau, écouter un chanteur Comme celui-ci, pareil aux dieux par la voix". Qui est Homère ? A-t-il seulement existé ? Il y a ses poèmes, l'Iliade et l'Odyssée, composés sous une première forme en Grèce d'Asie Mineure au VIIIe siècle avant J.-C. Mais lui ? Les Anciens, qui croyaient en son existence, ont multiplié les récits sur sa vie, sa naissance (de père inconnu, ou est-ce un fleuve, ou Apollon ?), son apprentissage, sa cécité, ses voyages, sa gloire et aussi ses faiblesses : il meurt de ne pas avoir su résoudre une énigme enfantine qui portait sur des poux. Un mythe s'est créé, très tôt, étonnant, enjoué et magnifique. Le livre en suit les lignes en partant de l'idée que ce mythe qui parle d'un artiste sans patrie, mutilé mais créateur de merveilles, comme le dieu Héphaïstos, nous en apprend beaucoup sur le choc poétique et religieux qu'a provoqué l'apparition des poèmes homériques. Non pas un auteur, mais un événement révolutionnaire.