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L INACHEVEE CONCEPTION
ARTHAUD EVELYNE
LIENART
20,00 €
Épuisé
EAN :9782359061208
Présentation de l'éditeur Quoi de plus élégant que l'inachevé qui permet d'imaginer entoute liberté tous les possibles.S'il est une qualité esthétique de la création d'un hors cadre, opérée dans les années 1970 par la génération d'artistes dits de la« déconstruction », elle serait alors dans l'inachèvement de leur geste. Leurs oeuvres ¿ celles de Meurice, Le Gac, Titus-Carmel, Bouillon, Jaccard, Pagès, Fleischer, Pignon-Ernest, Lefevre Jean Claude, Collin-Thiébaut, Dezeuze, Buraglio et Viallat ¿, en rupture avec les codes convenus de la peinture de chevalet, ouvrent ainsi l'incroyable liberté de styles et de techniques de ce que va devenir l'art dit contemporain. Par ce geste inaugural, ils définissent le lieu de l'art comme celui de l'esquisse.Maintenant à maturité, ces oeuvres prennent tout leur sens dans ce geste, sans nécessairement qu'il fut alors volontaire. Car ces moments de rupture, dont ils ont été les acteurs, n'ont pas simplement remis en cause les cadres précédents, mais ils ont aussi remanié la pensée en fonction d'idées et d'attitudes nouvelles.Pour mieux comprendre cette philosophie de l'esquisse et de l'esquive propre aux artistes de cette génération fondatrice de notre art d'aujourd'hui, cet ouvrage présente un choix d'oeuvres représentatives et montre que cette attitude déconstructive dans le travail d'une nouvelle écriture plastique a libéré notre oeil de tout ce qui sert à contrôler et imiter, à représenter et fixer, et a rendu visible non seulement les choses créées, mais le tremblement ou l'éclat du temps et de l'espace qui les accueillent.¿ Cet ouvrage a été publié dà l'occasion de l'exposition "L'esquisse ou l'élégance du geste inachevé", présentée auCampredon, Centre d'art de L'Isle-sur-la-Sorgue, du 5 juillet au 5 octobre 2014.¿ L'ouvrage propose une découverture ou une rédecouverte des grands artistes du mouvement dit de la « déconstruction ».¿ En contrepoint, la préface de Josette Galiègue offre un bref panorama de l'esquisse au XIXe siècle.
Résumé : C'est en 1945, alors qu'il est encore enfermé à l'hôpital psychiatrique de Rodez, qu'Antonin Artaud commence à écrire chaque jour dans de petits cahiers de brouillon que lui fournit l'administration. Sur ces fragiles supports, il réinvente un nouveau corps d'écriture, entre texte et dessin, entre théâtre vocal et danse rythmée de coups de couteaux qui transpercent la feuille. Artaud lui-même parle de " cahiers de notes littéraires, poétiques, psychologiques, physiologiques, magiques, magiques surtout ". Magiques en effet ; l'écriture sous ses doigts est vivante, les pages bougent, les dessins sortent de la feuille : pratique conjuratoire, exorcisme. Souvent il écrit dans plusieurs cahiers à la fois, au hasard des pages ouvertes, déployant ainsi les scènes plurielles et éclatées que cherchaient à penser dans les années trente ses théories théâtrales. Jour après jour et jusqu'à sa mort, le 4 mars 1948, il poursuivra ainsi inlassablement la même pratique effrénée d'écriture infinie où il remet en scène, dans un espace qu'il nomme " sempiternel ", son dernier Théâtre de la Cruauté. 406 de ses petits cahiers - la quasi intégralité - sont aujourd'hui conservés à la Bibliothèque nationale de France. Certains contiennent les esquisses des derniers grands textes : Suppôts et Suppliciations. Pour en finir avec le jugement de dieu, Van Gogh le suicidé de la société. Tous sont emplis de fragments de poèmes et de dessins au crayon ou à l'encre. Une bonne partie d'entre eux sont encore inédits. C'est le cas du cahier publié ici en fac-similé, l'un des derniers, datant de janvier 1948. D'une page à l'autre, dans l'entrelacs des textes et des dessins, on y voit se déployer la " machine de souffle ", comme disait Artaud, où s'opère " la matérialisation corporelle et réelle d'un être intégral de poésie ".
A qui sommes-nous sommés de nous intéresser en regardant un autoportrait ? Au peintre ! Au peintre lui-même, c'est-à-dire au propre regard qu'il porte sur lui en tant que peintre et qu'il nous met là sous les yeux, à la question. Qui est ce peintre, ou plutôt : qui est donc cet homme qui se dit peintre ? Qu'a-t-il de particulier, de différent de moi ? Et moi, comment est-ce que je me vois ? Comment me peindrais-je si j'étais peintre ? Mais comme je ne peins pas, c'est seulement à ce peintre-là qu'il est permis de se poser cette question. Et si la peinture, l'art en général, était cette autorisation donnée à soi-même de cette question-là ? Lorsque je pense que je suis peintre, je ne peux avoir aucune certitude sur l'existence de ce peintre ; la seule existence dont je peux être sûre, c'est celle du portrait peint de ce peintre que je pense être." - Evelyne Artaud
Quoi peindre ? donc. Ne s'agirait-il pas simplement de glisser le point d'interrogation pour ré-ouvrir la question ainsi retournée contre elle-même, de le glisser derrière le donc, renversant ainsi à son tour la conclusion attendue en questionnement : donc ? La question déplacée du quoi au donc, annule toute réponse close et ouvre tous les possibles, énonçant autant de conclusions que de questions posées à la peinture dans la pratique même de celle-ci aujourd'hui, puisqu'il existerait encore des peintres !
L'Empire hittite, grande puissance rivale de l'Egypte antique, domina l'Anatolie et étendit son influence sur le Levant jusqu'aux alentours de 1200 avant J.-C. Sa capitale, Hattusa, fut alors abandonnée cependant que prenait fin son emprise politique. Sa chute se traduisit par l'émergence de petites principautés, les royaumes néo-hittites et araméens, dans les territoires de la Turquie et de la Syrie modernes. Certains de ces royaumes étaient dirigés par les descendants des anciens gouverneurs hittites devenus rois, tandis que d'autres étaient fondés par des chefs de tribus araméennes anciennement nomades, décidés à régner depuis une capitale dont les monuments exalteraient leur pouvoir et leur ferveur à l'égard des dieux. Ces principautés, héritières des traditions politiques, culturelles et artistiques de l'empire disparu, s'épanouirent pendant deux siècles avant d'être conquises une à une par un nouvel empire, celui des Assyriens, qui domina l'ensemble du Proche-Orient jusqu'à la fin du VIIe siècle avant J.-C. Trois cents oeuvres réunies pour la première fois en France font revivre dans cet ouvrage les décors majestueux de ces royaumes oubliés : Karkemish, Sam'al, Masuwari, Palastin, Hamath, Gurgum, Malizi ou encore le Bit-Bahiani. De tous ces royaumes, le Bit-Banian est celui qui a livré les vestiges les plus impressionnants, découverts au début du XXe siècle à Tell Halaf, le site de son ancienne capitale Guzana, par le baron Max von Oppenheim, qui les rapporta à Berlin. Exposés dans un musée créé pour l'occasion, le Tell Halaf Museum, ils furent victimes des bombardements de la Seconde Guerre mondiale, mais, minutieusement restaurés, ils sont aujourd'hui le fleuron du Pergamonmuseum. Malgré la conquête assyrienne, l'héritage de ces petits Etats ne disparut pas totalement et exerça son influence sur le conquérant, autant par ses décors monumentaux que par la pratique continue de la langue araméenne, appelée à devenir la langue la plus parlée au Proche-Orient pendant l'Antiquité.
Sensuel mais non tapageur, percutant mais non provocant, moderne mais non opportuniste, créatif au-delà de la mode, Olivier Theyskens pose un regard amoureux sur les choses et les êtres, saisissant la poésie de l'infime qui inspire sa création. Dans l'exposition "Inpraesenria" , cette même vision nourrit son approche des maures conservées parla Cité de la dentelle et de la mode, qu'il s'agisse des collections textiles ou de celles industrielles, témoins de la riche histoire de la dentelle à Calais.
Dans les oeuvres de Claude Tétot (né en 1960) on découvre des formes. Formes luttant avec le fond, entre émergence et recouvrement, recherche de ce point, juste avant la chute, où chaque motif plastique semble tenir tel un dé en équilibre précaire sur l?un de ses angles, rapprochement de couleurs enfin, chaudes et froides, dont la confrontation fait naître des accords aigus.
A l'exposition du Salon de 1819 s'affrontèrent deux tableaux : le Pygmalion et Galatée de Girodet, emblème de l'école néoclassique, et le Radeau de la Méduse de Géricault, porte-drapeau d'une avant-garde esthétique et politique. Pour tenter de mieux comprendre ces enjeux, il convenait de se plonger dans l'immense littérature du Salon de 1819. Conscients qu'une nouvelle conception de l'art revendiquait son droit à l'originalité, et qu'elle menaçait gravement la mimesis classique, les critiques d'art se lancèrent dans un véritable combat par pages interposées, à coups de termes féroces. Rodolphe Töpffer avoua plus tard s'être "rangé secrètement pour la Méduse de Géricault contre le Pygmalion", alors même que le duc de Berry, héritier du Trône, avait adressé à Girodet cet éloge qui en disait long sur l'usage politique de l'esthétique du tableau : "jusqu'ici je ne vous ai exprimé que mon admiration personnelle ; maintenant je crois pouvoir vous féliciter au nom de toute la France". La bataille romantique avait commencé.