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Liberté universitaire et justice sociale
Arseneau Isabelle ; Bernadet Arnaud
LIBER CANADA
16,00 €
Épuisé
EAN :9782895787662
Tentatives de censure. Conférences annulées. Accusations de racisme. Menaces contre des enseignants. Depuis plus d'une dizaine d'années, les universités semblent aux prises avec la cancel culture et un nouveau courant de justice sociale (autrement appelé "woke" , terme galvaudé s'il en est). Le Québec n'échappe pas à cette poussée morale qu'il associait jusque-là aux sociétés voisines. A la suite de "l'affaire Lieutenant-Duval" qui a éclaté à l'université d'Ottawa et d'autres incidents révélés dans plusieurs institutions de la province, le gouvernement a adopté le 3 juin 2022 une loi destinée à reconnaître et protéger la liberté universitaire. Ainsi, il est permis de dire que c'est entre ces deux termes, liberté universitaire et justice sociale, que s'est fixé et, par là aussi simplifié, le débat qui anime aujourd'hui le monde de l'enseignement et de la recherche. Peut-on subordonner la liberté universitaire à la justice sociale ? Les opposer ? Ou favoriser l'une au détriment de l'autre ? Autant de questions fondées sur des amalgames, qui dissimulent souvent eux-mêmes une vision managériale du monde universitaire. C'est à défaire cette fausse alternative que s'attache cet essai en déjouant les prises de position polarisées et en redonnant tous leurs droits à la critique et à la nuance.
Résumé : Le présent ouvrage se propose de traiter du merveilleux littéraire dans quatre récits du xiiie siècle que l'on a classés dans le groupe des romans "réalistes" et d'identifier les principaux mécanismes de réécriture qui y ordonnent la mise en récit du merveilleux, le jeu parodique en particulier.
Les études regroupées dans cet ouvrage offrent une sélection de contributions parmi les plus représentatives proposées au XIIIe congrès de la Société internationale de littérature courtoise qui s'est tenu à Montréal en 2010. Les axes de recherche reflètent les questions qui ont plus particulièrement occupé les médiévistes depuis la dernière décennie autour des problèmes de transmission et de diffusion, notamment par un retour à la spécificité de la " manuscriture " médiévale : la transmission et la réception de la courtoisie, la culture courtoise et le livre, et les langues de la courtoisie. Ces axes, qui ordonnent aussi la composition du présent livre, correspondent bien à quelques-uns des principaux mouvements critiques qui ont animé les études médiévales depuis le débat autour de la " nouvelle philologie " et de la " nouvelle codicologie ". Par ailleurs, l'étude des rapports entre la langue et la littérature du point de vue de l'histoire culturelle et non strictement de la philologie a offert l'un des points de rencontre les plus naturels pour le dialogue entre critiques littéraires, philologues et historiens. Isabelle Arseneau et Francis Gingras sont professeurs de littérature française du Moyen Âge, respectivement à l'Université McGill et à l'Université de Montréal.
Qu'est-ce que l'argent, d'où vient-il, pourquoi nous paraît-il si nécessaire et si naturel ? Ces questions constituent le fil rouge de cet ouvrage, qui tente de dénaturaliser l'argent pour mieux s'interroger sur sa place et son rôle dans la société. Naturel, l'argent ne l'est certainement pas. Les discours qui le décrivent comme un objet inévitable de toute vie sociale et un simple instrument d'échange sont à questionner de manière radicale. Il semblerait presque que l'argent ait été inventé pour définir une société à deux vitesses, pour permettre de séparer ceux qui peuvent payer le prix et ceux qui ne le peuvent pas, de quelque prix qu'il s'agisse et pour quelque bien que ce soit. Si presque tous les philosophes ont parlé d'argent, peu se sont pourtant étonnés de le trouver là devant eux, et peu se sont étonnés de son apparente nécessité. Tel est le but que se propose cet ouvrage : nous étonner devant l'argent. La question première est donc moins "qu'est-ce que l'argent ? " que "comment se réapproprier cet objet pour le penser ? " . On pourra plus facilement s'interroger ensuite sur le sens que nous voulons donner à l'économie et au politique, sur la place qu'il convient de donner à l'argent et sur le type de relations que nous souhaitons établir les uns avec les autres.
La science et la technologie ont pris une place immense dans la vie des sociétés modernes. Elles affectent les cultures jusque dans leurs déterminations les plus profondes ; elles proposent elles-mêmes de nouvelles valeurs ; elles apportent avec elles la possibilité objective d'un projet historique de la plus vaste envergure et de la plus haute qualité éthique. Comment les cultures peuvent-elles les accueillir sans se perdre ? Comment peuvent-elles à la fois répondre aux exigences de l'enracinement et de la finalisation et donner à la science et à la technologie toute la part qui doit leur revenir ? D'une remarquable clarté et d'une rare profondeur, l'exposé de cette problématique par Jean Ladrière n'a rien perdu de sa pertinence ni de son actualité.
Psychologue, fondatrice de l'enseignement en gérontologie à l'université de Lyon 2, ex-présidente de l'Association internationale des universités du troisième âge, professeur émérite, Hélène Reboul a participé au développement des études sur le vieillissement et la mort ainsi que sur les représentations et les conduites qui leur sont rattachées. Elle est l'auteur de plusieurs ouvrages et de nombreux articles qui ont contribué à situer l'importance de ces dimensions constitutives de l'existence dans la conscience contemporaine. Par sa réflexion et son engagement social et spirituel, elle a su démontrer la nécessité d'associer de façon dynamique une vision universitaire à des interventions axées sur les valeurs de respect et de la qualité de vie des personnes âgées.
Les rapports entre la pensée de Nietzsche et; les idées d'extrême droite sont un sujet à la fois occulté et sans cesse renaissant, qui a donné lieu à autant de mythes que de dogmes et de préjugés. Les écrits "politiques" de Nietzsche, bien antérieurs aux fascismes historiques, ont ainsi fait l'objet d'innombrables lectures et relectures, les uns y voyant clairement un ancêtre du nazisme tandis que d'autres plaidaient son innocence complète. Et si la meilleure voie pour résoudre ce mystère consistait à produire un portrait-robot, aussi explicite que possible, des principales bases de toute idéologie fasciste, pour ensuite procéder à une confrontation directe avec les textes du philosophe eux-mêmes? Le verdict ait alors sans appel: Nietzsche a bel et bien été un précurseur, peut-être même l'un des inventeurs, de la constellation idéologique qu'on devait plus tard appeler "fascisme". Thèse provocante, qui ne manquera pas de susciter le débat et la réflexion.