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Mythologies et réalités juives au commencement de l'Europe moderne. Huguenots et Juifs ou l'illusion
Aron Jacques
L'HARMATTAN
29,00 €
Épuisé
EAN :9782343159294
On ignore ou sous-estime habituellement l'importance des rapports qui se sont noués au XVIIe siècle en Europe occidentale entre protestants et Juifs, en France et dans les Pays-Bas notamment, et dont l'influence se fera sentir dans l'émancipation des Juifs décrétée au cours de la Révolution française en s'inspirant des revendications protestantes, celles d'être "assimilés" aux catholiques, c'est-à-dire reconnus à tous égards "semblables" à eux. Le récit de cette rencontre s'ouvre sur le destin étrange d'Isaac La Perèyre (1596-1676), auteur du Rappel des Juifs (1643), première exhortation adressée à un souverain européen de ramener les Juifs en Palestine. Manassé ben Israël (1604-1657), rabbin, ambassadeur de la nouvelle communauté juive d'Amsterdam auprès de Cromwell, ne manquera pas de rappeler cette démarche pour susciter une réaction anglaise. Jacques Basnage (1657-1723), pasteur huguenot exilé à Amsterdam, dressera la première Histoire moderne des Juifs, plus d'un siècle et demi avant que ceux-ci n'entament la même recherche.
La proclamation de l'Etat d'Israël en 1948 a transformé la condition juive en diaspora et le rapport des communautés dispersées à la population de leurs Etats respectifs. L'ouvrage éclaire les rétroactes de cette mutation et particulièrement la période 1789-1919, où sont apparues des options politiques opposées : l'émancipation démocratique citoyenne et le nationalisme juif.
Au fil des années, le philosophe allemand d'origine juive Constantin Brunner (1862-1937) émerge comme une figure singulière à la croisée de la pensée classique (Spinoza, Kant, Hegel) et du monisme judaïque articulant une théorie spéculative unitaire à la connaissance des faits naturels et historiques. La mise en question de sa double condition juive et allemande le contraint à dresser une analyse de l'antisémitisme politique qui se développe à partir de 1880. Il y combat cette forme de résistance de la société civile à l'Etat de droit de tous les citoyens, quelles que soient leurs croyances ou traditions culturelles. Il en trace ici en 1919 la synthèse la plus complète, avant que le national-socialisme ne radicalise l'antisémitisme en programme d'exclusion des Juifs.
Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale se met en place une Organisation des Nations Unies chargée de veiller sur la paix mondiale et de prévenir les conflits potentiels à venir. Le nombre d'Etats membres n'a fait que croître avec la mondialisation de l'économie et de nouveaux regroupements politiques se sont formés. Après le déclin relatif des grandes croyances traditionnelles, l'approche philosophique des grandes questions fondamentales de l'humanité, de sa formation historique et de ses perspectives planétaires ne paraît pas encore en mesure de fonder un nouvel ordre moral et légal. Cet essai propose à ce sujet une réflexion philosophique basée sur l'expérience vécue d'un Juif belge issu d'une famille politiquement engagée à gauche. A l'ombre de Spinoza, Kant, Marx, Engels, Brunner et Lénine. A chacun ses références.
Constantin Brunner (1862-1937) fut non seulement un philosophe original mais aussi l'analyste le plus profond des phénomènes de la haine vouée aux Juifs, de la montée de l'antisémitisme politique et du national-socialisme. Allemand d'origine juive, comme il se définissait lui-même, il préconisa sous la république de Weimar l'unité des Allemands, juifs et non juifs, contre ces dangers menaçant le fragile Etat démocratique. Aux Juifs, il demandait une participation active à leur propre émancipation, considérant le sionisme comme une réponse inappropriée, étrangère à l'histoire allemande et de nature à diviser davantage encore les communautés juives, les écartant de leur seul objectif commun: la défense contre l'exclusion politique et sociale. Sa doctrine universaliste et sa rigueur de pensée mettent en cause la confusion dans laquelle baignaient, à ses yeux, ces Allemands d'origine juive, prisonniers de leurs mythes anciens, athées, agnostiques ou peu religieux pour nombre d'entre eux, mais encore imprégnés dans leur ensemble par une religion nationale qui fut, des siècles durant, le substitut de l'antique nation disparue. Cette analyse lucide n'a, sous bien des aspects, rien perdu de son actualité, même si, en réaction à l'émotion du judéocide que Brunner n'a pas vécu, l'Etat d'Israël, qu'il regardait comme une utopie lourde de menaces, a vu le jour en 1948. Il n'est pas certain que la victoire si chèrement acquise sur le nazisme nous permette même aujourd'hui un accès aisé à la pensée de Brunner. Qui, Allemands, Israéliens, Français, auxquels Brunner est encore si peu accessible, Européens, Juifs dispersés dans le monde, peut s'ouvrir à lui sans anachronisme et retenir de ses réflexions l'essentiel, l'universalisme et la réciprocité des principes, si nécessaires à la construction d'une société multiculturelle débarrassée du racisme et de tous ses préjugés ?
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.