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La Figure à l'oeuvre. Etudes offertes à Michel Guérin
Arnaud Jean
PU PROVENCE
20,00 €
Épuisé
EAN :9791032000281
Les études rassemblées dans cet ouvrage sont le fait de philosophes, de théoriciens des arts, d'écrivains et de plasticiens. Les auteurs ont voulu rencontrer Michel Guérin sur les chemins où il conduit sa pensée, et souhaité dialoguer avec lui à partir de leurs propres préoccupations ou présupposés. Michel Guérin s'intéresse au pouvoir des gestes de faire sens de manière intelligible et sensible d'un même tour ; c'est ce qui explique sans doute pourquoi l'histoire des idées comme le regard porté sur les oeuvres d'art - et la conceptualisation des outils propres à l'aiguiser - ont sous sa plume un air de famille dont on rencontrera les effets dans ce recueil. Les contributions y reflètent l'étendue des domaines vers lesquels la Figurologie de Michel Guérin porte bénéfice, ainsi que la multiplicité des implications théoriques et pratiques de sa pensée transversale. Le chapitre initial regroupe des commentaires et des réponses au projet global du philosophe de générer des espaces par les Figures qu'il construit. Le second réunit différents gestes et coupes de sensibilité effectués par des amis artistes aussi bien que théoriciens, dont les intentions sont avant tout plastiques (différencier, donner rythme, donner forme). Dans la dernière partie, les auteurs tentent diversement de penser l'époque au sens où Michel Guérin l'entend, sur le plan éthique autant que sur les plans historique, esthétique et sociopolitique.
L'Analyse spatiale est un ensemble de démarches qui visent à décrire l'organisation des structures matérielles de l'espace et les manières dont il est occupé. Ces démarches sont surtout mises en ?uvre par les géographes, les architectes, les anthropologues et les sociologues mais intéressent également les historiens. Toutefois, à cause de la particularité des sources et de l'usage que les historiens peuvent faire de l'analyse spatiale, ils ne trouvent pas leur compte dans les méthodes et les outils disponibles souvent trop sophistiqués pour être appliqués aux données lacunaires qu'ils traitent. Aujourd'hui les possibilités offertes par les moyens informatiques font de la cartographie un outil d'investigation des données facilement accessible à tous. Le livre es composé de trois parties. La première est consacrée à la définition de l'analyse spatiale, à ses origines disciplinaires et à ses objets. La deuxième traite des sources, des méthodes et des outils que cette analyse exploite et met en ?uvre. Enfin, la dernière partie propose des exemples pratiques d'application de l'analyse spatiale pour les historiens des villes. La plus grande part de ces exemples utilise un type de document particulier: les cartes et les plans Biographie: Jean-Luc Arnaud est directeur de recherches au CNRS. Spécialiste d'histoire des villes, il a notamment publié: Damas, urbanisme et"architecture, 1860-1925,(2oo6) L'urbain dans le monde musulman de Méditerranée (2006); Le Caire, mise en place d'une ville moderne, 1867-1907: Des intérêts du prince aux sociétés privées (1998); Beyrouth, Grand-Beyrouth, collectif (1998)"
En 1867, fasciné par les travaux de Paris, le khédive Isma'il s'attache à renouveler l'espace urbain cairote. Malgré les fortes réticences des investisseurs privés, ses services parviennent à mettre en place de nouveaux quartiers dont l'étendue dépasse le quart de la vieille ville. Simultanément, le khédive fait réaliser plusieurs parcs et jardins et de nombreux édifices publics. Ces bouleversements sont interrompus en 1876 par la banqueroute des finances publiques. A partir de cette date, l'Etat se désengage très fortement des travaux d'édilité. Il limite ses activités à la mise en place d'une législation que ses services s'avèrent incapables de faire appliquer. Le processus d'urbanisation, alors très ralenti, reprend vers 1890 sous l'impulsion d'investisseurs privés, mais il est brusquement stoppé en 1907 par une crise des valeurs boursières. Au-delà de son aspect monographique, ce travail constitue une première réflexion sur la mise en place de la ville moderne dans les pays de la rive sud de la Méditerranée. Il a en outre le grand mérite de fournir une méthode de traitement des sources cartographiques, applicable aux autres villes du monde arabe.
Après des études de sciences politiques et de relations internationales, Jean-Charles Arnaud poursuit une carrière d'auteur d'ouvrages et d'articles politiques comme historiques. Du choc pétrolier à la chute du Rideau de fer, en passant par la tragédie libanaise ou l'élection de François Mitterrand à la présidence de la République, il entreprend ici le récit de ses années de jeunesse, quelques pages de la chronique d'une époque.
La lutte contre les incivilités est désormais l'affaire de tous. Les affiches sur ce thème se retrouvent partout : dans les rues des villes, sur les quais des gares, dans les écoles, dans les bureaux de poste ou de Pôle Emploi, voire, de façon plus informelle, dans des cafés et restaurants. La condamnation du manque de savoir-vivre s'érige en une nouvelle norme sociale. Repris à l'envi, le mot d' "incivilités " est devenu le signe d'un profond malaise de nos sociétés démocratiques contemporaines, le symptôme de notre incapacité soudaine à vivre ensemble. Pour aborder ce problème autrement, Jean-Michel Arnaud et David Lisnard propose un nouveau concept, celui d'incommunautés, à partir duquel peuvent s'imaginer de nouvelles politiques publiques.