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Misia, reine de Paris
Arnaud Claude ; Cahn Isabelle ; Cogeval Guy ; Aucl
GALLIMARD
35,00 €
Épuisé
EAN :9782070138197
Misia Godebska (1872-1950) est une figure de légende de la vie artistique française de la Belle Epoque aux Années folles. Elle commence à se faire connaître par son talent de pianiste. Son mariage en 1893 avec Thadée Natanson, le directeur de La Revue blanche, la propulse au centre d?un groupe de créateurs défendant un art symboliste et décoratif. Au sommet de son influence, elle devient l?une des femmes les plus portraiturées de son temps, posant pour Bonnard, Vuillard, Vallotton, Toulouse-Lautrec, Renoir. Amie de Diaghilev, Nijinsky, Stravinski, Cocteau, Chanel, elle finance les Ballets russes pendant plus d?une décennie. Cet ouvrage, publié en coédition avec le musée d'Orsay est le miroir de l'exposition pluridisciplinaire qui se propose de réunir des portraits de Misia et de son entourage ainsi que des oeuvres, des documents et des témoignages d?artistes contemporains illustrant le foisonnement de la création au temps où Misia était la Reine de Paris.
Romancier (Le caméléon, 1994, prix Femina du premier roman, et Le jeu des quatre coins, 1998, chez Grasset), biographe (Chamfort, Robert Laffont, 1988, prix Léautaud, prix Fénéon, prix de l'Essai de l'Académie française), Claude Arnaud a travaillé aussi pour le cinéma et le théâtre. Il est critique littéraire au Point.
Résumé : Il avait passé sa vie à vouloir être d'autres, à emprunter l'identité de ses frères puis de ceux qu'il aimait. Ayant surmonté la mort de sa mère et le suicide de son aîné, vécu avec un homme puis un autre, il pensait s'être trouvé. Mais son monde vole en éclats lorsqu'un deuxième frère disparaît en mer et que son père meurt. A tout juste quarante ans, Claude Arnaud devient le patriarche d'une famille de fantômes. La découverte d'Haïti et l'amour retrouvé, auprès d'une femme, lui permettront de reprendre goût à la vie et d'ordonner enfin, par l'écriture, les morceaux de son existence. L'histoire de cette renaissance est universelle : elle interroge ce qui, en chacun de nous, subsiste quand tout s'effondre.
Au milieu des années soixante, à la frontière entre Boulogne et Paris, le jeune Claude s?ennuie. Pour échapper au vide ambiant, il passe ses journées à lire entouré de ses frères Pierre et Philippe, deux aînés si beaux et doués qu?il peine à se faire une place. Il a douze ans quand le quartier s?éveille ? c?est le début d?une nouvelle vie.Mai 68, Paris se soulève, le jeune garçon court les manifestations, découvre le plaisir avec les deux sexes et les paradis artificiels. Il quitte le domicile parental et s?installe chez les uns et les autres, abandonne son prénom pour devenir Arnulf l?insaisissable, se change en agent révolutionnaire puis en oiseau de nuit, fréquente une psychanalyste en rupture et des travestis en tournée, approche certains des penseurs qui vont marquer l?époque.Pendant que la société française entre en révolution, la famille se désagrège: la mère meurt d?une leucémie, l?aîné sombre dans la démence, Philippe fait le tour du monde en stop, on propose à Claude d?apprendre à manier les armes, la décennie de poudre tourne aux années de plomb, Pierre se suicide.Mais la tragédie n?est pas le ressort de ce livre, qui fait revivre la vitalité de la génération du pop-rock et des drogues, de l?amour libre et de la folie revendiquée, sous la houlette de Benny Lévy, le mentor de la Gauche Prolétarienne, et de Félix Guattari, le co-auteur de l?Anti-Œdipe.Qu?as-tu fait de tes frères?, c?est l?histoire d?une famille marquée par le destin, c?est la chronique d?une époque qui fascine rétrospectivement par sa démesure.
Traduction de l'anglais par Madeleine Rossel, André Parreaux, Lucien Guitard et Pierre Leyris. Édition de Pierre Leyris. Traduction de Souvenirs intimes de David Copperfield sous la direction de Léon Lemonnier, revue et complétée par Francis Ledoux et Pierre Leyris.
Résumé : "Il n'est peut-être pas le plus grand, mais l'un des plus grands. Il peut encore défendre son titre de champion du monde, et je ne vois personne, dans la génération actuelle, qui puisse le lui ravir. Il est notre Byron, le héros couvert de gloire, couvert de femmes, couvert d'argent... Nous ne sommes pas les derniers, en France, à l'avoir aimé. Nous avions des raisons pour cela. Au lendemain de la Première Guerre mondiale, nous avions accueilli un jeune Américain pauvre et déjà père de famille, qui se promenait dans nos rues et le long de notre fleuve, s'arrêtait dans nos bistrots pour y boire notre vin et écrivait dans des cahiers d'écolier des histoires de soldats et de chasseurs. Il allait au Musée du Luxembourg pour apprendre de nos peintres, M. Cézanne et M. Degas, à dire "la chose vraie". A Paris, Hemingway a vécu, aimé, écrit. Il n'a pas oublié sa dette envers notre ville et il lui a élevé un temple dédié au souvenir et au bonheur enfui : Paris est une fête. On trouvera ce texte dans le premier volume des Ouvres complètes de Hemingway. On y trouvera aussi Le Soleil se lève aussi, d'un accent si neuf, si souvent imité depuis, et L'Adieu aux armes qui demeure, comme l'a dit Malraux, le plus beau roman d'amour de la littérature moderne. La qualité des traductions de ces textes, dues à M. E. Coindreau, n'est plus à louer. On trouvera enfin, avec les nouvelles charmantes du cycle de Nick Adams qui nous donnent un portrait de l'auteur à dix-huit ans, quand il chassait et pêchait dans les forêts du Michigan, paradis perdu de son enfance, un texte jusqu'alors inédit en français : Torrents de printemps, amusante satire de certains maîtres que l'écrivain avait admirés et qu'il pastichait : ainsi un jeune homme qui pressent son génie signifie à ceux à qui il doit le plus son désir d'émancipation : c'est Barrès devant Renan, Montherlant devant Barrès, Hemingway devant Sherwood Anderson... Hemingway est le premier écrivain étranger contemporain à figurer dans le Panthéon de la Pléiade. Un jour, il faudra qu'une plaque soit apposée au coin de l'une de ces petites rues de la Montagne Sainte-Geneviève qu'Ernest Hemingway, romancier américain, 1899-1961, a si souvent parcourues. En attendant cet hommage municipal, voici un petit monument fait de papier bible, d'encre, de cuir et de colle, auquel les meilleurs esprits et les meilleurs ouvriers ont collaboré - le plus beau monument qu'un écrivain puisse souhaiter." Michel Mohrt, 1966.
4e de couverture : Si saisissant de mouvements, si éclatant d'images, si envoûtant de sonorités arabes que soit le Coran, il reste toujours un langage clair. C'est pourquoi, bien qu'il soit intraduisible, on peut en tenter des traductions. Elles disent au moins le sens de l'étonnante prédication de Mahomet (570-632). Depuis des siècles il n'y avait plus de ces grandes révélations qui réveillent l'humanité et après Mahomet il n'y en aura plus. "Dieu seul est Dieu."Notes Biographiques : Jean Grosjean (1912-2006), ordonné prêtre en 1939, renonce à son sacerdoce après la Seconde Guerre mondiale. Commentateur et traducteur de la Bible, du Coran et des tragédiens grecs, il publie aussi récits et poèmes (Terre du temps, Fils de l'homme, La Gloire). Il devient à partir de 1967 membre du comité de rédaction de La NRF, dont il est l'un des contributeurs réguliers à partir de 1955.