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Révéler la politique. Quelle science morale et politique pour le XXIe siècle ? Pour quel enseignemen
Arjakovsky Antoine ; Arnaud Jean-Baptiste ; Marsol
HERMANN
24,10 €
Épuisé
EAN :9791037040435
Dans la foulée du Synode sur la jeunesse, le pape François a invité les jeunes à "persévérer sur le chemin des rêves" , à ne pas regarder la vie "à partir d'un balcon" , à bondir vers le monde avec "leur pied agile" . L'engagement social et politique est un trait spécifique des jeunes d'aujourd'hui : leur désir profond d'apporter au bien commun et leur rêve de fraternité leur donnent un sens de la responsabilité. Il est essentiel aujourd'hui de leur proposer une science et une sagesse, où le respect de tout être humain, la recherche du bien commun et de l'amitié sociale, la "charité politique" suscitent et éclairent leur liberté, pour cheminer à leur manière. D'un côté, il y a le développement du subjectivisme et du relativisme qui fait que chacun tend à se poser comme unique référence et à considérer que ce qu'il pense a le caractère de la vérité ; de l'autre, on ne peut nier les difficultés de l'Eglise à rendre raison de ses positions doctrinales et éthiques au sein de la société contemporaine. Il y a un grand besoin d'écoute et de dialogue, d'une approche critique fraternelle et, à terme, d'une proposition renouvelée de la science politique et morale. L'Enseignement catholique et le Collège des Bernardins ont conçu un projet de recherche-formation, dessiné par cet ouvrage. Ils espèrent ainsi esquisser les contours d'une " science " morale et politique, et surtout aider les enseignants et les éducateurs à accompagner dans sa formation la jeunesse "au pied agile" , au service de tous.
Les démocraties libérales en Europe et dans le monde traversent une crise profonde. Les menaces de désintégration écologique, économique, sociale et politique se multiplient et produisent des confl its de plus en plus violents. En réaction, des populations, radicalisées ou apeurées, se tournent vers des types de gouvernement dictatoriaux et écocides. Simultanément, des leaders désinhibés instaurent des formes de pouvoir totalitaire et créent des alliances antidémocratiques. Des études ont été publiées pour expliquer la crise politique contemporaine mais peu d'ouvrages portent sur la crise de la science politique elle-même, sur sa déconnexion de l'éthique, sur son incapacité à anticiper, à analyser, à proposer des solutions viables et réalistes. En France, on assiste à une opposition stérile entre les héritiers de la déconstruction, les partisans d'un libéralisme agnostique et les défenseurs d'un nationalisme anti-universaliste. Les fondements mêmes de l'art républicain et démocratique de gouvernement paraissent oubliés, tandis que le paradigme post-moderne est incapable de gérer les crises globales. Il manquait une vision holiste, transdisciplinaire, de la science morale et politique, capable de donner du sens, de l'intelligence, à ce que nous vivons. Ce livre propose une métaphysique méta-moderne, ainsi que des méthodes originales permettant à la science morale et politique de sortir des impasses de l'individualisme, du consumérisme, du rationalisme et du présentisme.
Résumé : La métaphysique oecuménique ouvre la voie à une nouvelle histoire de la conscience humaine devenue planétaire, à un grand récit ouvert à toutes les cultures, à toutes les disciplines et à toutes les traditions religieuses La notion d'oecuménisme dispose de cinq sens qu'il s'agit aujourd'hui de tenir ensemble au sein d'une nouvelle discipline, la métaphysique oecuménique. Le sens géographique du terme, employé par Hérodote, signifie le " monde habité ". Le sens politique, utilisé par Polybe, recouvre celui de " civilisation ". Le sens eschatologique de l'oikouménè, qu'on trouve chez saint Paul, est celui du " Royaume à venir de Dieu sur la terre ". Le sens ecclésiologique des Modernes, de John Mott, Georges Florovsky, Yves Congar et Rowan Williams, vise à dépasser, par le dialogue, l'enseignement, la prière et le témoignage commun, l'universel ecclésial compris de façon strictement confessionnelle. Il existe un 5e sens du mot que cet ouvrage monumental ambitionne de dévoiler, celui de synthèse en tension entre la raison conceptuelle et la croyance religieuse. La métaphysique oecuménique, qui prend au sérieux le caractère rationnel et existentiel de la foi, ne concerne plus dès lors seulement le monde chrétien. Elle s'adresse à toute personne désireuse de trouver une issue par le haut au " conflit des facultés " et aux blessures identitaires. Elle ouvre la voie à une nouvelle histoire de la conscience humaine devenue planétaire, à un grand récit ouvert à toutes les cultures, à toutes les disciplines et à toutes les traditions religieuses. Elle offre en définitive une nouvelle épistémologie spirituelle et trans-disciplinaire, à la fois personnaliste, sophiologique, ternaire et eschatologique.
Arjakovsky Antoine ; Arnaud Jean-Baptiste ; Boulte
Quelles que soient nos convictions politiques, la force de notre foi religieuse ou de nos orientations philosophiques, nous nous sommes donc rassemblés pour travailler autour d'une même idée : celle de croire qu'il est possible de construire une société plus juste. A l'aube d'élections encore une fois décisives pour la France, et après deux ans de travaux, nous en avons conclu avec enthousiasme qu'il existe à portée de main une vision et un projet de société à même de répondre aux grands défis auxquels nous faisons face, des dérèglements de l'économie mondiale à ceux de notre planète. Ce projet repose sur l'Homme et sur ce qui nous relie. Aucun lien économique, aucun truchement technologique ne pourra remplacer l'amitié fraternelle entre chaque femme et chaque homme, reconnus dans leur égale dignité. Loin de nous l'idée de prétendre à une exhaustivité. Nos propositions sont des exemples. Des idées à partir desquels il peut être intéressant de construire davantage, pour participer à un renouvellement de nos paradigmes, pour une société plus juste.
La religion chrétienne orthodoxe est aujourd?hui probablement la plus méconnue et la plus sujette aux confusions. D?entrée, dans une ignorance largement partagée, on songe aux liens de soumission de l?Église de Moscou au pouvoir russe - mais on oublie que la deuxième Église orthodoxe orientale est celle d?Éthiopie ; à l?association historique de l?orthodoxie au panslavisme - mais c?est ne pas mesurer l?importance que prend désormais l?Église orthodoxe nord-américaine ; à une mystique impressionnante, telle celle du Mont Athos, mais c?est alors prêter à cette religion une unité liturgique plus qu?institutionnelle. Antoine Arjakovsky, dans cet ouvrage d?une singulière originalité, nous fait découvrir l?orthodoxie dans la dynamique de l?histoire, c?est-à-dire dans la crise profonde que traversent aujourd?hui une religion, des Églises et leur identité trop souvent figée. Car les orthodoxes ne s?entendent pas sur la définition de leur Église (est-elle celle des sept premiers conciles ?cuméniques ? ou, plutôt que la fidélité à la mémoire, est-ce la capacité à incarner, avec l?aide de l?État, le règne de Dieu sur la terre grâce à la «droite vérité» qui la définit ? ou bien encore se ramène-t-elle à la «juste glorification» - c?est-à-dire sa spiritualité, son culte, sa prière, qui remontent aux apôtres notamment ?) ; moins encore sur la place des femmes ni sur les rapports aux puissances politiques. Face à des tensions internes qui peuvent conduire à l?éclatement d?une identité commune devenue impossible, Antoine Arjakovsky montre l?émergence d?une conception nouvelle de l?orthodoxie comme «la connaissance juste», celle qui unifie ce qui est cru avec ce qui est vécu, en quelque lieu que ce soit. Il n?y va plus seulement de questions de doctrine mais, pour le monde contemporain, aussi de rééquilibrages géopolitiques.
Les principes directeurs du présent livre sont la libre pensée et la libre expression, ouvertes, mobiles et affranchies des idéologies conservatrices ou progressistes". La guerre des sexes n'est pas morte : sous la pression de mouvements dénonciateurs ou en raison de clivages politiques grandissants, hommes et femmes semblent poussés à l'affrontement. Aussi nombreuses que soient les voix s'élevant pour arbitrer la rixe, celle de Camille Paglia connaît peu d'égales. Ce recueil convie à un riche programme : l'histoire du féminisme, les rapports entre l'inné et l'acquis, l'avortement, la chirurgie plastique, les femmes en politique, le sadomasochisme ou encore l'esthétique (qu'il s'agisse de la représentation évolutive des corps féminins dans l'histoire de l'art ou de l'étude de figures inspirantes, du buste de Néfertiti à la belle du Sud, en passant par Madonna et Germaine Greer). Pareille diversité atteste un apport précieux et original aux débats féministes et culturels contemporains.
Dans son livre L'âme désarmée, essai sur le déclin de la culture générale, le philosophe Allan Bloom écrivait : "La question qui se pose à tout jeune être humain : "Qui suis-je ? " et le besoin puissant de se conformer à l'impératif de l'oracle de Delphes : "Connais-toi toi-même" qui est congénital en chacun de nous, signifient en premier lieu : "Qu'est-ce que l'homme ? "... La culture générale donne accès à ces réponses, dont plusieurs vont à l'encontre de notre nature et de notre époque. L'homme pourvu de culture générale est capable de ne pas s'en tenir aux réponses faciles... Il est certes ridicule de croire que ce qu'on apprend dans les livres représente l'alpha et l'oméga de l'éducation, mais la lecture est toujours nécessaire, en particulier à une époque où les exemples vivants de valeurs élevées sont rares". Inscrits dans la foulée de cette réflexion, Thomas De Koninck, Joseph Facal, Mathieu Bock-Côté et Louis-André Richard, professeurs engagés au service de l'éducation libérale, tentent de comprendre les chemins menant à une culture générale signifiante. Nous proposons, en songeant à la course effrénée des penseurs de l'école pour adapter celle-ci aux besoins immédiats du monde du travail ou aux tendances sociétales du moment, d'interroger les modalités de l'éducation supérieure : Remplit-elle son mandat ? Favorise-t-elle un milieu privilégié d'éducation libérale ? Qu'en est-il aujourd'hui de l'idée d'université ?
L'amour virtuel, un amour véritable ? Certains affirment tomber amoureux en ligne. Mais est-ce là de l'amour véritable ? L'amour, soutient-on, est désir du bien de l'autre. Il nécessite l'amour de soi, il amène à vouloir être près de l'être aimé, il exige une reconnaissance mutuelle et vise une personne concrète et autre que soi. On le décrit également comme étant inconditionnel, durable, voire incontrôlable (c'est lui qui nous contrôle), toujours pauvre et irrationnel. Que signifient et qu'impliquent ces caractéristiques ? Surtout, les retrouve-t-on toutes dans les relations d'amour virtuelles ? Plus encore, quelle vision de l'amour le virtuel pousse-t-il à adopter ?
Malgré des avancées politiques et juridiques en faveur de l'égalité, la progression et la rétention des femmes dans les secteurs traditionnellement masculins demeurent inégales. Comment expliquer les écarts de progression de carrière des femmes dans ces milieux ? Dans les trajectoires de carrière, quels sont les enjeux qui peuvent expliquer la progression ou non des femmes ? Quelles sont les pratiques organisationnelles porteuses de changement ? Ce livre présente les résultats d'une recherche multidisciplinaire réalisée sur le terrain auprès d'organisations de divers secteurs. Dépassant l'étude des trajectoires individuelles, cette recherche permet de découvrir les dimensions contextuelles et culturelles des organisations qui influencent les parcours de carrière des femmes et la rétention en emploi. Loin de présenter une recette miracle ou un modèle unique pour corriger les situations inégalitaires au travail, la démarche proposée repose sur un processus dynamique et transformatif visant à répertorier au sein des organisations et de leur écosystème les éléments favorables à une meilleure inclusion des femmes dans différentes professions.